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Touver ses marques (Traduction)[TERMINE]

 
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Kyo
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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:27 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

Disclamer : Les personnages de la série BAD GIRLS appartiennent à SHED PRODUCTIONS.

Pairing : Helen/Nikki
Trouver ses marques
     

CHAPITRE 1

"Bonne nuit vous deux !" cria Helen Stewart depuis le bas des escaliers de la maison d'Anna Potter, sa meilleur amie. Ne recevant aucune réponse elle se dit à elle-même : "Bonne nuit Helen" avant de tomber sur le canapé et de fermer ses yeux alourdis de sommeil. Elle et Anna se connaissaient depuis de nombreuses années, elles avaient fait l'université ensemble et durant leur période d'amitié, elles avaient toujours tenues l'autre de chaque petit détails de leur vie. Helen travaillait à la prison de Larkhall et Anna était une avocate respectée. Elle avait tout dans sa vie, un travail qu'elle adorait, une jolie maison et une relation amoureuse stable.
La relation d'Helen avec Sean Parr avait misérablement échoué il y a plusieurs mois auparavant. Helen pensa à ce qu'allaient faire en haut Anna et son copain depuis 4 ans, Jim Fenner.
"Ça c’était bien le problème d’Anna, c’était une personne adorable, mais après un verre de vodka de trop tout ce qui la préoccupait, était sa petite personne." pensa Helen en se sentant laissée pour compte sur le canapé.
C’était pendant des moments comme ça, qu’Helen se sentait de trop. Elle adorait voir sa meilleure amie, mais il était évident que sans Sean, elle était celle qui était seule. Après leur rupture, Anna et ses autres amies avaient essayé de la caser avec d'horribles types. Avant, elle allait à chacun de ces rendez-vous pour éviter que ses amies ne lui prennent la tête. Mais le fait était qu’Helen Stewart n’était pas intéressée. Tout le monde autour d’elle, sa famille ses amis lui disaient :
“Helen chérie tu as 30 ans, il serait peut-être temps de te marier !”
Mais Helen comprit que le temps n’était pas encore là. Mais le fait qu’en haut sa meilleure amie soit entrain de faire l’amour avec l’homme de sa vie la rendait quand même triste.
Jim et Helen ne s’étaient jamais bien entendus. Elle le trouvait louche et l’avait déjà surprit plus d’une fois la déshabiller du regard. Helen était une très jolie femme, tout le monde pensait ça. Avec des cheveux châtains clairs, des yeux verts, des lèvres douces et un adorable accent écossais, elle n’avait jamais été à court d’hommes. Quand elle ignorait la majorité, ses amies restaient perplexes. Mais Helen était comme ça. Elle savait que si l’amour voulait, il apparaîtrait.
En soupirant, elle se couvrit avec le duvet qu’Anna lui avait laissé et fit de son mieux pour s’endormir.

Le lendemain matin le petit déjeuner ne s'annoncait pas brillant. Helen parcoura le frigo et dit :

Helen : Il n'y a rien a manger Anna !
Anna : Il y a forcément quelque chose !
Helen : Je te dis qu'il y a rien !
Anna : Regarde sur l'étagère du haut, il doit y avoir quelque chose.
Helen : Rien que des oeufs...

Elle leva les sourcils en prenant la boîte d'oeufs. Anna rentra dans la cuisine en portant des chaussettes, un slip et son soutien-gorge. Helen éclata de rire.

Anna : Quoi ?
Helen : Vous et vos manières subtiles Mlle Potter !

Jim rentra dans la pièce avec un sourire minable. En soupirant Helen essaya de le regarder autrement qu'avec du dégout...
"Bonjour Helen" dit Jim en la fixant d'un regard irrité qu'on pouvait interprêter comme cela : "Je suis un homme et toi t'es une femme !"

Anna : Chéri on n’a plus rien à manger. Tu pourrais vite sortir acheter quelque chose ?

Anna remit ses cheveux blonds derrière ses oreilles et se blottit contre Jim. Comment fait-elle pour ne pas se rendre compte que cet homme n'était pas pour elle ? Ne pouvait-elle pas voir qu'il n'était qu'une ordure qui molestait les femmes avec son regard ?
Après un détour aux toilettes, Helen regardait Anna bizarrement, heureusement Jim était parti.
"Ca va ?" demanda Anna curieusement.
"Bien sûr !" répondit Helen en sirotant son café.

Anna : Bien ! Je dois te dire quelque chose...

"Oh ?" demanda Helen en ne s'interessant pas trop à leur conversation.
Là c'était au tour d'Anna de la regardait furieusement :
"Je vais me marier !"
Si ce n’était pas Anna en face d’elle, la fixant d’un regard de bonheur pathétique, Helen aurait tout de suite recraché son café.
“Avec Jim Fenner ?” demanda-t-elle avec plus de calme qu’elle aurait cru.
“Ouais.” dit Anna en hochant la tête et en montrant la bague en diamant qui se trouvait sur son doigt à Helen. “C’est un homme génial n’est-ce pas ?”
Mais Helen n’arrivait pas à sourire.
“Tu n’es pas heureuse pour moi ?” demanda Anna en fronçant les sourcils.
Elles se regardèrent.
"Non, c’est un crétin et j’aimerais pouvoir te le faire voir !" pensa Helen.
“Si bien sûr !” Helen sourit et enlaça Anna. “C’est génial !”
Ce qui suivit l’énerva encore plus.
“Jim a des collègues fabuleux Helen, vraiment très sympas.” Anna s’éloigna et leva ses sourcils. “Qui sait ? On pourrait peut-être te caser avec…”
“C’est génial” dit Helen de nouveau, en n’ayant plus aussi faim après tout. “Mais pas besoin merci, franchement ça va aller !”
“Helen Stewart tu es une femme magnifique et tu pourrais facilement te caser ! Je vais te trouver quelqu’un !” dit Anna avec sérieux.
"Pitié ! Que quelqu’un me sort d’ici !" pensa Helen à l’intérieur d’elle-même. Elle voulait sortir de la maison d'Anna et de Jim le plus vite possible.


  

_________________
« Vous pouvez m'enfermer et jeter la clé, mais vous ne m'enlèverez jamais la plus grande des libertés, mon imagination. »
(Reprise de la série Bad Girls)

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Dernière édition par Kyo le Sam 19 Fév - 09:31 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:27 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Kyo
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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:39 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 2 


Nikki Wade était assise, les pieds sur le bureau dans son propre bureau qui se trouvait au troisième étage de son bar ‘Le Shambles’ qu’elle détenait avec Trisha Clarke. Elle était vêtue d’un tailleur rayé noir et d’une chemise blanche, ses cheveux coiffés en arrière. Elle fumait une cigarette bien méritée et elle se permit d’être envahie par la fierté d’avoir acquis quelque chose. En regardant dehors, elle sourit aux étoiles qui brillaient dans le ciel. 

Ses parents seraient sûrement choqués s’ils la voyaient maintenant. Une femme attirante de 32 ans, indépendante avec un club gay très branché dans le quartier de Soho, un bon cercle d’ami et une bonne vie sociale. Ils l’avaient rejeté quand elle avait 16 ans, juste parce qu’elle n’était pas et n’avait jamais prétendue être attiré par le sexe opposé. À l’époque, elle faisait honte aux Wade à cause de son orientation sexuelle. "Que diraient chers maman et papa aujourd’hui ?" 

“Nikki chérie, tout va pour le mieux !” Trisha entra par la porte comme une missile activée, ses yeux bleus pétillaient de bonheur, son sourire était plus large que jamais.  

“C’est merveilleux !” rit Nikki en regardant Trisha s’approcher de son bureau et se poser dans une position très féminine. 

“Et si on allait boire un verre demain soir vu que cette endroit marche aussi bien ? Rien que nous deux !” Elle se pencha en avant, son visage se retrouvant proche de celui de Nikki, sa chemise assez ouverte pour que Nikki puisse voir sa poitrine, un endroit qu’elle n’avait pas envie de voir. 

Elles avaient essayé d’avoir une relation amoureuse quand elles avaient commencé à travailler ensemble mais en toute honnêteté, cela n’avait marché pour aucune des deux, peu importe le nombre de fois qu’elles avaient tenté le coup. Nikki s‘en occupait pas trop. Trish était une femme attirante qui savait ce qu’elle voulait dans la vie, mais elle ne correspondait pas à l’idéal de Nikki. Celle-ci la considérait comme une simple amie. En fait, Nikki Wade ne cherchait pas l’amour. Elle avait tout ce dont elle pouvait avait besoin et ce n’était pas le moment de s’engager. Après tout une relation causait toutes sortes de problèmes dont elle n’avait vraiment pas besoin dans l’immédiat. 

“Non merci.” répondit-elle finalement en souriant, se déplaçant un peu pour que la poitrine de Trisha ne soit pas aussi à l’œil. “J’ai déjà des projets.” 

Quand Nikki se leva, Trisha pivota autour de son bureau avec un regard vaincu. “Très bien, très bien. Joue la défensive. Mais je te jure que tu prends un vœux de célibat de Nikki Wade !” 

Trish grogna puis se leva. “Si tu le dis. Alors à demain !” Et avec un soupir elle quitta la pièce en faisant un effort conscient de remuer son derrière autant que possible. 

Après avoir vérifié la sécurité, Nikki éteignit sa lampe et ferma son bureau. Elle parla à un des gardes chargés de la sécurité avant de se diriger vers sa voiture, rassurée que ‘Shambles’ était entre bonnes mains. 


Helen avait passé des jours assez mauvais. Après avoir inventé une excuse médiocre pour pouvoir partir de chez Anna sans petit déjeuner, elle était rentrée chez elle, essayant d’accepter le mariage de son amie avec le plus gros trouduc du siècle.  

Puis Anna avait téléphoné pour annoncer leur fête de fiançailles pour le week-end suivant. Helen avait accepté d’y aller mais c’était sans aucun doute plus pour être présente pour Anna, que pour Jim. 

Son travail était exigeant, avec des psychopathes, des junkies qui profitaient de chaque petite occasion pour semer la pagaille, son gouverneur, Simon Stubberfield la surveillait de prêt et elle avait des tonnes de rapports et de documents à lire. Le soir elle quitta Larkhall épuisée. La fête de fiançailles s’approchait à grands pas mais Helen ne pouvait pas se réjouir d’y aller car elle savait qu’Anna essayerait de la caser avec un abruti qui préférera parler avec sa poitrine plutôt qu’avec elle. 

Le soir de la fête Helen réussit à accomplir l’exploit de garder ses opinions pour elle. Après tout, elle n’était pas celle qui allait s’engager avec Jim. Habillée dans une magnifique robe bleue, elle arriva à la maison des parents d’Anna, une maison qu’Helen avait visitée qu’une seule fois, tout simplement parce que la taille de la demeure l’intimidait. La maison était remplie de gens, dont elle ne connaissait que la moitié et elle ne voulait vraiment pas connaître le reste. 

“Helen !” Anna souriait puis la prit dans ses bras. 

“Salut Anna !” répondit-elle chaleureusement. 

“Je suis tellement heureuse !” dit-elle en regardant sa bague, puis Helen de nouveau. “Je veux dire, regarde-le !” Elle fit signe vers Jim qui se tenait debout avec un air saoul. 

Helen détourna les yeux et se força à sourire. “Je suis contente pour vous deux.” 

Quand elle était sûre d’être seule sur le balcon, Helen se cacha dans un coin et fit disparaître son faux sourire. Pendant des heures elle avait discuté et avait ri avec les autres gens et s’était comportée comme l’invitée parfaite. Elle avait même toléré la présence des amis de Jim pendant plus longtemps que d’habitude. Mais trop c’était trop. La fête était ennuyeuse, mais malheureusement pour Helen, partir était hors de question. 

Il faisait frais et elle frissonnait au contact du vent avec sa peau. "Même si elle se trouvait une excuse, où irait-elle ? Chez elle dans sa maison vide ?"  


Elle regardait dans le vide jusqu’à ce qu’un éclaircissement de la gorge venant de derrière elle l’alerte. 

"Oh non pas encore un ami de Jim !" pensa-t-elle. 

En se retournant, elle fut choquée de voir Anna accompagnée d’une autre invitée. 

“Helen, voici une vieille amie à moi. Elle est venue seule, elle aussi. Vous pourriez vous tenir compagnie !” dit Anna qui avait pas mal bu, puis elle se tourna vers son amie. “Je te dis Nikki, elle refuse de se caser et moi je ne veux pas vous voir chacune seule dans un coin. Tu pourrais peut-être lui trouver un homme !”dit-elle en riant, mais ni Helen, ni Nikki ne trouvèrent cela drôle. 

Helen regarda Nikki pour la première fois. Une femme grande, les cheveux foncés, habillée d’un tailleur de très bon goût et elle avait l’air de se sentir aussi mal à l’aise qu’Helen. 

“Je suis désolée, elle m’a agrippé le bras et m’a dit qu’elle avait une très bonne amie qui avait besoin qu’on lui remonte le moral, tout comme moi. Puis elle m’a donné deux verres de vin dans les main et m’a amené ici.” dit Nikki d’un air coupable. “Je n’avais pas la moindre idée où elle me menait.” 

Helen ne dit rien pendant un moment, elle admirait les yeux foncés, le regard profond de cette femme. “Oui, c’est typiquement Anna Potter ça !”  

Elle essaya de sourire. 

Elles se regardèrent à nouveau.  

“Désolée” dit Helen. Je suis Helen Stewart. 

“Nikki Wade” répondit elle. Nikki sourit puis lui tendit un verre. “Quelque chose me dit que vous pourriez en avoir besoin !” 

“Merci !” Helen prit le verre. “Alors Nikki Wade, comment avez vous connu Anna ?” 

“A travers un ami, il y a des années.” Nikki se tourna vers elle et la regarda. Elle n’était pas encore avec Jim Fenner et si je l’avais pu, je l’aurais empêché de le rencontrer. 

Helen se détendit, tout en étant surprise de réaliser, qu’après tout, elle appréciait la présence de cette femme. “N’ayez crainte, votre secret est bien gardé !” la rassura-t-elle. “Je ne suis pas non plus une fan.” 

“Ça, j’aurais pu deviner !” dit Nikki. “Vous avez l’air aussi heureuse d’être ici que moi !” 

“Je ne suis pas très douée pour faire la fête.” confessa Helen. “Anna n’aime pas mon manque d’intérêt pour me trouver un homme respectable.” 

Nikki se marra et leurs yeux se croisèrent à nouveau. 

Helen la regarda longuement, malgré elle. Nikki était très jolie. 

“Je pense qu’elle est beaucoup trop euphorique ce soir pour essayer de vous caser.” 

“Vous seriez surprise !” dit Helen, puis détourna son regard pour observer le jardin. 

Avec une curiosité qui la choqua elle-même, elle reparla. “Et pourquoi n’êtes-vous pas accompagné d’un homme ce soir Nikki ?” elle se retourna vers elle. “Si je ne suis pas trop indiscrète.” 

Leurs regards se rencontrèrent de nouveau et la bouche de Nikki s’ouvrit doucement. “Parce que je suis gay.” 

Helen remarqua avec quelle facilité ces mots sortirent de sa bouche. Le silence s’installa entre elles. 

“Est-ce que je vous ai choqué Helen ?” Nikki rit à nouveau. 

“Non, pas du tout !” elle essayait de sourire, ne tenant pas compte de la brûlure qu’elle sentait dans son estomac. Elle n’arrivait pas à comprendre comment elle se sentait en entendant cette révélation, mais elle essayait de ne pas avoir un air trop étonné. 

Nikki se déplaça légèrement, sa veste effleurant le bras d’Helen, qui, à sa plus grande surprise, frémit. 

“Et votre raison de ne pas être accompagnée d’un homme ce soir est... ?” demanda Nikki en leva les sourcils. 

“Je fais une pause en ce qui concerne les relations amoureuses” soupira-t-elle en s’éloignant légèrement. 

“Sage décision” commenta Nikki en buvant un peu de vin. 

“Vous n’avez pas de copine ?” demanda Helen 

“Non et je n’en cherche pas” dit Nikki calmement en prenant leur verres vides. ”Encore un ?” 


Helen hocha la tête et la regarda disparaître dans la foule. Elle se pencha sur le bord du balcon pendant un moment, sûre que Nikki Wade n’était qu’un fragment de son imagination. Elle aimait bien lui parler, pas forcement d’une façon féminine, elle était très attirante, mais il y avait quelque chose en elle qui la mettait mal à l’aise, mais elle ne savait pas ce que c’était, ni pourquoi elle se sentait ainsi. Quand elle se retourna pour aller la retrouver, elle se cogna fort contre la femme en question. 

“Merde !” cria Nikki en reculant un peu. 

“Désolée !” balbutia Helen. 

“Ne vous inquiétez pas pour moi, je m’inquiétais plutôt pour votre robe !” répondit Nikki puis en lui tenant un verre, leurs doigts se touchèrent un bref instant. La charge qui passa entre les deux fit sursauter Helen qui lâcha son verre. Celui-ci tomba par terre et vola en éclats, en laissant des débris partout. 

Les deux se baissèrent. 

“Merde !” dit Helen dans un souffle en essayant de regrouper ses pensées, en évitant de regarder Nikki et de ramasser les débris. 

“C’est pas grave !” la rassura Nikki.” Je vous en rapporte un autre !” 

“Non, je ne devrais pas” dit rapidement Helen, ne voulant plus être en la compagnie de Nikki. 

“Pourquoi pas ?” celle-ci la regarda. 

“Je suis fatiguée Nikki.” Elle se leva puis jeta les bouts de verres dans une poubelle. Elle n’aimait pas ce qui venait de se passer et savait que si elle restait, quelque chose de ce genre pourrait se reproduire. 

“Il est tôt Helen !” dit Nikki en interceptant un regard gêné qu’elle interpréta mal. 

“C’est à cause de moi, n’est-ce pas ? Parce que vous avez appris que je suis lesbienne !” 

Cette phrase laissa Helen sans mot. 

“C’est pour ça, n’est-ce pas ?” demande Nikki. 

“Non !” dit Helen rapidement. 

“Bonsoir Helen !” soupira Nikki en lui tendant le verre de vin restant puis retourna à l’intérieur sans regarder en arrière. 

Helen soupira à son tour en la regardant partir. 


Nikki claqua la porte de la salle de bain derrière elle. Elle regarda dans le miroir son visage énervé et pensa à ce qui venait de se produire. Quand Anna avait repéré son humeur misérable et l'avait traîné dehors pour la présenter à une autre amie, Nikki ne s’attendait pas à ce que la femme en question soit si incroyablement belle. Elle était sur le point de regretter d’être venue, mais quand elle rencontra Helen, elle changea d’avis. Quand elle apprit qu’elle était hétéro, son cœur se brisa, mais elle voulu quand même la connaître un peu plus. Puis Helen devint bizarre avec elle et Nikki savait que c’était parce qu’elle était homosexuelle. Pourtant elle pensait qu’elle s’était bien comportée pendant la soirée. Elle ne l’avait pas regardé pendant trop longtemps, n’avait pas flirté, n’avait pas posé trop de questions personnelles ou l’avait poussée à faire quoi que ce soit. 

“Alors qu’est ce qui n’allait pas ?’’ 


Helen quitta rapidement sa cachette puis dit au revoir aux invités, elle embrassa même Jim sur la joue avant de sauter dans un taxi qui la ramena chez elle. 

Un peu plus tard, habillée d’un T-shirt et d’un pantalon, couchée dans son lit, réfléchissant à ce qui venait de se passer. Elle ne s’était jamais sentie comme cela auparavant et elle était pour le moins surprise, car Nikki n’avait rien fait de plus que d’être elle-même. Elle avait apprécié sa compagnie puis elle avait réussi à tout gâcher en réagissant comme elle l’avait fait, en lui donnant une mauvaise impression. 

Pour finir, elle en conclut que les sentiments qu’elle eut en la présence de cette femme étaient sous l’influence de l’alcool et non parce que Nikki était belle. 

Elle se sentait mal d’avoir réagit de cette façon et voulait se faire pardonner et devenir amie avec Nikki, si cela pouvait encore se faire. 
 

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:41 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 3

Nikki venait de ficher en l’air la cinquième facture de la matinée. D’habitude elle ne prenait pas le temps de s’occuper des factures, offres, appel téléphoniques ou en faite à n’importe quoi qui servait à faire fonctionner le ‘Shambles’.
Mais elle n’arrivait pas à penser clairement. Quand elle était seule où ne faisait rien, Helen Stewart surgissait immédiatement dans sa tête et elle s’énervait. Elle lui en voulait, car Helen la jugeait, elle lui en voulait d’être aussi belle et d’avoir eu un impact sur sa vie en si peu de temps, ceci sans le savoir. Nikki frappa sur le bureau avec son poing qui fit sursauter Trish qui la regardait, surprise.
“Bon sang Nikki !” dit- elle avec ardeur, choquée.” Qu’est-ce qui ne vas pas ?”
“Rien. Je vais bien” marmonna Nikki en réponse, en refusant de quitter des yeux les papiers qui se trouvaient en face d’elle.
“Rien ?” demanda Trish, puis elle se leva et se plaça derrière Nikki.” On ne dirait pas.” Sa voix était remplie de sympathie.
Nikki essaya de sourire.” C’est juste que je ne suis pas de très bonne humeur Trish. Mais ça passera vite.” Elle soupira.
“Rien ?” demanda Trish, puis elle se leva et se plaça derrière Nikki.” On ne dirait pas.” Sa voix était remplie de sympathie.
Nikki essaya de sourire.” C’est juste que je ne suis pas de très bonne humeur Trish. Mais ça passera vite.” Elle soupira.
“Nikki tu n’as pas besoin de faire ça maintenant. Tu sais, on pourrait même engager quelqu’un pour s’occuper de la comptabilité !” elle sourit. On a de l’argent, puisque Shambles marche si bien !
“Non. J’ai envie de la faire. Je ne pense pas qu’on a besoin de quelqu’un pour s’occuper de notre argent Trish.” Dit Nikki sur un ton sérieux, en tournant son visage vers Trish.
“Tu as l’air fatiguée.”
“Je le suis.”
Nikki ne dormait pas bien depuis la fête des fiançailles.
“Tu as l’air fatiguée.”
“Je le suis.”
Nikki ne dormait pas bien depuis la fête des fiançailles.
“Bon, écoute !” Trisha prit les feuilles sur le bureau.” Rentre chez toi et dors un peu, pour faire disparaître cette mauvaise humeur. Ça ne te va pas ! La comptabilité peut attendre.”
Nikki ne pouvait s’empêcher de sourire pendant les rares moments où Trish la maternait. ”D’accord.” accepta-t-elle finalement. Elle se leva puis s’étira un peu. Juste quand elle voulut partir, le téléphone sonna.

Trish lui lança un regard qui disait “Sois gentille !’’

“Nikki Wade !” répondit-t-elle professionnellement, ce qui lui valut un sourire de la part de Trish.
“Nikki, devine comment j’ai su que tu étais au boulot ?” c’était la voix jeune d’Anna.
“Je n’ai pas décroché quand tu as appelé chez moi peut-être ?” Nikki plaisantait en s’appuyant contre la table.
“Exactement ! “dit Anna” Comment vas-tu très chère ? Je ne t’ai pas beaucoup vu pendant la fête. Tu t’es bien amusée ?
“Oui... c’était super. “dit Nikki avec le maximum d’enthousiasme possible.
“Bien ! “répondit Anna. “En fait je t’appelle car j’en ai marre de toujours aller dans les mêmes boîtes de nuit chaque fois qu’on sort, donc je me demandais si ça te dérangeais si on venait une fois dans ta boîte ! ”
“Ici ?” demanda Nikki, surprise qu’un groupe de femmes hétéros voulait venir dans un bar homo.
“Ben oui ! J’aimerais bien le voir !’’ “Nikki pouvait l’entendre sourire. ” Ça ne te dérange pas n’est-ce pas ?
“Non, au contraire ! “Nikki hocha la tête. “Je veux dire, venez et essayez le si vous voulez !”
“J’aimerais que tu sois là aussi !” continua Anna. “On ne s’est pas vues depuis des ssssssssiècles alors j’aimerais bien que tu viennes aussi boire un verre avec nous !”
Nikki réfléchi pendant un moment. “Ce vendredi je pourrais me libérer si vous voulez !”
“D’accord ! Parfait !”
“Comment ça ? Une soirée sans notre Jim Fenner adoré ?? “Nikki essayait de ne pas être trop sarcastique.”
“Nikki !” marmonna Anna.
“Je rigole, je rigole ! Alors on se voit vendredi !” elle rigola, dit ‘au revoir’ et replaça le téléphone.

“Qu’est-ce qui t’a mis de meilleure humeur ?” sourit Trisha en regardant Nikki mettre sa veste.
“Les amies très chère, les amies” puis elle quitta le bureau en souriant.

“Helllleeeeeeen !” Anna hurla comme un bébé et Helen avait toujours détesté cela. Entendre son nom étiré d’une telle façon l’irritait chaque fois, d’autant plus qu’Anna réussissait toujours à le rendre pire.
“Anna, je n’ai vraiment pas l’envie. J’ai énormément de boulot à Larkhall.”
“Écoute, pourrait-on oublier pendant un moment que nous sommes des adultes avec du travail et des responsabilités et d’aller s’amuser un peu ?” Anna essayait de la convaincre depuis une heure de sortir vendredi soir.
Helen ne répondit rien.
“Helen ? S’il te plaît ! Viens ! Nos anciennes amies seront là aussi ! Geri et Becky et Laura et...”
“D’accord, d’accord, je viens !” se décida Helen.
En y réfléchissant, elle avait besoin de sortir de chez elle et de plonger dans une atmosphère sauvage et alcoolisée. Ça lui changerait les idées. Larkhall pouvait attendre et elle espérait pouvoir oublier pendant un moment la façon dont elle a blessé Nikki Wade chez Anna.
“Super ! Rendez-vous devant le ‘Shambles’ !”
“Où ça ?” demanda Helen, confuse.
“La route Frontière ! Tu vois où c’est ?”
“Non !” dit Helen. “Mais je le trouverai !”
“Génial !” hurla Anna. “Alors à vendredi soir !”
Anna raccrocha et Helen se mit à sourire. Elle était contente d’avoir accepté l’invitation et de revoir ses amies d’université.

Larkhall l’a retenue pendant plus longtemps que d’habitude. Pour finir, à huit heure du soir elle se brossa rapidement les cheveux et se remaquilla dans la voiture. Helen n’eut pas le temps de se changer mais ça ne la dérangeait pas d’être ‘sophistiquée’ pour une fois. Au moins, de cette façon elle n’avait pas à stresser pour choisir ce qu’elle voulait mettre.

“Qu’est-ce qui vous a retenue Mademoiselle la Sophistiquée ?” lui demanda Anna en souriant. Elle était rayonnante dans sa robe qui était visiblement faite pour les sorties de club.
“Boulot.” souffla Helen en fermant la porte de sa voiture.
“J’espère que tu ne prévois pas de conduire encore ce soir ?” demanda Anna.
“Non.” Helen se tourna puis sourit. “Mais je prévois de me saouler totalement !” “Où sont les autres ?”
“À l’intérieur !” répondit Anna en l’agrippant par les bras.
“Alors c’est ça le ‘Shambles’ ?” Helen regarda le néon à l’entrée du club. La musique qui sortait de l’intérieur lui plaisait.
“Ouaip !” répondit-elle en remontant la manche de sa veste. “Allez ! Viens Stewart, j’ai besoin d’un verre !”
A l’intérieur, la chaleur et la musique les envahi. Helen s’arrêta un moment pour observer le club. Une piste de danse colorée, beaucoup de sièges, un bar illuminé et le club était remplie de personnes heureuses. Même les serveurs semblaient heureux.
“Wow !” Helen sourit. “Je suis impressionnée !”
“C’est super n’est-ce pas ?” Anna hurlait pour surpasser la musique.

Une seconde plus tard, ses anciennes amies universitaires se jetèrent dans ses bras. Cela faisait longtemps qu’Helen ne les avait plus vues.
“Helen Stewart, tu es merveilleuse !” sourit Geri. “Laisse-moi aller te chercher à boire !”
Helen sourit et lui dit ce qu’elle voulait boire, puis regardait son amie se frayer un chemin vers le bar.
Anna la conduit à un canapé libre près de la piste de danse. “La voilà !” dit-elle avec un sourire, en se tournant vers Helen. “Tu te souviens d’elle ? La femme avec qui je t’ai laissée à la fête de fiançailles ? Nikki ?”
Helen ne savait pas quoi dire et regardait Anna avec étonnement, elle ne pouvait penser à rien d’autre qu’à …
“Nikki est là ?” demanda-t-elle, furieusement.
“C’est son club ! je ne te l’ai pas dit ?”
“Non !” Helen vida son verre de vodka d’un coup. “Tu ne me l’as pas dit !” elle était incapable de dissimuler l’offense dans sa voix. Alors que Nikki s’avançait vers elles, la confiance d’Helen disparu peu à peu. Nikki était magnifique dans son costume. “Magnifique ? D’où est-ce que c’était sorti ça ?’’
Leurs regards se rencontrèrent, mais Helen refusa de détourner ses yeux la première.
“Nikki !” Anna sauta sur ses pieds et enlaça ses bras autour du cou de Nikki et lui plaça une énorme bise sur sa joue. “Bon ! Tout le monde, voici une très bonne amie à moi, elle est la propriétaire de Shambles !”
Helen pouvait voir l’embarras de Nikki en souriant à toutes les femmes qui se trouvaient à leur table. Quand ses yeux se posèrent à nouveau sur Helen, elle détourna vite son regard. Elle n’était pas capable de la regarder et elle se sentait toujours embarrassée de lui avoir donné mauvaise impression.
“Tout le monde s’amuse bien ?” demanda-t-elle en s’asseyant sur une chaise.
“Nikki, c’est merveilleux !” commenta Laura qui fut vite confirmée par les autres. Sauf Helen.
En réalisant que Nikki n’allait pas partir, Helen savait qu’elle allait devoir se mêler à la conversation si elle ne voulait pas attirer l’attention. Mais chaque fois qu’elle parlait, elle devait faire un effort considérable pour éviter les yeux de Nikki. “Pourquoi était-ce si dur d’être près d’elle ?’’ se demanda-t-elle, ‘mise à part le malentendu évident à la fête.’
Nikki proposa de payer pour les boissons, qui ne servirent évidemment qu’à augmenter la sympathie qu’Helen ressentit pour elle.
“La même chose mesdames ?” hurla Nikki pour se faire entendre. À ce stade de la soirée, les filles commencèrent à perdre leurs têtes. Les boissons de Nikki arrivèrent rapidement l’une après l’autre et apparemment elle aussi commençait à devenir saoul.

Cette fois-ci, Helen décida de la suivre. “Nikki !” hurla-t-elle alors qu’elles s’approchèrent du bar.
Nikki se retourna et son sourire disparut quand elle réalisa qui c’était. Elle commanda les boissons puis se tourna et fixa l’écossaise qui se trouvait debout à côté d’elle.
“Écoute, tu m’as mal comprise à la soirée d’Anna.”
“Vraiment ?” demanda Nikki, sans émotions dans sa voix, en mettant quelques boissons dans les mains d’Helen. Elle se mit en route vers la table mais Helen lui barra le chemin. Elles étaient proches et leur deux corps semblèrent réagir à ce fait.
“Oui, en effet !” dit Helen avec fermeté, mais sa voix frissonnait un peu.
Elles se regardèrent et, en réalisant que Nikki n’était pas plus convaincue qu’avant, elle reparla.
“Je n’ai absolument rien contre toi ! Je t’aime bien Nikki ! Ça n’avait rien à avoir avec ton homosexualité !” Helen soupira. “Je ne sais même pas ce qui n’allait pas chez moi... La fatigue, je suppose.”
Nikki regarda cette femme magnifique, puis se laissa fléchir. “Je suis désolée Helen, c’est juste que je déteste quand les gens me jugent. J’ai mal réagi !”
Helen sourit, heureuse d’avoir réussi à s’excuser. “Alors tu acceptes mes excuses ?” demanda-t-elle.
“Seulement si tu acceptes les miennes !” Nikki rit pendant qu’elles retournèrent à leur table où il n’y avait qu’Anna.

“Qu’est-ce qui t’arrive ?” demanda a Nikki, en s’asseyant à côté d’elle.
“Je suis ivre.” marmonna Anna. “Jim ne m’aimera pas si je suis saoule.”
“On l’est toutes !” rit Nikki. “Alors lève-toi et vas t’amuser !” elle montra les autres qui étaient en train de danser.
“Vas-y Anna !”
“D’accord, j’y vais !” Anna sourit bêtement en agrippant la table. “Quelqu’un veut...” elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase car Becky la prit par les bras et la poussa sur la piste.

Helen et Nikki se regardèrent pendant un moment. “Peut-être que je devrais lui appeler un taxi.” dit Helen en essayant de se concentrer sur le visage de Nikki.
“Peut-être que je devrais t’appeler un taxi !” dit Nikki en riant.
Helen tourna la tête en souriant. “Supposerez-vous que je suis ivre Mlle Wade ?”
“Peut-être.” Nikki ne pouvait s’empêcher de flirter.
“Eh bien dans ce cas je pense que tu devrais aussi t’en commander un, car une chose est sûre, tu es aussi ivre que moi !”
Les deux rigolèrent et Nikki leva ses mains pour se rendre. Je suis coupable ! Envoyez-moi en prison !
Helen sourit. “MAIS !” Nikki continua. “Je ne fais pas ça très souvent. Je ne devrais pas boire autant.”
“Je ne le dirai à personne !” dit Helen. “Au fait, c’est un joli endroit !”
“Merci ! je suis une des deux co-propriétaires.” Nikki se pencha en arrière dans sa chaise.
“Oh ?”
“Oui, moi et quelqu’un d’autre.”
“Quelqu’un d’autre ? C’est tout ce qu’elle te représente ?” Helen regretta de dire ça aussitôt que la phrase sortit de sa bouche.
“Qui a dit que c’était une femme ?” sourit Nikki.
“Désolée Nikki, j’ai juste supposé que…”
“Tu avais raison et, oui, ce n’est qu’une amie.”
Elles se regardèrent et de nouveau, leurs yeux se sont longuement attardés sur l’autre.
“Peut-être qu’on pourrait aller boire un verre un de ces jours ! rien de sérieux Helen, ne pense pas que je te drague.” Nikki avait l’air timide en parlant.
Helen hocha la tête.

“Je pense qu’il est temps qu’Anna rentre se coucher !” les interrompit Geri, en les surprenant les deux.
Helen se leva, énervée. “Je vais en appeler un !” dit-elle en regardant Nikki. “Je reviens dans une minute.”
Helen composa le numéro et commanda le nombre de taxis nécessaires. Même maintenant, avec de l’alcool dans le sang, elle avait du mal à se calmer. Qu’est-ce qui n’allait pas chez elle ? Jamais personne ne lui avait provoquer des sentiments pareils avant.
“Les taxis arrivent ?”
Helen frissonna au son de la voix de Nikki. “Oui.” sourit-elle. “Où est Anna ?”
“A l’intérieur.” Nikki désigna le bureau. “Les autres essaient de la retenir.”
“On va attendre dehors ?” demanda Helen en mettant sa veste en cuir. “Ou tu dois rester là à surveiller les choses ?”
Nikki réfléchit, puis éclata de rire. “Dans mon état Helen ?” elle sourit puis elles furent frappées par l’air froid de la nuit. “Non, Tony va faire ça à ma place ce soir.”
Helen hocha la tête.
Les taxis arrivèrent un par un et Helen émit des petits rires pendant que les autres lui dirent au revoir puis sautèrent dans un taxi et disparurent dans la nuit.
“Celui-ci est le tien.” dit Nikki, en ouvrant la porte du taxi pour qu'Helen puisse y monter. Quand celle-ci arriva près de la porte, leurs yeux se rencontrèrent de cette façon étrange pour ce qui semblait être la millionième fois de la soirée…
“Tu veux venir prendre un dernier verre chez moi ?” demanda Helen, ne sachant pas pourquoi elle voulait revoir Nikki.
“Tu es sûre ?” demanda doucement Nikki. Elles se contemplèrent silencieusement. “Est-ce une bonne idée ?’’
“Oui !” dit-elle finalement et attendait que Nikki hoche la tête puis les deux montèrent dans le taxi, ne sachant pas ce que cette soirée allait donner…”  

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:44 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 4

Helen ouvrit la porte et montra le chemin vers l’intérieur. Elle alluma la lumière, mit un CD, se débarrassa de ses chaussures puis coupa de la glace dans la cuisine avec des mains tremblantes.
“Tu as une jolie maison !” lui dit Nikki.
“Merci !” sourit Helen en prenant les boissons et en essayant de gagner le salon sans tituber. Elle s’assit aussi confortablement que possible à côté de Nikki puis leva son verre.
“Santé !”
“Santé !” dit Nikki avec un petit sourire quand leurs verres se touchèrent.
“Peut-être qu’on devrait arrêter de boire !” dit Helen en rigolant, en jetant sa tête en arrière pour surveiller de côté l’expression du visage de Nikki.
“On n'enfreint aucun règlement n’est-ce pas ?” dit Nikki en levant les sourcils.
Elles vidèrent leurs verres de vodka d’un coup.
“Un autre ?” gloussa Helen, elle essaya désespérément de contrôler sa main tremblante.
“Hmmm… si tu en reprends aussi.” dit Nikki.
“J’amène la bouteille !” Helen sauta sur ses pieds et perdit presque l’équilibre. Nikki la retint rapidement avec ses bras forts. Cet acte a incontestablement provoqué un petit frisson dans les dos d’Helen.
Elle revint quelques instants plus tard avec une bouteille de vodka presque vide.
“Bourrons-nous !” soupira-t-elle en devenant de plus en plus confuse et étrangement, de plus en plus déprimée à cause des émotions qu’elle ressentait.
“Helen, nous le sommes déjà !” dit Nikki, en leur versant à nouveau.
“Alors encore plus !” répondit Helen en amenant son verre à ses lèvres.
“Je crois que je vais te choisir comme partenaire pour boire !”
“Oui tu devrais !” Helen flirtait sans s’en rendre compte jusqu’à ce qu’un sourire apparaisse sur le visage de Nikki.
“Parle-moi de toi” dit-elle finalement en examinant minutieusement les traits d’Helen, alors que celle-ci reposait sa tête, les yeux fermés.
“Je travaille à la prison Larkhall, célibataire, je ne cherche absolument pas.”
“À moins qu’Anna s'en soit déjà occupée ?” l’interrompit Nikki.
“Mouais. Elle me caserait avec un des copains à Jim !” les deux rigolèrent. “Elle se plaint toujours de ma vie amoureuse ou plutôt de l’absence de celle-ci.” Soupira Helen en devenant sérieuse. “Tu veux que je te dise la vérité Nikki ?”
“Bien sûr !” hocha-t-elle la tête
“Je suis trop vieille pour ça. Je ne peux plus supporter tout ça.”
Nikki fut surprise que Helen dise ça. “Pas moyen. Le bon finira par arriver !” affirma-t-elle fermement.
Helen se redressa. “Wouh !” haleta-t-elle quand elle sentit l’alcool couler dans son sang. En jetant sa tête de nouveau en arrière elle ferma les yeux. “J’allais t’offrir un autre verre mais je ne pense pas être capable de me lever du canapé !” Rit elle.
“Pas de soucis !” sourit Nikki en reposant sa tête près de celle d’Helen, leurs bras se touchèrent légèrement.

Quelques moments plus tard, Helen se réveilla et se trouva dans les bras de Nikki, en route vers sa chambre. Nikki se pencha un peu pour ouvrir la porte puis allongea Helen sur le lit et la regarda.
“Bonne nuit Helen.” Chuchota-t-elle, puis se pencha à nouveau pour l’embrasser sur la joue.
Helen se choqua elle-même en tournant délibérément sa tête pour que le baiser atterrisse sur sa bouche, puis soudainement, la sensation de se sentir à nouveau désirée anéantit tout.
“Ne pars pas.” Dit-elle timidement en levant la tête vers le visage de Nikki. Elle la voyait fermer des magnifiques yeux bruns et de serrer ses poings, avant de s’asseoir sur le coin du lit et de soulever Helen jusqu’à ces genoux, leurs fronts se touchèrent. La respiration d’Helen était saccadée à cette force de désir qui traversait son corps.
“Ceci n’était pas censé arriver n’est-ce pas ?”
“Tu n’as donc pas envie de moi ?” demanda calmement Helen.
“Tu sais très bien que si.” grogna Nikki.
“Alors montre-moi à quel point !”
Leurs lèvres se touchèrent et il devint impossible de contrôler la situation. Le souffle de Nikki s’étouffa quand elle recula pour se débarrasser de sa veste. Les mains tremblantes d’Helen défaisaient les boutons de sa chemise pour trouver de la peau douce qui devint chaud quand elle la toucha. Les deux avaient dépassé le stade de s’inquiéter comment tout cela allait les affecter plus tard. Tout ce qui importait alors était leurs besoins physiques. Helen sentait des courants passer dans son corps quand Nikki l’étendit sur le lit et commença à défaire les boutons de son pantalon. Leurs yeux se rencontrèrent dans la semi obscurité et aucune des deux ne se détourna des baisers.
La bouche de Nikki était fermement collée à celle d’Helen et elles se passèrent de leurs grognements, jusqu’alors continus. Leurs peaux nues rentrèrent en contacte, les yeux de Nikki brillaient avec tellement de demande qu’Helen frissonna avec excitation et cacha son visage dans le cou de la brune. Les effets de l’alcool y étaient pour quelque chose, mais en même temps elle se sentait vivante et aspirait l’odeur magique du cou de Nikki. “Oh mon Dieu !” gémit-elle de bonheur quand Nikki commença à embrasser chaque partie de son corps. Elle ne pouvait s’empêcher de se serrer contre elle, ses mains se baladèrent sur son dos musclé, les deux femmes étaient accablées de plaisir qui montait intensivement jusqu’à les engloutir au sommet.

Quand Helen ouvrit les yeux et que la lumière du jour rentra dans la chambre, elle se demanda si elle avait rêvé les évènements de la nuit passée. Mais un coup d’œil à l’état sauvage du lit lui confirma que tout était vrai. Elle trembla rien qu’à la pensée de la nuit précédente. Elle respira profondément, repoussa le duvet et se leva, passa sa main dans ses cheveux ébouriffés, mit une robe de chambre puis descendit au salon pour être sûre que Nikki Wade était partie.
Quand elle se rassura qu’elle fût seule, elle poussa de nouveau un soupir long et profond. Les bras croisés, son visage devint rouge à la pensée des ses actes dans le noir, sous l’influence de l’alcool. Elle s’habilla rapidement et alla dans la cuisine, puis s’arrêta nette quand elle vit un mot posé sur la table.

"Je me suis dite que tu voudrais être seule à ton réveil. Je suis au travail si tu veux m’appeler. A bientôt j’espère !"

Helen s’effondra sur une chaise et enterra sa tête dans ses mains. Mais qu’est-ce qu’elle avait fait ?! jamais, jamais avant n’avait-elle ressentie le besoin de faire l’amour avec une femme. Elle ne voulait même pas d’une relation, alors qu’est-ce qui cétait passé la nuit d’avant ? Une vague de chaleur s’éveilla en elle. Secouée par la force physique de tout cela, elle se battait férocement contre la tentation. La nuit dernière, se dit-elle, s’était passée car elle était ivre. Nikki lui avait rendu confiance en elle, assez miraculeusement. La nuit passée fut un moment pertinent dans sa vie, qui satisfit son côté curieux. Mais maintenant, il était temps de continuer de vivre. Il y avait quelque chose de magique dans leur nuit passée ensemble, mais la magie ne pouvait durer ou se reproduire une deuxième fois. Oui, Nikki Wade était une femme avec beaucoup de charisme et dans son état d’hier, leur aventure fanatique lui avait fournit une sensation merveilleuse. Une partie d’elle avait envie de revoir Nikki, mais son côté réaliste savait que ce qui semblait être si irrésistiblement romantique pendant les heures sombres de la nuit pouvait être très différent à la cruelle lumière du jour.
Elle s’assit droite comme un i, les yeux grand ouverts. “Et c’est une femme !” se le rappela-t-elle sombrement.
En aucune manière se sentait-elle attirée par une autre femme et elle refusait de continuer à se tourmenter ses esprits sur ce qui s’était passé. Elle mit le volume de la radio à fond en jetant un dernier coup d’œil sur le mot de Nikki avant de le jeter à la poubelle.

Nikki essaya plusieurs fois de joindre Helen après leur nuit passée ensemble. Mais Helen était soit constamment sortie, soit son portable n’était jamais allumé et l’écossaise ne l’avait pas rappelé une seule fois. Cela ne pouvait dire qu’une chose et Nikki n’aimait pas ça. Helen l’évitait.
Elle n’arrêtait pas de se dire, que tomber amoureuse d’une femme hétéro était contre ses règlements. Elle en avait déjà fait l’expérience et en avait ramassé les frais. A l’intérieur, elle sentit une profonde sensation de culpabilité et de peur pour avoir cédé aux avances de cette magnifique écossaise. Mais elle était censée faire quoi ? En réalité, personne n’avait jamais réussi à provoquer de telles sensations chez elle avant et de lui avoir fait l’amour cette nuit n’avait fait que renforcer ses sentiments, peut importe de quelle nature ils étaient exactement. Elle en voulait à Helen, mais en même temps, elle avait envie de cette femme, dés qu’elle y pensait.
“Merde !” siffla-t-elle en jetant son journal à travers la pièce. Elle devait la voir.

Helen rangea ses dossiers dans un sac et prit une dernière gorgée de café avant de sortir de son bureau comme une tempête. Elle n’avait pas eu de nouvelles d’Anna depuis la soirée dans le club de Nikki, presque une semaine auparavant, donc quand elle reçut un appel de sa meilleure amie éperdue, elle se sentit heureuse d’avoir l’après-midi libre pour essayer de comprendre sa détresse. Quand elle arriva enfin chez Anna, la porte était ouverte, elle entra donc sans réfléchir et jeta son sac par terre avant de se diriger vers le salon, où elle vit Anna essayant de contrôler ses larmes. Helen s’assit et la prit dans ses bras.
“Chhh chérie, ça va aller, je suis là !” chuchota-t-elle en la berçant comme un enfant. “Qu’est-ce qui s’est pass…” Helen s’arrêta choquée, quand Anna la regarda, révélant ainsi une blessure profonde à travers ses lèvres et un œil au beurre noir à son œil gauche, déformant son visage.
“Oh Helen !” gémit-elle en éclatant de nouveau en larmes. “Regarde-moi !”
“C’est lui qui t’a fait ça ?” demanda Helen, énervée.
Anna hocha la tête et Helen bondit sur ses pieds.
“J’appelle la police Anna ! Jim ne peut pas te faire ça !”
“Helen non !” pleura Anna en la tirant pour qu’elle se rasseye. “Je l’aime. Il ne le refera plus Helen, il était… très saoul, c’est tout.”
“C’est tout ?” balbutia Helen. “Anna regarde-toi ! Tu ne peux pas l’épouser !”
“Je l’aime !” sanglota cette dernière.
“Quitte-le !” soupira Helen. “Chérie, quitte-le !”
“Il me tuerait Helen !” chuchota Anna dans les bras de son amie.
“Il n’osera pas. Viens !” Helen s’arrêta et essaya de mettre Anna debout.
“Non ! Je l’aime et je n’irai nul part !”
Elles se regardèrent et Helen se rassit de nouveau. “D’accord.” soupira-t-elle. “Laisse-moi voir ton visage alors.”

Pendant le reste de l’après-midi elle burent du café et Anna essaya sans succès de convaincre Helen que Jim Fenner ne la battait pas d’habitude. En dehors de ses propres problèmes, cette histoire ne donna à Helen qu’une autre raison pour le détester. 

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:47 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 5

Plus tard, quand Helen rentra chez elle, le trafic était dense, et, due à sa journée stressée, la fatigue la gagna quand enfin elle gara sa voiture au parking qui se trouvait à côté de sa maison. Elle arrêta le moteur, puis émit un cri de terreur, car la porte de sa voiture s’ouvra.
“Tu en as pris du temps !” dit Nikki Wade, irritée.
Son cœur battit très fort quand elle l’aperçut. Elle sortit de sa voiture, claqua la porte, la verrouilla puis se retourna et regarda le visage de Nikki avec un regard hostile. “J’étais très occupée.” Rétorqua-t-elle, puis rangea une mèche de cheveux derrière son oreille, une habitude que Nikki commençait à apprécier.
“Pourquoi es-tu là ?”
“Ah j’étais juste dans les alentours !” répondit Nikki sarcastiquement, ses yeux bruns brillaient et son visage affichait un sourire qui réussit à faire grincer des dents Helen.
“Très drôle !” dit-elle d’un ton brusque, bien qu’elle ne savait pas pourquoi.
Elle mit sa clé dans la serrure puis se retourna pour faire face à Nikki de nouveau.
“Je suis fatiguée Nikki, alors je te dis bonne nuit !”
“Pas si vite ! On a des choses à se dire !” répondit Nikki impérieusement. “Ça ne prendra pas longtemps. Laisse-moi entrer. Où on peut aussi bien avoir cette conversation dans la rue, à toi de décider !”
Puisque Nikki Wade avait l’air sérieuse, Helen abandonna.
“D’accord.” Elle ouvrit la porte et se fraya son chemin. “Désolée pour le désordre. Comme je l’ai dit, j’étais occupée.” soupira-t-elle. ‘Pourquoi avait cette femme un si grand impacte sur ses sentiments ?’

“Puis-je te servir quelque chose à boire ?” elle se tourna et regarda la brune scruter tranquillement la pièce du regard.
“N’es-tu même pas un tout petit peu curieuse de savoir pourquoi ai-je pris la peine de venir ici ?” demanda Nikki en ignorant complètement la question d’Helen. Elle s’approcha de l’écossaise mais celle-ci recula.
“Pour décharger ta colère que tu as contre moi pour avoir été si horriblement différente de moi-même cette nuit là je suppose.” dit Helen en respirant profondément, devenant de plus en plus énervée contre elle-même pour être dans tous ses états.
“Ça fait un fichu mal à mon ego d’être utilisée comme un gigolo tu sais Helen !” dit Nikki, fâchée.
“J’étais ivre, je n’ai pas l’habitude de me comporter comme je l’ai fait, c’est pourquoi j’avais été si éhontée !” Helen faisait un effort conscient pour soutenir le regard de Nikki en parlant.
“Tu m’as demandé de te faire l’amour tu te rappelles ?”
“Je n’ai jamais demandé à personne de me faire l’amour avant. Moins encore à une femme et je ne prévois pas de le refaire. Jamais.” dit Helen passionnément.
Nikki passa sa main dans ses cheveux, incrédule. “C’était une mauvaise idée de venir ici. Je ferais mieux d’y aller. Il est tard.”
Mais Helen ressenti un besoin désespéré que Nikki reste, du moins pour un moment. Elle ne voulait pas se quitter comme ça. “Tu ne veux pas boire quelque chose ?” demanda-t-elle.
“Non” dit Nikki sérieusement en s’approchant d’Helen. “Tout ce que je veux, c’est ça…” Elle laissa échapper un soupir profond, puis tira Helen près d’elle et l’embrassa.
Helen n’essaya même pas de résister. Peu importe quels composants formaient la formule chimique de Nikki Wade, ils réagissaient si instantanément avec les siens, que la réaction d’Helen amena les bras de Nikki autour de sa taille.
“Oh mon Dieu Helen !” chuchota Nikki en l’embrassant avec une demande que le corps d’Helen accueillit volontiers avec tellement de force qu’elle tremblait dans les bras de Nikki.
“Je ne veux pas ça.” balbutia Helen en éloignant à peine sa bouche de celle de Nikki.
“Alors pourquoi continues-tu à m’embrasser ?”
La réalité la frappa avec une telle brutalité que Helen trébucha en se libérant avec force. “Non !” haleta-t-elle, sa tête toujours agitée par ses désirs involontaires.
Elles se tenaient debout et se fixaient, leurs respirations s’accéléraient. “Merde Helen, on doit parler de ça !” haleta Nikki, confuse, ne sachant pas ce que Helen voulait d’elle.

“Boisson…” Helen secoua la tête en traversant la cuisine. “Café…” Helen avait désespérément besoin de temps pour réfléchir et se rétablir. ‘Elle n’était pas attirée par Nikki – n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui se passait avec elle ?’ pensa-t-elle, désespérée. Le contact de sa main la faisait fondre comme du beurre. Quelque chose qu’elle n’avait jamais ressentie avec personne.
“Helen.” dit Nikki sombrement quand Helen l’avait rejointe quelques minutes plus tard. “Recommençons.”
“D’où exactement ?”
“De quelque part avant que je t’ai touché.” Leurs yeux se croisèrent. “Malheureusement je ne peux pas me permettre de faire ça.”
Helen rougit et s’occupa du café. “J’aimerais que nous soyons amies.” dit-elle rapidement. “Mais c’est tout Nikki. Je ne suis pas gay.”
“Je n’ai jamais dit que tu l’étais.” répondit Nikki en buvant rapidement son café.
“Bien.” hocha Helen la tête en se levant. “Peut-être qu’il vaudrait mieux que tu t’en ailles.” Elle n’arrivait même pas à regarder Nikki. Elle était trop effrayée que ses sentiments puissent être vus.
Nikki se leva et elles se regardèrent. “Helen je veux t’embrasser.”
Celle-ci secoua la tête. Vu que ses hormones l’urgeaient de dire oui, Helen savait ce qu’elle voulait. “C’est insensé.”
“Es-tu toujours censée ?”
“Non.” Dit-elle d’un ton négligent. “Comme tu as bien pu le remarquer…”

Le reste de ses mots fut étouffé quand la bouche de Nikki détruit ses restrictions. Helen ne pouvait s’en empêcher. Elle s’abandonna dans la passion à peine contrôlée de Nikki. Le désir qu’elle ressentait à travers le corps de la brune la mit dans un tel état qu’aucun homme n’avait réussi à déclencher chez elle avant. Puis elle arrêta de penser aux autres hommes ou à quoi que ce soit d’autre, alors que Nikki la posa sur le bord du canapé et s’agenouilla devant elle pour défaire les boutons de sa chemise. Les mains tremblantes, elle libéra la poitrine d’Helen à ses lèvres et en même temps elle caressa doucement ses cuisses avec ses doigts. Elle se consentirent, sans dire un mot, et glissèrent par terre en renversant le plateau de café qui tomba avec un bruit qu’elles ne remarquèrent pas, car elles se déshabillaient fiévreusement. Leurs caresses sauvages les mirent dans des états qu’elles n’avaient jamais connus auparavant.

Leur passion était de courte durée, mais incroyablement douce, tout aussi magique que la première fois. Mais après ses moments de réalisation, Helen éclata en sanglots, toujours secouée par l’intensité. Elle n’avait jamais été aussi confuse de toute sa vie.
“Helen, qu’est-ce qui se passe ?” demanda Nikki, en prenant l’écossaise en larmes dans ses bras. Helen s’autorisa le luxe et la chaleur de ses bras pendant quelques instants, avant de se relever, les genoux tremblants, et rassembler ses habits.
“Ce n’est pas bien ça…” marmonna-t-elle. “Nikki, tu dois partir… s’il te plaît.” Elle pleura et regarda le visage de Nikki s’envahir de douleur. A travers une voile de larmes elle pouvait apercevoir Nikki se rhabiller à la vitesse de la lumière.
“Je ne suis pas un putain de jouet Helen ! J’ai des sentiments aussi !” siffla-t-elle avant de sortir de la pièce. Les sanglots d’Helen devinrent plus violents quand son salon fit l’écho de la force avec laquelle Nikki claqua la porte d’entrée.

Après un long bain pendant lequel elle se força de penser à tout ce qui venait de se passer, elle mit une chemise de nuit et grimpa dans son lit. Helen ne pouvait plus se nier la vérité. Elle était en train de tomber amoureuse de Nikki. Une femme. A chaque fois qu’elles étaient ensemble, elle avait ce besoin sexuel urgent, qui lui valait la perte de toute pensée rationnelle. L’alcool ne pouvait plus en être la raison, seul l’amour le pouvait. Elle ne savait même pas grande chose de cette femme qui lui avait déjà fait deux fois l’amour. Mais elle avait des sentiments très forts envers elle, physiquement et émotionnellement. Elle sentait qu’il était hors de question qu’elle avoue ses sentiments à Nikki un jour, pour la simple raison qu’elle savait qu’elle ne serait jamais capable d’avoir une relation avec une femme. Sa famille la déshériterait, les gens l’humilieraient et pour finir, leur relation se détruirait à cause de ses peurs et ses doutes. ‘Non, cela ne va jamais se produire et Nikki ne saura jamais rien.’ En même temps, aussi dur que ça soit, même l’amitié était impossible à avoir maintenant. Elle en est venue à la conclusion que le moins elles se voyaient, le mieux c’était pour s’oublier.
Elle eut soudainement froid et remonta sa couverture. Son corps paniquait. Elle ferma les yeux, très fatiguée, mais en même temps, incroyablement réveillée. Comme si elle essayait de dormir pour faire passer l’effet d’une drogue, elle savait que c’était inutile d’essayer, cela ne la rendrait que plus mal dans sa peau. Cette panique allait régner sur elle des heures, peut-être des jours ou des semaines ou encore plus longtemps. Ce soir-là, cette heure-là, sa vie changea.

Nikki se regardait dans le miroir. Elle se faisait du mal. Elle ne pouvait empêcher ses larmes de couler. Encore et encore elle se promit de ne pas tomber amoureuse d’Helen Stewart. ‘Mais elle l’avait déjà fait et maintenant ?’ Maintenant elle se sentait humiliée en sachant que si elle avait réussi à retenir ses sentiments et ses désirs à l’intérieur d’elle-même, les choses seraient peut-être différentes. Même à présent, après lui avoir fait l’amour deux fois, Nikki ne savait pas comment Helen ressentait les choses. Elle refusa de croire que l’écossaise ne ressentait rien pour elle. Après tout, aucune des deux n’avait été sous l’influence de l’alcool cette fois-ci.
Si elle ne s’était pas présentée à la fête de fiançailles d’Anna et Jim, rien de tout ça ne serait arrivé et elle ne se sentirait pas aussi frustrée et énervée.
Elle ne voulait plus jamais la revoir, mais en même temps une partie d’elle avait des sentiments profonds pour Helen, même après tout ce qui s’est passé. Elle avait besoin de le savoir. Si Helen ressentait quelque chose pour elle, elle avait bien l’intention de réagir. Tout ce qu’elle devait savoir c’était que sa pire peur- qu’Helen n’ait aucun sentiment pour elle- n’était qu’une peur, juste une peur.

Larkhall avait occupé la plupart de son temps. Helen essayait de s’occuper avec son travail, et sa maison. Durant une période, elle était comme une prisonnière chez elle, refusant de sortir, refusant de répondre au téléphone et éteignant son téléphone portable pour que Nikki ne puisse pas la joindre. Elle avait besoin de s’éloigner un peu. En même temps, mis à part son fort désir pour Nikki, Helen s’inquiétait beaucoup pour Anna et sa sécurité. Elle se demanda souvent si interférer dans la vie privée de sa meilleure amie était une bonne chose ou pas. ‘Déjà que sa propre vie était une catastrophe, alors quel droit avait-elle pour se fourrer le nez dans celle d’Anna ?’ Mais après une semaine entière sans nouvelles d’elle, elle décida qu’assez, c’était assez. Après quelques secondes d’hésitation, elle agrippa son sac et son manteau et alla vers la sortie.
Vingt minutes plus tard elle se gara devant la maison d’Anna. En resserrant son manteau autour d’elle, elle se dirigea vers l’entrée et frappa à la porte. La seule réponse était de la part du chien hyperactif du voisin. En frissonnant légèrement à cause du froid, elle frappa plus fort. “Allez !” dit-elle en essayant de regarder à l’intérieur de la maison par la fenêtre. Personne n’essaya d’ouvrir la porte.
“Anna ?” hurla-t-elle en frappant encore plus fort. Quelques secondes plus tard, la porte fut ouverte violemment par un Jim Fenner énervé.
“T’essayes d’arracher la porte de ses fichus gonds ou quoi ?” dit-il hargneusement.
Helen avança d’un pas. “Où est Anna ?”
Il sourit, avec son sourire pervers. “Tu ne savais pas chérie ? Anna est partie voir sa mère à Devon.”
“Et pourquoi ça ?” demanda Helen. “Tu l’as effrayé avec ton poing Jim ?”
Le sourire fut remplacé par la panique. Fenner se tourna et regarda dans le salon. “Houste !” siffla-t-il. “Dégage !” en quelques secondes une blonde fit une retraite rapide en refermant sa chemise. Helen était outragée. Non seulement Jim battait Anna, mais en plus il la trompait derrière son dos. “Entre.” Dit-il, se frayant un chemin vers le salon. Mais une fois que la porte fut fermée, Jim poussa Helen violemment contre la porte, lui coupant la respiration.
“Maintenant tu vas m’écouter espèce de traînée écossaise !” siffla-t-il, son visage tordu à quelques centimètres de celui d’Helen, la respiration chaude de Jim lui donnait envie de vomir. Elle savait qu’il était saoul.
“Anna est à moi tu m’entends ? Et si j’apprends que tu as raconté à qui que ce soit que je l’ai frappée, je te…”
“Tu me quoi ?” elle tremblait à l’intérieur mais essayait de se montrer brave.
“Je te tuerai !” dit-il, en se déplaçant à la vitesse de la lumière pour la saisir par les bras.
“Ah, pitié !” dit-elle en essayant délibérément d’avoir l’air ennuyée, quelque chose
qu’elle regretta, car Jim la tira vers lui avec une force qui la prit par surprise. Il appuya sa bouche contre la sienne. Helen, enragée, essaya de se libérer. Mais une des bottes de Jim atterrit juste sur ses pieds, ce qui la fit émettre un cri choqué pendant qu’ils se déplacèrent sur le canapé. Il se posa sur elle, une de ses mains agrippait cruellement ses cheveux et ses baisers forcés étouffèrent les protestations d’Helen. L’autre main de Jim remontait la blouse de l’écossaise, pour avoir accès à sa poitrine. Helen frémit avec dégoût et avec une force inconnue elle parvint à dégager le corps intoxiqué de Jim.
“Salaud !” haleta-t-elle, en essayant de respirer et de gagner la sortie en même temps.
“Où est-ce que tu crois que tu vas Stewart ?” dit-il, essayant une autre tentative pour l’agripper. Elle se retourna et le cogna dans l’œil. Une grande douleur la fit trembler, mais en même temps elle souriait, à la vue de son corps immobile au sol. Elle s’enfuit en courant de la maison, dévala l’allée, se jeta dans sa voiture et la verrouilla. Ce n’était seulement qu’à ce moment-là, qu’elle se mit à sangloter comme un enfant.

Pendant les semaines qui suivirent, Nikki essaya de faire face à son travaille avec plus d’entrain. Elle s’occupa avec son boulot pour remettre sa vie en ordre. Les soirs, elle dînait avec ses amis, avec Trish ou même toute seule et parfois, elle allait au théâtre, peu importe à quel point elle était fatiguée. Mais malgré cela, la plupart du temps, elle tomba dans son lit, trop fatiguée pour pouvoir pleurer sa passion maladive pour Helen Stewart. Elle espérait que le temps et sa propre volonté la feront disparaître. Mais les résolutions de Nikki tombèrent à l’eau à chaque fois que son téléphone sonna et elle ressentit une déception intense quand ce n’était pas Helen à l’autre bout de la ligne. Malgré sa colère, Nikki était frustrée. Elle avait toujours l’envie de toucher Helen à nouveau, de sentir sa peau douce, de sentir son odeur, d’entendre son magnifique rire et de la voir placer sa mèche de cheveux derrière son oreille. Pourquoi les choses ne pouvaient être simples ? Pourquoi Helen refusait d’entendre ce qu’elle avait à lui dire ? Nikki serra son poing en réfléchissant. Elle avait besoin de voir Helen, besoin de savoir la vérité. 

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:50 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 6

Helen essayait de raisonner Anna qui était maintenant assise, rigide sur le bord de sa chaise et couvrait sa tête avec des glaçons qui servaient à cacher la réalité aux yeux du monde. Helen était toujours fâchée qu’Anna fût partie à Devon sans avertir les gens qui se faisaient des soucis pour elle. Mais en même temps, elle regardait son amie, qui était dans un état vulnérable, avec sympathie.
“Chérie, on va devoir parler de ça tôt ou tard. Tu ne peux pas vivre dans un mensonge.” dit-elle doucement.
“Il n’y a rien à admettre Helen.” rétorqua Anna sur la défensive. “Je l’aime et je sais qu’il m’aime !”
“Vraiment ?”demanda Helen doucement, en se rappelant la blonde qui avait quitté la maison d’Anna le soir où Jim l’avait menacée. D’une manière étrange elle réussit à garder ce secret. Elle ne pouvait raconter à personne ce qui s’était passé avec Jim Fenner, surtout pas à Anna.
“Je ne sais pas pourquoi, mais il a voulu me faire peur et m’humilier. C’était sous l’influence de l’alcool. Ce n’était pas le vrai Jim.” marmonna-t-elle, refusant de regarder Helen.
“Et toi c’est ce que tu veux n’est-ce pas ?” demanda Helen, en scrutant du regard le bord de sa tasse de café.
Anna ne répondit rien.
“Quitte-le avant qu’il ne te fasse quelque chose d’encore pire Anna! Tu sais que j’ai raison !”
“Non !” elle releva la tête, "Je l’aime et nous allons nous marier un jour ! C‘est définitif Helen !”
Celle-ci ne trouvait rien à répondre, ni trouver un moyen de convaincre Anna de quitter Jim. Le silence tendu fut interrompu par le son strident du téléphone d’Anna. Ce n’était pas Jim, Helen pouvait le deviner de la façon dont le visage d’Anna se détendit un peu. “Je vais bien merci !” Anna réussit à sourire un peu. “Honnêtement !”
Leurs yeux se rencontrèrent et Helen sourit.
“Je suis avec Helen.” Elle sourit à nouveau en passant le téléphone dans ses mains. “Bien sûr que tu peux lui parler !”
“Qui c’est ?” chuchota Helen en fronçant les sourcils.
“Nikki.” soupira Anna lourdement. “Je vais nous servir un autre verre. Je reviens tout de suite.

Helen n’arrivait pas à respirer correctement en regardant le téléphone qui se trouvait dans ses mains. Elle ne voulait pas parler à Nikki. Avec la gorge très serrée, elle leva à contrecœur le téléphone à son oreille et se trouva en ligne avec le souffle de Nikki. Helen ne réussit pas à dire un mot. Son larynx se resserra de peur.
“Je sais que tu peux m’entendre.” dit finalement Nikki, ce qui envoya un frisson à travers le dos d’Helen. Elle agrippa le téléphona plus fort et ferma les yeux.
“Ce n’est pas juste envers aucune de nous deux et si tu crois que je vais résoudre cette situation toute seule alors tu te trompes.” Nikki semblait extrêmement sérieuse.
“On a besoin de parler. Je viens te voir vers 18h.”
Helen respira profondément en s’urgeant de parler, mais elle ne pouvait pas.
“Au revoir pour l’instant Helen.” soupira Nikki et raccrocha l’appareil.
Helen était assise, engourdie par ses sentiments qu’elle avait essayé de dissimuler. Rien que d’entendre sa voix la faisait trembler. Ses pensées l’effrayaient à nouveau mais elle essaya de se détendre.

“Tu as l’air effrayée. Tout va bien ?” demanda Anna, en se rasseyant à la table.

La pluie tombait lourdement quand Nikki finit de se doucher, s’habiller et de parcourir la chambre en se demandant ce qu’elle allait dire à Helen. Après un peu de temps elle réalisa que parcourir la chambre n’allait pas lui faire du bien, bien au contraire: elle imaginerait le pire. Dés lors, elle agrippa sa veste, sauta dans sa voiture et traversa les embouteillages de la ville. Quand enfin elle en sortit, une goutte de sueur nerveuse pendait à ses lèvres. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’Helen allait dire ou de la façon dont elle allait se comporter. La douleur était encore récente pour les deux femmes. Cela n’allait certainement pas être facile.

La porte fut ouverte avec empressement, Helen se mit de côté et laissa Nikki entrer, mais ce ne fut qu’à la cuisine que leurs yeux se rencontrèrent pour la première fois depuis leur nuit de passion.
“Salut.” soupira Nikki.
“Salut.” répondit Helen nerveusement, refusant de la regarder dans les yeux plus de quelques secondes. “Tu veux un café ?” demanda-t-elle en s’avançant à grands pas vers l’armoire.
“Oui merci.” acquis Nikki en s’asseyant à la table. Elle regardait chaque mouvement qu’Helen faisait. Ses cheveux étaient soigneusement mis derrière ses oreilles et même de derrière, Nikki la trouvait magnifique. Elle devait arrêter ces pensées, du moins jusqu’à ce qu’elles sachent où elles en étaient.
Mais elle n’y parvenait pas. Le fait de ne pas pouvoir la toucher lui faisait mal. C’était comme si Helen sentait qu’on la regardait, elle se retourna et leurs yeux se rencontrèrent.
Helen avait beaucoup de sentiments qui se mélangeaient à l’intérieur d’elle-même. Entre autres, un amour qu'elle ne voulait admettre et une profonde confusion. C’était dur d’être là comme ça.
“Tu sais pourquoi je suis là ce soir n’est-ce pas ?” demanda Nikki.
Helen continuait de s’occuper du café. “Oui.” répondit-elle en fixant la tasse, attendant que la bouilloire bouillît. “Mais je n’ai pas grand-chose à dire.”
Nikki attendit en silence que les boissons soient prêtes et qu’Helen soit assise en face d’elle avant d’essayer de parler. “Helen…”
“Je n’ai jamais voulu que cela se produise Nikki.” Helen l’interrompit amèrement.
“Je suis sûre que tu ne le voulais pas.” sourit Nikki, avant que son regard ne durcisse. “Mais il y a des choses que je dois savoir.”
Helen resta assise, immobile. “Oui je pense que c’est le cas.”
“Helen j’essaie de te comprendre, j’essaie vraiment, mais je n’y arriverai pas si à un moment tu as envie de moi, et à un autre tu me repousses.” Nikki secoua la tête.
“Il n’y a rien à comprendre Nikki.” Helen mentait avec conviction.
“Je veux oublier ce qui c’est passé entre nous. Ça n’aurait jamais du se produire." dit-elle la gorge serrée.
“Je n’arrive pas à t’oublier.”
“Moi, si.” Helen la regarda. “Je ne suis pas lesbienne.”
“C’est tout ce qui t’intéresse ?” cracha Nikki. “D’être jugée lesbienne ? Et tu fais quoi de mes sentiments, de ce que je veux ? Cela s’est produit ! Tu ne peux pas changer ça !” elle frappa son poing contre la table en regardant Helen, énervée.
Helen essayait de rester calme et se retenait de pleurer. “Je suis désolée que cela s’est produit.” soupira-t-elle. “Je suis désolée Nikki, mais il est hors de question. C’était de ma faute. Je n’aurais jamais dû te demander de me faire l’amour cette nuit là.” Helen n’arriva pas à la regarder cette fois-ci.
Les yeux de Nikki se resserrent. “Alors tu me dis que tu ne ressens rien pour moi Helen ?”
“A part de l’amitié,” elle leva la tête, ses larmes troublèrent sa vision “Non.”
Elles étaient assises en silence et Helen voulait que Nikki parte maintenant. C’était dur de mentir, mais elle sentait qu’elle leurs devait ça.
Nikki se leva. “Eh bien je suis contente que tu aies eu ce que tu voulais !” siffla-t-elle. “Je suis amoureuse de toi et je prierais Dieu que cela ne soit pas le cas Helen. Je suis amoureuse d’une petite traînée qui n’arrive pas à se décider si elle veut d’un homme ou une femme. Wow !” des larmes coulèrent sur les joues de Nikki pendant qu’elle parlait. Elle voulait être brutale pour faire du mal à Helen, quelque chose qui fut réussi. Une grande baffe sur son visage lui prouva cela.
“Sors !” hurla Helen, les larmes coulèrent sur ses joues aussi. Nikki tendit les bras pour l’attraper et la tira dans ses bras, leurs lèvres ses touchèrent dans un baiser fâché, en larmes.
“Sors !” répéta Helen, se tournant aveuglement vers la porte et l’ouvrant violemment.
“Ne t’en fais pas! Je ne suis plus là !” cracha Nikki en passant devant elle puis en sortant dans la nuit.

Nikki atteignit sa voiture à grands pas. Les gens n’avaient pas d’autre choix que de s’ôter de son chemin. Elle remua la tête comme une folle. Elle renifla férocement et essuya les larmes sur ses joues avec sa main. Elle chanta fort dans sa tête pour noyer les voix qui lui disaient qu’elle a encore tout foutu en l’air. Qu’elle avait été ridicule de penser qu’Helen serait intéressée par sa demande d’amour.
‘Ne jamais s’impliquer avec une femme hétéro !’ Elle s’était dit et redit ça avant. Mais là elle s’était impliquée et elle était fâchée d'être tomber amoureuse. Seule. Ce mot s’enfonça dans son cœur comme un couteau. De retour chez elle, elle pouvait sentir la frustration parcourir ses veines. Elle agrippa le bord de la table de la cuisine tellement fort que sa main devinrent blanche. Dans une cascade de larmes et une grande colère elle balaya la table, jetant le contenu par terre, ce qui causa beaucoup de bruits. Sur le moment, elle avait besoin de frapper quelque chose, et avec le mur en face d’elle, elle lança son poing avec toutes ses pensées contre la surface dure, avant de tomber par terre avec une douleur émotionnelle et physique.

Helen essuya les larmes sur son visage en essayant de bloquer les émotions qu’elle ressentait. Elle alluma la radio dans la cuisine comme une action désespérée pour oublier ses pensées pour oublier d’avoir rencontré Nikki Wade. Elle était malade de culpabilité pour avoir mentie mais en même temps elle devait mentir pour son propre bénéfice égoïste. Ses larmes ne cessèrent de couler et ses pensées ne voulaient pas disparaître. Se sentant trop faible pour se battre, elle s’abandonna à ses émotions écrasantes. Sur le moment, elle avait besoin d’une amie. Elle avait besoin que quelqu’un la tienne dans les bras et lui dise que tout allait bien se passer.

“Nikki, c’est toi ?” une voix tremblante et ivre chuchota à travers l’interphone, plus tard dans la nuit. Nikki frissonna malgré elle.
“Oui Anna c’est moi !” dit-elle finalement. Cela faisait un moment que Nikki ne s’était pas sentie aussi désespérée. Elle avait besoin de la compagnie de quelqu'un et Anna était la première personne qui lui était venue en tête. Elle ne l’avait pas vue ou entendue parler d’elle depuis longtemps. Mais elle se sentait tellement prise en piège avec ses sentiments, que c’était la seule personne à qui elle pouvait parler.
La porte s’était ouverte rapidement et elle fut invitée à l’intérieur. C’était la première fois que Nikki voyait les blessures sur le visage d’Anna.
“Qu’est-ce qui c’est passé ?” haleta-t-elle.
“Ne demande rien, ne… dem… entre Nikki, tu as l’air d’avoir besoin d’un verre !” Mais il t’en faudra un bon nombre pour me rattraper !” dit Anna en poussant Nikki dans le salon.
Nikki se débarrassa de sa veste et jeta ses clés sur la table. Pendant un moment elle observa le salon d’Anna, plus désordonné que d’habitude. Nikki savait que quelque chose n’allait pas. Anna ne laissait jamais sa maison désordonnée.
“De la vodka te convient ?”Anna interrompit ses observations.
Nikki se retourna et la regarda, elle avait un air si fragile à la lumière faible.
“Merci” elle sourit en se laissant tomber sur le canapé, à côté d’Anna.
“Alors tu vas me dire où est Jim ?”
“Cela fait un moment Nikki, on ne pourrait pas juste oublier nos vies et nos problèmes et de savourer nos boissons ?”
Avec un soupir, Nikki descendit sa vodka d’un coup. Avec un petit sourire, Anna remplit leurs verres de nouveau. Cette action se répéta plusieurs fois pendant qu’elles discutaient amicalement. Mais il semblait que plus Nikki buvait, plus elle pensait à Helen.
“Qu’est-ce qui se passe ?” chuchota Anna en forçant Nikki de la regarder. “S’il te plaît, dis-moi à quoi tu penses.”
Nikki hésita, mais dans son état, elle se rendit et raconta à Anna son amour pour Helen.
“Helen ???” haleta Anna. “Tu es amoureuse d’Helen ?”
“Oui” acquis Nikki en essayant de se concentrer.
“Elle est hétéro Nikki.”
“Ah bon ?” les deux femmes se regardèrent et Nikki ne réussit pas à interpréter l’expression de visage d’Anna.
“OUI !” cria Anna, la prenant ainsi par surprise. “Tu ne l’aimes pas Nikki, ce n’est qu’une phase, c’est …”
“Quoi ?” souffla Nikki en secouant la tête. “Anna, je sais ce que je ressens.”
“Non, tu ne le sais pas !” Anna secoua la tête et lui tendit un autre verre. “Toi tu veux une femme qui puisse t’aimer, qui puisse t’accepter, qui …”
“Et Helen le peut, c’est juste …”
“Non !” dit Anna incrédule avec un regard triste. Nikki était déconcentrée, même dans son état ivre, elle savait qu’Anna se comportait bizarrement.
“Helen et toi… eh bien Nikki.. Ce n’est pas bien.” chuchota Anna, se rapprochant d’elle. “Tu ne vois donc pas, que l’équation est fausse …”
“Vraiment ?” chuchota Nikki en haletant la sensation de la main d’Anna sur sa cuisse.
“Oui” dit-elle en se rapprochant de nouveau. “Moi je peux t’aimer Nikki.” La tête de Nikki n’était pas assez claire mais quand le visage d’Anna se rapprocha du sien, tout ce qu’elle pouvait voir était le danger et la seule à qui elle pouvait penser était la femme qu’elle aimait vraiment. “Non, Anna !” dit Nikki sévèrement en se redressant. Elle se sentait secouée et savait qu’elle aurait déjà du s’évanouir avec tout ce qu’elle a bu. ‘Alors pourquoi est-elle comme ça ?’
“Nikki nous avons toutes les deux besoin d’amour et je sais qu’on pourrait se donner cet amour.”

Avant que Nikki n’ait eu le temps de dire un autre mot, Anna la tira vers elle et ‘l’embrassa. Nikki pouvait sentir ses défenses s’affaiblir alors qu’une langue se glissa dans sa bouche. Anna était une très belle femme et même si Nikki ne ressentait rien pour elle, sur le moment elle n’avait pas assez de volonté de repousser cette démonstration d’affection. Elle avait besoin de se sentir à nouveau entière. Helen l’avait lâchée et Anna lui offrait de la passion, quelque chose dont elle avait très envie. A ce moment même, alors que le baiser devint plus profond, Nikki abandonna toute pensée rationnelle.

C’est l’ombre d’une personne qui déconcentra Nikki quelques secondes plus tard. Elle se retira et regarda vers la porte. Helen se trouvait debout, ses bras pendaient mollement sur les côtés. Ses yeux se déplacèrent d’Anna vers Nikki. Elle ne montrait aucune émotion.
“Helen !” Crièrent les deux en même temps.

Celle-ci ne dit rien alors qu’une larme coula sur sa joue. Mais quand Nikki se prépara à se lever, elle se tourna et quitta la maison.

De nouveau, Nikki pouvait sentir son cœur dans un tourment enragé. Elle était fâchée contre elle-même d’avoir embrassé Anna, elle se sentait coupable de s’être permise de boire autant d’alcool et, en même temps, elle ne savait pas quoi faire. Cela n’aurait servi à rien de courir car Helen ne se serait pas arrêtée. Cela n’aurait servi à rien de téléphoner, car Helen n’aurait par répondu. En passant ses doigts dans ses cheveux, Nikki se tourna et regarda Anna.
“On n’aurait pas du faire ça !”
“Oh Nikki, ne sois pas comme ça … je veux …” dit Anna en se penchant de côté.
“Écoute Anna… est-ce que je pourrais dormir sur ton canapé ?”
De nouveau, elle se trouvait dans une position qui n’était pas en sa faveur, elle ne pouvait en vouloir à personne sinon à elle-même et elle savait que ça allait être difficile d’expliquer ça à Helen. Elle se sentait vide en étant couchée sur le canapé, trop effrayé pour dormir, trop fâchée pour pleurer et elle se sentait trop honteuse à cause de ce baiser.

Helen marchait. Ses jambes ne voulaient pas s’arrêter et son cerveau fonctionnait sans relâche. Les dernières images dont elle se souvenait étaient poignantes. Sa meilleure amie et la femme envers qui elle essayait de combattre ses sentiments… dans un baiser passionné. Rien que la pensée la rendait malade. Elle tituba dans un parc désert et s’assit sur le banc le plus proche. “Anna était hétéro, n’est-ce pas ?” Des pensées traversaient son esprit pendant qu’elle essayait d'arrêter cette jalousie qui parcourait son corps. Elle secoua la tête et une larme tomba sur son nez. Cela ne servait à rien. Elle n’arrivait pas à supporter les sentiments qu’elle avait pour Nikki, mais en même temps, elle ne voulait pas voir ou entendre que quelqu’un d’autre la touche. Ce qu’elle avait vu, la rendit violemment malade, profondément jalouse et ça lui faisait du mal. Quelques heures auparavant Nikki lui avait dit qu’elle l’aimait puis elle est allée se faire consoler dans les bras de sa meilleure amie. Quelque chose n’allait pas. Elle regardait les étoiles pendant que la jalousie se mit là reprendre. La pitié qu’elle ressentait pour sa propre personne était comme une douleur physique. Elle se sentait nauséeuse. Son corps reflétait la tristesse et la misère. Jamais avant ce moment avait-elle était malheureuse. Elle ne s’était jamais sentie comme ça. En se dépêchant, Helen regagna sa voiture, désespérée de rentrer chez elle et de se coucher.  

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:53 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 7

Quitter la maison d’Anna le lendemain matin avait été bizarre. Nikki ressentait toujours un profond regret d’avoir embrassé Anna, en sachant que les choses auraient pu aller plus loin si Helen n’avait pas été là. En la regardant, elle pouvait voir le malaise d’Anna aussi.
“On peut oublier la soirée d’hier n’est-ce pas ? Je ne sais pas ce qui m’était arrivé Nikki.” Anna secoua la tête.
“ Moi non plus" soupira Nikki en enfonçant ses mains plus profondément dans sa poche.”
“Helen va me haïr.”
“Elle me haït déjà.” marmonna Nikki.
“Non ce n’est pas le cas. Fais-moi confiance." sourit Anna et l’enlaça. "Je suis vraiment désolée pour…”
“Ne le sois pas. Tout va bien pour toi, n’est-ce pas ?" souffla Nikki en l’enlaçant.
“Je vais bien. Je crois que tu ferais mieux d’aller voir Helen.”

Mais Nikki n’y était pas allée. Elle parcourut la ville quelques fois, s’arrêtant juste pour manger quelque chose. Trish l’avait appelé et lui avait demandé de l’aide au club et Nikki était heureuse de pouvoir faire autre chose que de se morfondre sur son erreur.
“Mon Dieu, chérie !” sourit Trish en enlaçant Nikki quand celle-ci entra dans le club. “Rude soirée ?”
“Oui. Soupira Nikki en jetant ses clés. Qu’est-ce qu’on a ce soir ?”
“Fête pour 300 personnes chérie, tu arrives à croire ça ? ça va nous rapporter beaucoup ça !”
Nikki se contenta de hocher la tête et traversa le bureau et se laissa tomber sur sa chaise. Elle passa l’après-midi à vérifier les réservations et les demandes spéciales. Elle aimait savoir ses consommateurs heureux et leur donnait tout ce qu’elle pouvait.
Quelque fois elle regardait le téléphone et pensait à appeler Helen. Elle composa le numéro trois fois mais raccrocha dès qu’elle réussissait à joindre la prison de Larkhall. Mais, sans réfléchir, Nikki garda le téléphone en main et attendit la réponse quand elle appela pour la quatrième fois.
“Oui, bonjour, pourrais-je parler à Helen Stewart s’il vous plaît ?” demanda-t-elle, la voix tremblante.
“Qui est à l’appareil ?” demanda une jeune femme à l’autre bout de la ligne.
“Nikki Wade. Je suis une…”
“Je suis désolée Mlle Wade, mais Mlle Stewart est très occupée pour l’instant. Vous allez devoir la rappeler plus tard.” dit la femme brusquement, avant de raccrocher le téléphone.

“Nikki, tu vas me dire à quoi tu penses ? Tu as l’air énervée. Qu’est-ce qui ne va pas ?” dit Trish doucement en lui tendant une tasse de café, plus tard dans la journée.
“Rien de grave. Merci pour le café.” dit-elle, en refusant de lever la tête de ses feuilles.
“Nikki !”
“Trish, je vais bien !!!” rétorqua la brune, un peu en colère.
“Dis-moi !”
“Non !” Nikki se leva. “Trish, je vais bien. Honnêtement !” soupira-t-elle et réussit à sourire. “Il n’y a rien de grave, alors ne te fais pas de soucis pour moi.”
“Je ne peux pas m’en empêcher chérie. Je m’inquiète pour toi.” Trish se retourna et sourit, puis prit tendrement le bras de Nikki. “Ça va aller ?”
“Promis.” rigola Nikki, se dirigeant vers la porte. “On se voit plus tard !”

Helen était assise à son bureau après une réunion avec ses supérieurs. Elle avait parcouru ses dossiers et ses notes plus vite qu’elle n’avait jamais fait. A l’intérieur, elle savait qu’elle voulait éviter de penser à Nikki. Elle était dégoûtée d’Anna et de Nikki pour ce qui c’était passé la nuit d’avant, mais en même temps, elle n’avait pas le droit de se sentir comme ça. Nikki ne lui appartenait pas. Elle regarda son téléphone par-dessus les dossiers pour la millionième fois, avant de secouer la tête et de regarder ailleurs. Elle avait demandé que tout appel venant de Nikki Wade ou d’Anna Potter soit refusé, simplement, car elle n’arrivait pas à y faire face. Mais ceci ne l’avait pas empêché de vouloir que Nikki l’appelle et la rassure que tout aille bien.

Elle parcourut beaucoup de papiers, jonchés sur son bureau, mais les mots n’étaient rien que des mélanges de lettres et elle savait qu’elle ne supportait pas de rester assise, immobile, pendant encore longtemps.
On frappa à la porte deux fois, ce qui ramena Helen sur terre. Elle organisa ses bloques de feuilles sur son bureau, qui était aussi organisé que ses sentiments.
“Cassandra Blatt aimerait vous voir M’Dame.” Une jeune secrétaire énergique ouvrit la porte.
Helen la regarda. “Cassandra… qui…”
Sa voix se coupa quand Nikki entra avec un petit sourire.
“Merci !” dit-elle en faisant signe à la secrétaire de partir.
Nikki s’assit dans la chaise en face d’Helen et les deux se regardèrent pendant quelques secondes.
“A quoi tu joues ?” dit Helen cruellement. Nikki souriait en entendant son accent écossais qui devenait encore plus apparent quand elle était fâchée
“Je dirais que ça crevait l’œil Helen.” dit-elle calmement. “Tu m’empêchais de t’appeler alors je suis venue te voir en personne car tu as besoin de savoir la vérité sur hier soir.”
“Vraiment ?” demanda Helen avec un soupir. “Je dirais que vous avez rendu les choses sacrément évidentes hier soir. Et maintenant, tu m’excuseras, mais je suis occupée.” mentit Helen en décrochant son téléphone.
Nikki fut très rapide en enlevant le téléphone de ses mains et en le replaçant à sa place.
“Eh bien ça peut attendre.” dit-elle sérieusement, en établissant de nouveau un contact visuel.
“Ça n’aurait pas du arriver hier soir. Le baiser, je veux dire.” chuchota-t-elle.
“Je m’en fous !” chuchota tranquillement Helen en regardant ailleurs.
“Non, ce n’est pas vrai.” chuchota Nikki. “Je sais que ce n’est pas le cas Helen.” soupira-t-elle et la força à la regarder à nouveau.
“C’était une erreur. On était ivre. Anne est hétéro mais elle est très triste.”
“Je sais.” dit Helen doucement.
Il y avait un silence.
“Je suis amoureuse de toi.” soupira Nikki.
“NON !” cria Helen en se levant. “Ne me dis pas ça Nikki !”
“Mais c’est la VERITE !” Nikki était exaspérée. “Et je veux que tu admettes que tu ressens quelque chose pour moi !”
Il y avait un silence pesant mais Helen ne voulait pas se retourner pour regarder Nikki. Elle se tenait debout et regardait par la fenêtre, les yeux égarés.
“Laisse-moi t’inviter à manger ce soir. Juste pour éclaircir les choses …” dit Nikki doucement en se rapprochant d’elle. “Si tu ne ressens vraiment rien pour moi Helen, eh bien je vais devoir vivre avec. Mais laisse-moi t’inviter ce soir. Juste … comme des amies.”

Helen ferma les yeux et essaya d’ignorer son cœur qui battait fort. Elle ne répondit rien.
“Rejoins-moi ce soir à 20h devant le Rio. Nikki prit ses clés de voiture et se dirigea vers la porte. “Je t’attendrais.”

Après un long moment dans le bain et un bon épisode d’Eastenders , Helen se promena dans la cuisine en robe de chambre à la recherche d’un peu de biscuit en attendant que la bouilloire bouillît. Elle était sensée retrouver Nikki au Rio, le restaurant le plus cher de la ville, dans une heure mais plus elle y pensait, moins elle sentait la nécessité d’y aller. Nikki ne ferait que de faire ressortir le côté d’elle qu’elle essayait justement de cacher et cela ne serait pas une bonne chose !
Son téléphona sonna et elle essaya de le décrocher en même temps que d’enlever la bouilloire du feu.

“Allô ?”
“Helen ? c’est Anna.”
Il y avait un silence et Helen ne savait pas quoi dire. Elle ne voulait pas que qui que ce soit pense qu’elle avait été jalouse l’autre soir. Mais en même temps, elle ne voulait pas qu’Anna ne sache pas à quel point elle se sentait blessée. Elle secoua la tête. Elle ne pouvait tout simplement pas gagner dans cette situation.
“Helen ?” dit Anna de nouveau.
“Salut” dit Helen froidement en regardant la montre pendant qu’elle parlait.
“Ecoute chérie, je suis désolée pour ce qui avait l’air de se passer chez moi l’autre soir…”
Helen ferma les yeux. Rien que la pensée de ce qu’elle avait vu était douloureuse.
“Je n’attends pas que tu me pardonnes Helen, mais je crois que tu dois savoir ce que Nikki ressent pour toi. Tout ça était une erreur alcoolisée. J’étais seule et j’étais choquée d’apprendre que tu avais des sentiments pour une autre femme…”
“Vraiment ?” dit Helen tranquillement, nullement convaincue.
“Tu me connais, je ne juge pas. C’était juste une réaction naturelle… Mais Helen, c’était une erreur. Je te promets que … je t’en supplie … parles à Nikki.”
“Je ne peux pas.” chuchota Helen à travers ses larmes.
“Si, tu peux !” dit Anna, indignée. “Et tu le feras ! si elle t’est aussi importante que je le crois, alors je pense que tu devrais vraiment le lui dire. Sois honnête avec toi.”
De nouveau, il y avait un silence.
Pendant les moments qui passèrent, des nouvelles pensées firent apparitions dans la tête d’Helen. Le fait de savoir que Nikki finira par surmonter cet amour et trouvera quelqu’un d’autre était… énervant. La pensée de quelqu’un embrassant ses lèvres la faisait trembler.
“Helen ?” dit Anna doucement. “Tu es fâchée contre moi ?”
“Non” répondit-elle après une longue pause. “Je suis fâchée contre moi Anna.”
“Ne le sois pas chérie. Je devais avoir l’air de l’amie cruelle qui voulait ruiner votre relation, hein ?”
“On n’a pas de relation.” soupira Helen en essuyant son visage.
“Mais tu l’aimes ?” demanda Anna dans un moment de lucidité rare et involontaire.
Helen regarda la montre.
“Désolée. Ça ne me regarde pas.” rajouta Anna à la hâte.
“Je dois aller quelque part.” dit rapidement Helen dans un moment de réalisation.
Elle devait voir Nikki.
“D’accord.” rit Anna. “Et Helen ?”
“Oui ?”
“Ne fais pas le mauvais choix !”
Helen se permit un petit sourire en raccrochant le téléphone. Elle n’avait plus beaucoup de temps et soudainement son ventre se serra de peur à la pensée de ce qu’elle était sur le point de faire. Sa tête était remplie de pensées : ce qu’elle allait dire, de la façon dont sa famille réagirait s’ils savaient qu’elle était amoureuse d’une autre femme…

Elle était debout et se regardait dans le grand miroir dans sa chambre et soupira longuement et lourdement. C’était une soirée spéciale qui nécessitait une robe spéciale. Pas de noire traditionnelle, pas de robe léopard, mais une robe spéciale, qui avait coûté 1000£, de couleur rose, qui miroitait avec un collier de perles. Une robe ‘Cendrillon’ choisie pour paraître aussi féminine et délicate qu’une poupée en porcelaine. ‘Est-ce que Nikki aura toujours envie d’elle ? Probablement pas.’ D’une façon ou d’une autre elle savait qu’elle mériterait cette possibilité, et ce soir elle allait apprendre tout ce qu’elle avait besoin de savoir. 

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:55 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 8

Nikki se gara à côté du restaurant. C’était vraiment cher, mais Helen Stewart en valait la peine. Elle sortit de sa voiture, habillée d’un de ses costumes noirs et une blouse noire en soie. Sa veste était joliment coupée autour de ses épaules. Elle avait l’air sophistiquée et élégante. Le bar à l’intérieur avait la forme d’un fer à cheval. Le restaurant s’élargissait en profondeur. Les barmen étaient deux hommes séduisants.
L’un était en blanc, l’autre en noir, ce qui était bien assorti au décor du restaurant. La musique était une chanson de Travis. Il y avait un petit bruit de fond qui parvenait des discussions de la foule du soir, qui était un mélange de costume et de minijupes. L’atmosphère était calme et classe. Nikki l’aimait beaucoup, malgré son stress. Elle prit le temps de regarder le restaurant, une assemblée de tables en verre, simples, mais chics. Quand ses yeux regardèrent vers le bar, elle eut le souffle coupé et ses mains se mirent à trembler. Son ventre fit un bond alors qu’elle la regardait avec une sensation d’amour. Helen était à elle, et ce soir là, elle était incroyablement jolie dans sa robe rose.
Helen se tourna et leurs yeux se croisèrent. Nikki souriait légèrement et se dirigea vers elle.
“Helen…” soupira-t-elle avec un rire abasourdi. “Pardonne-moi de te dire ça mais… tu es magnifique.”
Helen sourit légèrement en lui tendant un verre.
“Toi aussi.”
Elles furent amenées à leur table. A partir de là, l’atmosphère semblait s’adoucir autour d’elles et Helen se permit de se détendre. A l’intérieur d’elle, tout son corps anticipait alors qu’elle regardait Nikki. En même temps, la table se remplissait avec des petits plats aux olives, aux huîtres et aux jambons fumés. Le vin qu’elle buvait gratta sa gorge et la conversation coula facilement. Elles passaient un très bon repas ensemble et aucune des deux ne voulait gâcher ça avec une conversation sur l’amour pour le moment.
Même quand elle parlait, riait ou écoutait, Helen sentait la présence très proche de Nikki. Elle était piégée par son charisme. Chaque fois qu’accidentellement elles s’effleurèrent les bras ou même une jambe, un courant de désir se répandait dans leurs veines. Mais au lieu de s’inquiéter, pour une fois, Helen appréciait ce qui se passait.
“Merci pour tout ça Nikki.”
Elle soupira, s’essuyant la bouche avec sa serviette.
“Ce n’est rien.” Nikki la regarda par-dessus le bord du verre.
“Mais Helen, je n’ai pas fait tout ça pour rien. Il y a des choses dont on doit parler et je sais…”
“Nikki…” dit Helen doucement, secouant la tête en la regardant.
“Pas ici. Pourrait-on aller ailleurs ?”
Nikki était abasourdie. Pour une fois, Helen montrait la volonté de parler. Elle appela le serveur et régla l’addition avant de finir rapidement sa boisson.
“Tu es prête alors ?” soupira-t-elle en se levant.
“Où…va…t’on ?” demanda Helen en se levant aussi.
“Chez moi. Ne t’inquiètes pas je n’essayerai pas de profiter de toi ou de faire quoi que ce soit de bizarre.” dit-elle avec un peu d’amertume en la devançant de quelques pas.

C’était la première fois qu’Helen voyait l’appartement de Nikki. Un endroit confortable, douillet et agréable avec un décor chaleureux. Elle sourit légèrement en entrant dans le salon mais ne laissa pas Nikki le voir. De toute façon, celle-ci ne l’aurait pas vu, car elle s’occupait de la radio.
“Quelque chose à boire ?” demanda Nikki pendant que la musique remplit la pièce.
‘Je dois être folle. Peut-être que je rêve trop ? Mais quand je pense à toi, j’ai envie de te toucher…’
Helen n’arrivait pas à décrire ou comprendre entièrement comment elle se sentait en écoutant les paroles qui sonnèrent vraies. Elle était clouée sur place, essayant de respirer correctement.
“Helen ?” demanda Nikki.
“Non, merci.” dit Helen à la hâte, en rencontrant ces yeux bruns.
Nikki passa rapidement à côté d’elle à la cuisine mais Helen avait des choses qu’elle devait dire. Elle la suivit et resta debout quelques minutes à regarder son dos, admirant ses muscles. Maintenant qu’elle était là, à faire face à ses sentiments, les choses semblaient être encore plus difficiles.
“Nikki….” dit-elle, instable. “Je dois te parler.”
“Vas-y” dit Nikki, se retournant brièvement avant de verser de l’eau chaude dans une tasse.
“L’autre soir, quand je t’ai vue embrasser Anna…”
“Helen, ce n’était pas ce dont ça avait l’air !” dit Nikki brusquement, prenant Helen par surprise.
“Je le sais maintenant. Anna m’a appelé…”
“Donc tu crois Anna mais tu refuses d’écouter un mot de ce que je dis ?” Nikki secoua la tête et sortit le lait du frigo.
“Non” Helen secoua la tête aussi et s’avança pour tourner Nikki vers elle, leurs yeux se croisèrent de nouveau.
“Je ne voulais pas dire ça.” Il y avait une pause pendant laquelle l’air se remplit avec une tension sexuelle cachée. Helen se surprit à regarder les lèvres de Nikki beaucoup trop longtemps, mais à ce moment là, elle ne s’en souciait absolument pas.
“J’ai toujours eu des problèmes quand il s’agissait de te comprendre.” chuchota Nikki, sans détourner les yeux.
“Moi aussi.” chuchota bravement Helen en regardant ailleurs pour une seconde mais ensuite elle regarda Nikki droit dans les yeux, essayant de garder le peu de courage qui lui restait.
“Je n’ai jamais été aussi jalouse que je l’ai été quand je t’ai vue avec Anna.” Elle regarda ailleurs, son cœur battait fort contre sa poitrine.
“Qu’est-ce que tu dis ?” Nikki secoua la tête pendant qu’elle retourna gentiment le visage d’Helen pour que celle-ci la regarde.
“Je ne supporte pas que qui que ce soit te touche.” répondit Helen. “Est-ce si difficile à croire ?”
Le visage de Nikki était un mélange d’amusement et d‘étonnement.
“C’est impossible.” Nikki secoua la tête, les deux étaient très au courant que sa main tenait toujours la tête d’Helen vers la sienne.
“Mais pourquoi me dis-tu tout ça maintenant Helen ?”
“Parce que je le dois, avant que je ne perde ma tête Je te veux. Eh merde tu ne crois pas que j’ai peur de dire ça ?”
Nikki pouvait voir la peur dans les yeux d’Helen, mais ça ne la rendait que plus amoureuse de cette femme, qui maintenant étendait ses sentiments sur la table.
Sa main descendit sur la taille d’Helen, la tirant gentiment vers elle. “Tu n’as pas idée à quel point je rêvais que tu me dirais ça.” Nikki secoua la tête avec un sourire léger pendant qu’elle avançait sa tête de façon à ce que leurs fronts se touchent.
“Tu n’as pas idée à quel point c’était dur d’essayer de te le dire.” admit Helen en respirant lourdement.
“Mais tu le penses vraiment ?”
“Oui” Helen hocha la tête en effleurant doucement les lèvres de Nikki. Elle avait besoin d’être touchée par cette femme. Même si son corps était tendu d’appréhension, ça ne faisait pas fuir l’excitation que Nikki Wade causait à chaque fois en elle.
Nikki prit son temps, parcourant ses doigts dans les cheveux d’Helen alors qu’elles s’enlaçaient gentiment, s’embrassant doucement, les mains d’Helen allaient de haut en bas sur la nuque de Nikki, en la rapprochant, pendant que sa langue glissa plus profondément dans la bouche de la brune. A l’intérieur d’elle, elle pouvait sentir ses muscles se détendre, comme ils le faisaient à chaque fois. Sauf que maintenant, sa peur habituelle fut remplacée par la confiance.
Lentement, Nikki déplaça ses mains sur ses épaules lisses puis enleva les bretelles délicates de la robe rose et Helen gémit doucement alors que sa poitrine devint libre aux mains de Nikki.
“Amène-moi au lit Nikki !” demanda tendrement Helen et Nikki n’eut pas besoin de plus d’encouragements… 

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 08:57 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 9

Nikki bougea dans son lit alors que la pluie claqua contre la fenêtre. En ouvrant un œil après l’autre, elle regarda dehors pendant un moment. Des nuages gris traversaient le ciel. Un mouvement léger venant d’à côté la fit sourire. Elle se retourna et identifia les cheveux lisses étendus sur le coussin. La nuit passée n’était pas un rêve, se rappela-t-elle. Elle se tourna de côté et regarda Helen, perdue dans ses rêves. Elle était toujours aussi jolie, ses lèvres légèrement entrouvertes lui permettaient une respiration régulière. Nikki tendit les bras et caressa gentiment son dos. C’était tellement agréable de pouvoir la toucher et elle était sûre maintenant Helen sera à elle pour longtemps. Nikki sourit et déplaça sa main vers le bas pour caresser le dos et les fesses nus de son amante. Un courant émotionnel l’attaqua quand elle repensa à leur nuit d’amour qui, d’abord dynamique, se transforma en amour tendre quand l’aube se rapprocha. Elle était époustouflée par Helen, entichée d’elle, follement amoureuse d’elle. Une larme descendit sur sa joue quand elle remonta pour embrasser sa nuque. Helen bougea et sourit légèrement à la sensation de la bouche chaude sur sa nuque. Elle se tourna et regarda Nikki.
“Bonjour !”
“Bonjour !” sourit Nikki, en essuyant la larme.
Helen se pencha et l’embrassa tendrement.
“Chérie, qu’est-ce qui se passe ?” elle leva un sourcil et caressa le bras de Nikki avec affection.
“C’est juste que, je suis tellement heureuse Helen.” Elle sourit de nouveau, plus qu’heureuse de voir que son propre bonheur était reflété dans les yeux d’Helen.
“J’ai besoin que tu comprennes quelque chose.” soupira Helen en se mettant assise, n’essayant même pas de cacher sa poitrine nue. “Je veux que ça marche pour nous deux.” dit-elle. “Mais tout ça est difficile pour moi Nikki. Je t’ai rencontré et je ne savais plus ce que je ressentais. Je ne sais plus à quoi m’attendre, mais je sais que les choses ne vont pas être simples.” dit-elle doucement.
Nikki sourit et tendit la main vers Helen pour l’enlacer. Elle était amoureuse d’Helen et son cœur avait besoin d’elle. Nikki voulait qu’Helen se sente entière, normale et aimée, elle voulait que les choses soient simples. C’était vrai, rien n’allait être simple, mais cette sensation dans son cœur et dans son ventre lui disait que ça valait la peine.
“Chérie, je sais ça et je veux que tu saches que je suis là pour toi ! Bon sang Helen, je t’aime et on surmontera tout ça ensemble !” dit Nikki passionnément en caressant sa joue. “Je ne supporte pas de ne pas t’avoir près de moi et… je ne supporterais pas de te perdre... Jamais !”
“Nikki” sourit Helen en tournant le visage de Nikki pour que celle-ci la regarde, “Je ne vais nul part.” soupira-t-elle en embrassant doucement ses lèvres. “J’ai juste besoin que tu me comprennes.” Nikki répondit avec un baiser encore plus passionné.
“Je veux qu’on avance pas à pas.” sourit Helen, glissant son doigt le long de la joue de Nikki.
“Vous êtes une femme dangereuse Helen Stewart !” sourit Nikki en embrassant sa nuque.

Cette journée là, passée ensemble marqua le début d’une relation, qui, très rapidement, devint une partie tellement vitale de la vie d’Helen, que parfois il lui était difficile de se rappeler de la partager avec quelqu’un d’autre que Nikki Wade. Elles se voyaient aussi souvent que leurs emplois du temps très différent le permettaient. Elles passaient énormément de temps ensemble mais Helen avait également besoin d’espace. Elle avait beaucoup besoin de réfléchir. La seule personne au courant de leur relation était Anna. Tout cela était bien se disait Helen férocement, mais sa famille n’était pas encore au courant. Pouvait-elle un jour faire face au stress, à la douleur ou la blessure que ça pourrait leur causer s’ils apprenaient qu’elle était amoureuse d’une femme ? Puis elle pensa à Nikki. Jamais par personne ne s’était-elle sentie aussi désirée que par Nikki.
Oui, Nikki était une femme, magnifique, intelligente, sexy … mais leur relation allait au delà de cela… Helen était tombée amoureuse de Nikki en tant que personne, non pas en tant que genre. Elle était attirée par son charme, sa générosité, par ses capacités physiques et ses yeux bruns amoureux. Même lors de leur premier rencontre, elle se rappela avec un sourire à cette connexion instantanée qui les relia. Ni sexuellement, ni socialement, Nikki ne l’avait jamais forcée à faire quoi que ce soit. Tout ce qu’elles faisaient ensemble était d’un commun accord et pour cela, Helen la désirait encore plus fort. Elle était amoureuse de Nikki et savait que vivre sans elle était tout simplement hors de question. Son seul problème était de trouver un bon moment pour expliquer ses sentiments. Cette peur, si elle la laissait prendre le dessus, pourrait les séparer à tout jamais.

Quelqu’un frappa à la porte pendant qu’elle était assise au salon en train de réfléchir, ce qui la ramena violemment sur terre. En se secouant, elle se dépêcha d’ouvrir la porte puis sur le chemin elle trébucha dans son sac.

“Anna !” Elle accueillit son amie avec un sourire chaleureux. Les choses étaient redevenues normales depuis leur dernier malentendu. Helen avait réalisé qu’elle ne voulait pas perdre l’amitié d’Anna à cause de sa propre jalousie.
“Ça gèle dehors !” frissonna Anna en rentrant dans la maison avec un sourire et en secouant ses cheveux, mouillés à cause de la pluie.
“Donne-moi ta veste et assied-toi, je t’amène quelque chose à boire !” lui proposa Helen, se dirigeant vers la cuisine.
“Ne sois pas bête, je connais le chemin, je vais le faire moi-même !” sourit Anna, puis se mit à préparer le thé. Helen sourit et s’assit sur son canapé.
“Vous avez l’air beaucoup trop heureuse ce soir Mlle Potter, que me cachez-vous ?” demanda Helen en tournant la tête pour voir son amie s’occuper du thé.
“Je ne suis pas heureuse Helen.” affirma fermement Anna en lui tendant une tasse et s’asseyant à côté d’elle. “Je suis soulagée.”
“Comment ça ?”
“J’ai quitté Jim.” dit doucement Anna, un sourire de satisfaction parcourut son visage.
Helen n’arrivait pas à cacher sa joie et émit un petit cri de bonheur en enlaçant son amie. “C’est la meilleure chose que j’ai entendue de la journée !” dit-elle honnêtement. “Et je suis désolée si ça t’offense Anna, mais tu devais réaliser que…il… n’était pas bien pour toi.” Elle frissonna. “Jim Fenner n’est bien pour aucune femme.”
Anna hocha la tête. “Je sais ça maintenant Helen.” Elle soupira. “Mais je ne veux pas parler de lui. Je suis venue pour savoir si Nikki et toi aviez envie d’aller boire un verre. Je ne sais pas pour vous, mais je me suis bien amusée la dernière fois quand on a été dans le club de Nikki.” Elle sourit. Tu crois que ça la dérangerait ? Toi tu en as envie ?”

Helen réfléchissait. Ça faisait un long moment qu’elle n’était pas sortie avec Anna et les autres. Mais en même temps, elle ne pouvait toujours pas s’empêcher d’être encore un peu jalouse à cause de ce qui s’était passé entre sa meilleure amie et son amante. Elle était toujours effrayée que quelque chose pousse Nikki à refaire la même chose. Ou, pire encore, Anna pouvait vraiment avoir des sentiments pour Nikki.
“Qu’est-ce qui se passe ?” Anna leva les sourcils en remarquant le regard inquiet d’Helen.
“Rien.” Elle répondit vite. “Je pense que c’est une bonne idée !”
“Super !” dit Anna, finissant de boire son thé. “Comment vont les choses entre Nikki et toi ?”
Helen rougit et sourit. “Tout va bien !” Elle hocha la tête puis regarda Anna.
“Tu me crois quand je te dis que ce qui s’était passé entre elle et moi était juste…”
“Bien sûr !” rit Helen.
“Bien. Je suis contente qu’on puisse toutes être amies.” Elle se leva. “Je dois filer, alors on se dit demain vers 20h ?”
“Je demanderai d’abord à Nikki, mais oui, je t’appellerai !” sourit Helen en enlaçant son amie. “Et fait attention Anna, je ne veux pas que Jim te fasse du mal !”
Anna ri et fit un geste de la main. “Je vais bien et Jim est parti.. Non en faite, je l’ai fichu dehors ! Helen, je vais bien, honnêtement !”
“Vraiment ?”
“Vraiment, vraiment !”
Les deux rirent et Helen regarda Anna s’éloigner en marchant avec sûreté vers sa voiture, puis Anna lui dit au revoir et partit.

“Trish décroche !” cria Nikki, s’efforçant de garder un tas de papier dans ses mains et sont téléphone portable scotché à son oreille droit. Le téléphone dans leur bureau sonna de nouveau.
“TRISH !” hurla Nikki.
La blonde arriva en traînant et se remuant légèrement le derrière.
“Je l’ai !” dit-elle, vexée, en levant les sourcils. Nikki ne pouvait s’empêcher de rire. Trish était une allumeuse et draguait beaucoup trop à son goût. Elle secoua un peu la tête quand la blonde se pencha, révélant ainsi son décolleté. Trish n’avait rien à avoir avec Helen et Nikki était reconnaissante pour ça. Ce n’était pas qu’elle ne s’occupait pas de sa collègue, c’est juste qu’elle ne trouve rien de sexuellement attirant chez elle et elle ne cherchait pas à en trouver maintenant qu’Helen était entrée dans sa vie.
“C’est pour toi.” Trish interrompit ses pensées.
“Moi ?” Nikki fronça les sourcils en prenant l’appareil. “Allô ?” Nikki s’assit sur le bord de son bureau, en sentant le regard de Trisha fixé sur son visage.
“Nikki, c’est Anna !” dit une voix claire.
“Salut Anna !” répondit gentiment Nikki. “Tout va bien ?”
“Oui, euh, as-tu eu l’occasion de parler à Helen depuis hier soir ?”
“Non, pourquoi ?” Nikki sourit à la pensée d’Helen.
“Eh bien je savais qu’elle laissera ça au dernier moment quand ça sera trop tard ! “ri Anna. “Je me demandais si on pouvait se retrouver ce soir à ton club. Ça fait longtemps qu’on n'est pas sortie !”
“C’est qui ‘on’ ?” ri Nikki.
“Helen et toi apparemment !” gloussa Anna et Nikki rougit. “Et moi.”
“Toute seule ?”
“Eh bien oui !” dit Anna, décontractée. “A moins que tu ne connaisses quelqu’un…?”
Nikki regarda Trish et posa sa main sur le téléphone.
“Qui travaille ce soir ?”
“Tony et Jen.” sourit Trish en regardant ses ongles.
“Ça te dit de rester pour quelques verres ce soir ?”
Le visage de Trish s’illumina de joie, ce que Nikki prit pour un ‘oui’.
“Anna, tu pourras faire connaissance avec ma collègue ce soir. Elle vient aussi.”
“Super !” dit Anna avec enthousiasme. “Je te laisse parler à Helen et ne la laisse pas l’annuler !”
“T’inquiète !” ri Nikki.
“Vers 20h ça vous va ?”
“Bien.” Nikki hocha la tête et dit au revoir avant de raccrocher le téléphone.
“Qui c’était ? Une nouvelle petite amie ?” sourit Trish.
“Non.” ri Nikki. “Alors as-tu envie de rester prendre un verre avec nous ce soir ?”
“Bien sûr !” Trish fit un clin d’œil. “Ça sera marrant !”
“Dragueuse, va !”
“Moi ?” rigola innocemment Trish.

Helen sourit et son cœur battit plus fort à la vue de Nikki avec des gouttes de pluies dans les cheveux. Elle la tira vers elle et l’enlaça chaleureusement quand elle rentra. Nikki lui avait beaucoup manqué pendant la journée, tellement, que ça la choqua.
“Je gèle Helen et tu vas attraper une pneumonie !” ri Nikki en caressant les cheveux d’Helen et embrassant sa nuque.
“Je m’en fiche !” sourit Helen, en l'aidant à se débarrasser de sa veste.
“Est-ce qu’Anna t’as appelé ?” demanda-t-elle, amenant Nikki au salon.
“Oui je lui ai dit qu’on venait ce soir. Ça ne te dérange pas n’est-ce pas ? ”
“Pas du tout ! ”Elle sourit “Bon, allons manger quelque chose d’accord ? ”
Nikki n’avait jamais autant apprécié d’être quelque part qu’à ce moment là. Après avoir mangé le repas préparé ensemble, elles prirent un bain ensemble où elles parlèrent de leur journée pendant qu’elles savonnaient tour à tour le dos de l’autre. Nikki aimait toucher Helen et ne pouvait s’empêcher de sourire au simple fait qu’elle avait le droit de parcourir ses doigts dans ses cheveux ou d’embrasser le bas de sa nuque. Après le bain elles s’habillèrent ensemble et de nouveau Nikki la regarda se préparer, écouta son rire et ses paroles. Ce soir-là, elles se préparaient chez Helen et elle devait admettre que jamais rien ne lui avait paru aussi bien que ça. Elle voulait être avec Helen pour toujours, vivre avec, partager son lit, dîner avec, rire et pleurer avec. Mais ses rêves étaient mis en attente car la dernière chose qu’elle voulait était d’effrayer Helen. Helen voulait du ‘temps’ et voulait faire les choses ‘pas à pas’ et Nikki allait attendre jusqu’à ce que le moment soit le bon.

Le club avait de nouveau cette ambiance fantastique quand elles arrivèrent. Les deux scrutèrent le club du regard, à la recherche des visages familiaux.
“J’adore cet endroit !” sourit Helen, touchant légèrement le bras de Nikki.
“Je suis contente d’entendre ça et je le suis encore plus que je ne travaille pas ce soir !”
Elles échangèrent un sourire.
“Nikki ! ” deux bras enlacèrent Nikki et Helen recula d’un pas avec un regard surpris en voyant une blonde embrasser brièvement Nikki sur la bouche.
“Trish, voici Helen, Helen, je te présente Trish, ma collègue.” Nikki riait en s’écartant un peu de son amie.
Helen se força de sourire et tendit la main qui fut rapidement et froidement secouée par la blonde.
“Ravie de te connaître.” dit Helen regardant l’une puis l’autre. “Vous avez un joli club !”
“Je sais !” dit Trish. “Notre endroit est le meilleur n’est-ce pas Nikki ?” Elle donna un petit coup de coude à Nikki.
“Désolée, je suis en retard ! J’ai raté quelque chose ?” La tête d’Anna est apparue de nul part et cette fois-ci Helen affichait un sourire franc pendant qu’elle enlaçait son amie.
“Rien d’intéressant Anna, juste les introductions. Voici Trish, ma collègue, Trish, voici Anna.”
Les deux échangèrent un sourire.
“Eh bien je vais aller chercher les boissons d’accord ?” sourit Trish et se dirigea vers le bar.
Elles se trouvèrent une table un peu plus loin de la piste de danse cette fois-ci, mais au cours de la soirée, Helen devenait de plus en plus frustrée avec Trish. Elle ne pouvait s’empêcher de stresser quand elle la voyait toucher la main de Nikki, ou quand elle regardait à des endroits où elle n’aurait pas dû. Helen savait que Trish était lesbienne et que Nikki l’intéressait et ça ne lui plaisait pas du tout.
“Tu vas bien ?” rigola Anna en effleurant légèrement le bras d’Helen. Helen détourna la tête de la conversation profonde de Nikki et Trisha. Elle voulait passer la soirée auprès de Nikki, parler et flirter avec, mais chaque fois qu’elle était seule avec Nikki, Trisha venait les interrompre.
“Je vais bien.” Elle sourit en finissant son verre de vin. “Tu disais ?”
La soirée continua sans interruption et Helen essaya de ne pas être jalouse. Elle n’était pas de nature jalouse et ces genres de sentiments n’étaient apparus que depuis qu’elle avait rencontré Nikki.
“On y va bientôt ?” demanda Helen, parcourant doucement avec ses mains le dos de Nikki. Celle-ci répondit avec un sourire et un long baiser.
“Oui, c’est une bonne id…”
“Nikki, puis-je t’emprunter pour un moment ?” l’interrompit Trish en prenant la main de Nikki avec un sourire qui en disait long. Mais Helen n’en pouvait plus. Trish l’avait complètement énervée durant la soirée et elle n’était plus d’accord de supporter son comportement désagréable.
“Euh…Ouais…” commença Nikki.
“Non Trish, tu ne peux pas !” siffla Helen. “Je ne sais pas quel est ton problème, mais tu as interrompu notre conversation plus d’une fois pendant la soirée…”
“Eh bien excuse-moi Helen, mais depuis quand le fait de parler est illégal ?” demanda Trish en la fixant.
“On était en train de parler !” remarqua Helen calmement, regardant la main de Trisha agripper possessivement celle de Nikki.
“Je vous dis bonne nuit. Nikki, je t’appelle demain…” Et sur ce, avec un regard venimeux dans la direction de Trish, Helen retourna vers la table ou Anna était assise, pour lui dire au revoir.
“Helen, où vas-tu ?” demanda Nikki, complètement confuse.
“A la maison !” siffla Helen, ramassant son sac et se tournant vers Anna.
“Je t’appelle plus tard d’accord ?”
“Oui, bonne nuit Helen !” elle souriait bizarrement et pendant quelques instants, elle resta debout avec Nikki, à regarder Helen sortir comme une furie du club.
“Tu ne vas pas après elle Nikki ?” lui demanda-t-elle, la poussant légèrement.
“Qu’ai-je fait ?” demanda Nikki calmement en haussant les épaules.
“A ta place j’irais demander ça à Helen.” dit Anna, le sourcil levé. Elle ramassa son verre et s’éloigna. “A bientôt !”

“Helen !” Nikki l’appela pour la quatrième fois et fut ignorée pour la quatrième fois. Elle suivait Helen sur l’allée de sa maison. “Helen, s’il te plaît !” soupira Nikki en frappant sa main contre la porte vitrée quand celle-ci fut fermée juste devant elle.
Malgré cela, elle n’hésita pas une seconde et ouvrit rapidement la porte et entra. Helen était assise sur le canapé en train d’enlever ses chaussures quand Nikki arriva. C’était là qu’elle vit qu’elle avait énervée Helen, vu que celle-ci ne leva pas ses yeux pour rencontrer ceux de Nikki et un pli apparu sur son front.
“Qu’est-ce qui ne vas pas ?” soupira-t-elle ?
“Toi !” siffla Helen, en lançant ses chaussures à travers la pièce. “Est-ce que tu peux être satisfaite avec une seule femme ?”
“Oui, bien sûr !” dit Nikki, secouant la tête, confuse. “Qu’est-ce que ça veut dire ça ?”
“Trish était collée contre toi pendant toute la soirée !” cracha-t-elle, se levant puis se dirigeant vers la cuisine, suivie de près par Nikki.
“Quoi ?” Elle rigola légèrement.
“Et toi tu appréciais chaque instant n’est-ce pas ?” cria Helen en allumant la bouilloire.
“Helen, chérie, je ne m’intéresse pas à Trisha, tu devrais savoir ça ! On travaille ensemble, c’est tout !“ Nikki secoua la tête en souriant quand elle toucha le bras de l’Écossaise. Helen se libéra et versa de l’eau.
“Je t’ai vue et je n’arrivais pas à en placer une à cause d’elle !”
“Hé.” dit Nikki tendrement, la tournant vers elle pour être en face d’elle.
“Je ne t’ai jamais vu comme ça.” Elle essaya de cacher son amusement.
Helen se contenta de la regarder, les yeux grands ouverts, en défiant Nikki de dépasser les bornes.
“Helen, je suis avec toi, pas avec Trish, je n’arrive pas à croire que tu pensais à ça !”
“Nikki, je sais ce que j’ai vu, et elle ne voulait même pas que je te parle. Elle était collée contre toi !” La voix d’Helen diminua.
“Ça c’est Trisha ! Elle est comme ça avec tout le monde, mais je suis tellement habituée que je n’arrive jamais à savoir quand est-ce qu’elle dépasse les limites. ”
“Vraiment ?” demanda Helen, pas convaincue, levant ses sourcils ce qui la rendait plus sexy qu’elle ne le croyait.
“Vraiment !” rigola Nikki en caressant sa joue. “Est-ce que tu me fais confiance Helen ?” demanda-t-elle sérieusement.
“Bien sûr que je te fais confiance.” soupira Helen et se laissa enlaceé. “C’est juste que je n’aime pas que qui que ce soit te touche. C'est horrible de savoir que qui que ce soit te cours après.”
Nikki se rapprocha d’elle et embrassa le point de son nez, puis se déplaça plus bas, vers sa bouche, ses mains caressèrent sa taille.
“Maintenant tu sais ce que je ressens quand quelqu’un te regarde.” confessa-t-elle dans un murmure sensuel. Helen frissonna de plaisir à la sensation de la bouche de Nikki se déplaçant sur sa nuque. Ses mains à elle touchèrent la poitrine de Nikki et leurs habits furent enlevés un par un.
“J’aime ton corps !” murmura Nikki à travers les baisers et les caresses.
“Amène-moi au lit et montre-moi à quel point !” demanda Helen, en prenant la main de son amante et se dirigeant vers la chambre.
“Non cela ne peut pas attendre !” chuchota Nikki en la poussant fermement contre la porte.

Leur passion était lente et incroyablement tendre, une fois que leurs désirs initiaux furent satisfaits sur le sol de la cuisine. D’habitude, Helen se serait sentie gênée de faire de telles choses dans la cuisine, mais maintenant elle souriait en regardant Nikki endormie à côté d’elle. La brune réveillait toujours en elle son côté insouciant, affamé, passionné et sauvage et elle aimait ça. Helen se permit de regarder Nikki de la façon dont elle avait toujours voulu. Le regard malin de ses yeux bruns, l’arc exquis de son dos et la texture douce de sa peau. Elle admirait sa bouche en admettant à quel point c’était dur de savoir qu’une autre femme aurait pu avoir le droit de l’embrasser si elle n’avait pas confronté ses émotions. Elle se pencha en avant et embrassa son front, qui causa un frisson à Nikki. Avec un petit sourire, Helen se déplaça plus bas et couvrit de petits baisers les joues et la nuque de Nikki.
“Mmmmhhhh” gémit Nikki “Je pourrais me réveiller comme ça chaque matin !”
“Eh bien,” dit Helen entre deux baisers “Ne t’installes pas trop Wade.” Elle l’embrassa sur les lèvres. “Je veux aller faire les courses aujourd’hui.”
Cette fois-ci Nikki refusa à Helen la liberté de parler, en dévorant passionnément ses lèvres.
“J’ai des projets plus excitants dans la tête !” répondit-elle, poussant Helen sur le dos et en s’installant sur elle.
“Nikki…” commença Helen, mais ses protestations furent étouffées par des baisers. Helen se sentait affaiblir à la sensation de la langue et les mains de Nikki. Mais au même moment, le téléphone de sa chambre sonna, les faisant sursauter.
“Ne réponds pas Helen, j’essaye de te faire l’amour !” gémit Nikki sur un ton joueur pendant qu’elle embrassa le corps d’Helen, en capturant sa poitrine dans la bouche. Helen eut le souffle coupé. Le téléphone continua de sonner.
“Nikki, je dois y répondre !” dit-elle, se libérant à contrecœur pour arrêter le bruit strident.

“Allô ?” dit-elle avec un sourire, en sentant la bouche de son amante sur sa nuque pendant qu’elle parlait.
“Helen, c’est Julia !” vint la réponse heureuse.
Helen se frisa. C’était sa sœur qui l’appelait de l’Écosse. Elle faisait partie des personnes qui n’étaient pas encore au courant de sa relation avec Nikki. Elle paniqua, sauta hors du lit, qui lui valut un regard confus de la part de Nikki.
“Salut Julia !” Helen essaya d’avoir l’air détendu, mais elle pouvait sentir ses genoux s’entrechoquer à la pensée de ce qu’elle allait devoir avouer à sa famille. Elle n’avait pas honte, elle était juste très effrayée et tellement perdue dans son nouvel amour pour cette femme, qu’elle avait effectivement oublié que les gens pouvaient se poser des questions.
“Mon Dieu tu nous as tellement manqué ici !” dit Julia. “Comment vas-tu ?”
“Je vais bien. Super. Oui. E toi ?.”
“Bien. Moi aussi” dit Julia chaleureusement.
“Bien. Comment vont papa et maman ?”
“Tu leur manques beaucoup ! On aimerait te voir !”
“Quand ?” demanda Helen, stressée.
“On dirait que tu ne veux pas voir ta propre famille !” rigola Julia.
“Bien sûr que si Julia !” dit brusquement Helen. “Quand vous voulez !”
“Tu pourrais venir nous voir ce week-end ?” demanda Julia avec espoir.
Helen regarda Nikki, qui la fixait intensément. “Je vais voir Julia, j’espère que je peux !”
“On espère que tu peux !”
“Je te rappelle plus tard dans la journée d’accord ?” Helen essaya de paraître heureuse, malgré ses nerfs.
“Alors on se parle plus tard d’accord ?” dit Julia. “J’espère que je ne t’ai pas dérangé !”
“Non !” dit Helen avec hâte. “Je te, je veux dire, je te rappelle plus tard d’accord ?”
“Oui, prends soin de toi sœurette !”

Le téléphone devint muet et Helen le claqua contre le lit, son cœur battait beaucoup trop vite.
“Chérie, calme-toi !” la pria Nikki, la tirant sur le lit. Après l’appel téléphonique, Helen perdit la tête. Elle paniqua et éclata en larmes. Elle était terrifiée. Nikki l’avait amenée en bas et lui avait préparé une boisson chaude. Elle savait ce que son amante ressentait et après avoir été rejetée par sa propre famille quand elle était encore adolescente, elle voulait être là pour Helen, la guider et faire les choses comme Helen les voulait.
“Écoute-moi !” dit Nikki tendrement. “Ils ne sont pas obligés d’apprendre ça maintenant. Tout ira bien ! On surmontera ça ensemble !”
Helen pouvait sentir sa tension diminuer à chaque touchée et à chaque mot doux que Nikki disait.
“Je suis désolée Nikki.” soupira Helen.” C’est juste que…”
“Chhhhh chérie, je comprends. Tu n’as pas besoin de m’expliquer ça !” dit Nikki en serrant Helen dans ses bras, la tête d’Helen se reposant sur sa poitrine. “Tu peux aller voir ta famille et moi je resterai ici.”
Mais Helen ne voulait pas ça. Elle voulait Nikki près d’elle. Elle avait besoin de la présence de Nikki pour rester heureuse et pour qu’elle la rassure.
“Non Nikki, je t’en prie, je veux que tu viennes avec moi.” Elle se rassit et prit ses mains.
“Mais…” Nikki était confuse.
“En tant qu’amie, j’aimerais que tu viennes en tant qu’amie.” Elle soupira en passant ses mains dans les cheveux. “J’ai besoin d’être avec toi, mais tu dois comprendre que je ne peux tout simplement pas les mettre au courant maintenant.”
“Helen,” Nikki secoua la tête. “ Ca va être difficile !”
“Je sais ça. Mais je t’en supplie, viens ! Fais ça pour moi !”
Nikki la regarda et abandonna.
“Je ferais tout pour toi !” 

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 09:02 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 10

“Merde !” jura Helen en tapant impatiemment ses pieds contre le sol. C’est justement aujourd’hui qu’elle ne pouvait trouver le dossier d’une des perpètes et elle devait voir le ‘numéro un’ à son sujet plus tard dans l’après-midi.
Depuis l’appel de Julia elle était complètement sur les nerfs. Ni elle, ni Nikki n’avaient encoure trouvés une date pour monter en Ecosse mais l’idée ne quittait pas sa tête.
“Helen !” hurla une voix. Elle cligna des yeux et se retourna pour voir Karen Betts, directrice de l’aile G, debout avec une tasse de café à la main, levant légèrement les sourcils.
“Désolée.” sourit Helen d’un air navré en prenant la tasse.
“Je vous ai appelée quatre fois !”
Helen se contenta de la regarder.
“Vous avez l’air inquiète ces jours. Est-ce que tout vas bien ?” la blonde entra et regarda Helen pendant que celle-ci cherchait frénétiquement le dossier.
“J’ai perdu le dossier de Sharon Whiley !” dit-elle, un peu vexée.
“Laissez-moi voir ça.” L’interrompit Karen en s’avançant vers elle. Le dossier fut trouvé en quelques secondes et Helen souriait, heureuse.
“C’était sous votre nez.” Dit Karen en souriant légèrement. “A quoi pensez-vous ?”
“Oh rien, j’ai juste beaucoup de chose à faire !” Helen se tourna et enfouit le dossier dans son sac, ses peurs entrèrent de nouveaux dans sa tête, lui causant la migraine.
“Vous êtes sûre ?” Karen la retint alors qu’elle se dirigea vers la porte.
“Sûre !” sourit Helen et retourna chez les perpètes.

Quand elle rentra chez elle, elle faillit rentrer dans une autre voiture car elle était tellement perdue dans ses pensées et devait détourner le volant pour éviter un chat. Elle ne savait pas ce que voulait faire et Julia voudra bientôt savoir si elle venait en Ecosse et Helen voulait que Nikki vienne avec elle. Elle avait besoin que Nikki soit avec elle. Mais elles ne pouvaient y aller qu’en tant qu’aimes et Helen savait que son amante n’était pas entièrement heureuse à propos de ça. En allant en tant qu’amies, elles devaient se comporter comme des amies, parler comme des amies et avoir des lits séparés. Elle savait que Nikki ferait tout pour elle, absolument tout mais n’était-ce pas un peu trop à lui demander ? son niveau de stress avait atteint les sommets quand enfin elle arriva à la maison, balança ses affaires dans le hall et se traîna jusqu’à la cuisine pour allumer la bouilloire. La pluie commença à tomber en frappant à sa fenêtre. Elle était debout, les bras croisés, à regarder le ciel gris et à écouter le bruit du vent, qui faisait bouger la feuille des arbres.
Elle était assise depuis cinq minutes quand quelqu’un frappa gentiment à sa porte. Elle eut un air renfrogné quand elle n’arriva pas à voir qui c’était. Nikki était au club et finissait tard. Quand elle ouvrit la porte, son corps se figea. Un vent froid rentra à l’intérieur.
“Jim…” murmura-t-elle, en essayant de se comporter normalement. Sa blessure causée par lui avait cicatrisé, mais c’était toujours visible sous son œil. Un petit rappel de la soirée où il avait essayé de la violer.
“Bonjour Helen !” sourit-il, la surprenant ainsi. “Est-ce qu’Anna est là ?”
Elle le fixa. “Non.”
Il la regarda quelques secondes puis sourit de nouveau. “Tu sais où est-ce qu’elle est ?”
“Non Jim, je ne le sais pas. Mais je te conseille de la laisser tranquille.” Dit-elle bravement, en voulant s’éloigner du courant d’air froid et de Jim Fenner.
Il demeura silencieux pendant une seconde puis s’approcha d’elle. “Ecoute amour, est-ce que je peux entrer ? J’ai des excuses à te faire pour l’autre soir quand tu cherchais Anna n’est-ce pas ?” il leva les sourcils et Helen resta immobile.
“Je n’ai pas besoin d’excuses.”
“S’il te plaît ?” demanda-t-il en essayant de regarder à l’intérieur par dessus ses épaules. “Allez amour, laisse-moi entrer. On peut parler et si Anna est là eh bien…”
“Elle n’est pas là !” siffla Helen.
Le visage de Jim changea et fut envahi de colère. “J’ai dit laisse-moi entrer pauvre traînée !” grogna-t-il, la poussant violemment de côté pour pouvoir entrer.
“Qu’est-ce que tu fous ?” hurla-t-elle quand il claqua la porte derrière eux. Il se retourna, son visage était rouge vif et ses yeux reflétaient de la colère. Il la frappa si fort qu’elle s’effondra par terre.
“Tu vas me dire où elle est !” siffla-t-il, la tirant pour la mettre debout.
“Enlève tes pattes de moi !” réussit-elle à dire d’un air étourdi en se libérant.
“Tout est de ta faute !” dit-il en salivant. Helen recula. Elle n’avait jamais vu Jim comme ça avant. “TOUT EST DE TA FAUTE !” hurla-t-il, la poussant de nouveau par terre.
Helen grimaça de douleur quand sa tête se cogna contre le sol. Elle pouvait sentir son poids sur elle, ses mains agrippèrent son cou mais elle se battait de toutes ses forces pour se libérer. “Jim, dégage !” hurla-t-elle en se tortillant sous son poids. Mais il ne l’écouta pas et la regarda.
“Salope ! Tu lui a donné des idées espèce de… ”
“Laisse-moi !” cria-t-elle, les larmes aux yeux. Puis elle regarda en haut et aperçut deux mains agripper Jim par la nuque et l’arracher d’Helen. En ayant toujours du mal, elle vit Nikki se pencher pour l'aider à se relever et Helen prit ses mains avec reconnaissance. Dés qu’elle était dans ses bras, les intentions de Nikki changèrent. Elle désigna Jim avec ses bras.
“Espèce de salaud, je vais te tuer !”
Jim s’effondra par terre en larmes, recroquevillé comme un enfant et Helen retint Nikki.
“Laisse-le !” répéta-t-elle, la respiration saccadée.
Nikki regarda Helen avec un regard qui était un mélange de confusion et de colère. “Le laisser ?” cria-t-elle. “Après ce qu’il vient d’essayer de faire ?”
“Oui !” dit Helen, tenant son visage chaud. Elle le regarda pleurer par terre. C’était un homme brisé et elle savait qu’il était fâché d’avoir perdu Anna.
“Va dans la cuisine Nikki !” dit-elle, toujours un peu sonnée, son estomac toujours malade, son visage toujours douloureux.
“Quoi ?”
“Vas-y !” demanda Helen et la regarda s’en aller comme une furie en claquant la porte de la cuisine derrière elle. Helen alla vite là où Jim se trouvait.
“Je veux que tu sortes de ma maison Jim. Maintenant !” dit-elle fermement.
Il la regarda et des larmes coulèrent sur son visage. “Oh Helen je suis tellement désolé… !”
“Maintenant !” répéta-t-elle. “Je ne vais pas mêler la police à ça cette fois-ci mais si tu OSES venir près de moi encore une fois je te jure que tu souhaiteras de ne jamais être venu au monde !” et sur ce, elle se leva et alla dans la cuisine en fermant la porte derrière elle. Ça lui avait demandé beaucoup de confiance de sa part. Mais la violence n’avait jamais été son genre et même si elle détestait Jim Fenner, quelque chose lui disait que plus jamais il ne reviendra.
Leurs yeux se rencontrèrent une fois la porte de la cuisine fermée et Nikki parla la première.
“Ce salaud va avoir ce qu’il mérite je le jure !” siffla-t-elle passionnément.
“Ah, laisse-le !” répondit Helen, allant vers le frigidaire pour sortir un paquet de glaçons.
“Le laisser Helen ? cet homme vient juste d’essayer de te tuer !” Hurla-t-elle.
“Tu devrais appeler la police !”
“Non !” répondit-elle fermement. “Ça ne vaut pas la peine Nikki !” elle se déplaça vers la table de la cuisine et en allant, elle entendit le claquement de la porte d’entrée.
“Il est partit.”

Nikki se retourna et regarda Helen correctement. Sa nuque était marquée, son visage aussi. Elle avait l’air fatiguée et au bord d’une crise de larmes. Nikki soupira. Jim Fenner était un salaud et c’est avec plaisir que Nikki se serait occupé de lui. Mais pour Helen, comme toujours, elle résistera. Avec un froncement de sourcils, elle s’approcha d’Helen et s’accroupit en face d’elle. “Laisse-moi faire ça.”
Helen lui obéit et ferma les yeux quand Nikki appuya les glaçons contre sa joue.
“Tu as fini plus tôt au club ?”
“Oui. ” Sourit Nikki en enlevant une mèche de cheveux de son visage. “Heureusement d’ailleurs n’est-ce pas ?”
“Je sais faire attention à moi, tu sais Nikki ! je m’en serais sortie !” Helen s’éloigna et alla au salon.
“Tu as eue une mauvaise journée ?” demanda Nikki calmement, s’asseyant à côté d’elle.
Helen hocha la tête mais ne dit rien, sa tête lui faisait mal et son visage était douloureux.
“Ecoute, je ne vais pas être d’une bonne compagnie ce soir Nikki, alors si tu veux partir, tu peux… ”
“Ne dis pas de bêtises.” Nikki secoua la tête à la pensée de laisser Helen seule dans la maison. D’un mouvement rapide elle serra Helen dans ses bras et posa sa tête contre sa poitrine. “Je ne te laisse pas ce soir. Pas après ça.”
“Je suis tellement fatiguée !” dit Helen doucement, se sentant de nouveau heureuse quand Nikki caressa ses cheveux et embrassa son front. Helen s’endormit en quelques minutes et Nikki la serra fort contre elle, elle la tenait, elle était là pour elle. Elle ne savait pas ce qu’aurait fait Helen si elle n’était pas arrivée à la maison à temps, ni comment elle avait fait pour avoir cette montée d’adrénaline et cette colère contre Jim. Elle ferma les yeux et écouta la respiration d’Helen. Elle passera la nuit là-bas, pour être là quand Helen se réveillera. A l’intérieur, elle sentait que c’était à elle de protéger Helen maintenant. Peut-être qu’Helen n’aimera pas l’idée d’être protégée, se dit Nikki avec un sourire. Après tout, Helen était indépendante, elle parlait et pensait avec indépendance et détermination. Mais ce n’était pas de chance, Nikki Wade n’allait nul part.

Helen bougea, la chaleur du duvet contre sa peau la fit sourire. L’odeur du bacon l’enveloppa et elle bougea de nouveau, en ouvrant ses yeux cette fois-ci, pour se retrouver au salon. Elle se redressa rapidement, en oubliant pourquoi elle se trouvait sur le canapé. Mais dés lors, une douleur aiguë dans sa tête lui rappela tout. C’était le matin et elle avait dormi plus qu’assez, mais elle se sentait toujours fatiguée.
Elle se mit rapidement debout, en remarquant qu’elle portait toujours ses habits d’hier, et alla dans la cuisine.
“Bonjour !”
Helen ne réussit pas à dire un mot, l’envie de vomir la prit et elle se sentit de nouveau malade en se dépêchant de monter les escaliers et aller dans la salle de bains où elle vomit plusieurs fois. Après cela, elle reposa sa tête contre la porcelaine froide de la cuvette. Puis elle pensa à Nikki qui s’était chargée de l’installer confortablement le soir d’avant, la calmer, veiller sur elle puis de lui faire le petit déjeuner.
“Ça va mieux ?” demanda doucement Nikki, en s’accroupissant à côté d’Helen dans la salle de bain.
“Je suis désolée.” sourit Helen en levant la tête. “Je ne sais pas ce qui m’est arrivée.”
Nikki l’aida à se mettre debout. “C’est la faute de Jim Fenner !” dit Nikki, mais, étonnamment, sans amertume. “Peut-être qu’on devrait aller à l’hôpital pour te faire examiner.”
“Non ça va aller.” La rassura Helen avec un sourire. “Laisse-moi prendre une douche et je redescends dans une minute.” Elle embrassa gentiment Nikki sur la joue comme un faible signe de gratitude et la regarda redescendre les escaliers.
Après la douche, elle s’habilla confortablement dans un pantalon de training et un top. Elle se sentait beaucoup mieux grâce à la douche et maintenant elle avait la ferme intention de remercier Nikki correctement. Après s’être séchée les cheveux elle retourna à la cuisine pour voir Nikki assise, lisant un journal. Helen resta debout à l’entrée juste pour l’admirer quelques minutes. C’était tellement bien de l’avoir près de soi pensa-t-elle avec un sourire.
Nikki se tourna et lui rendit son sourire. “Tu as faim ?” elle se leva mais Helen l’arrêta.
“Merci infirmière Nikki mais je peux m’en charger. Finis ce que tu faisais.
Pendant qu’elle faisait son sandwich au bacon, elle pensa à Anna. Elle paniqua soudainement. Et si Jim l’avait trouvée et lui avait fait la même chose ? “Merde !” jura-t-elle, en laissant tomber le couteau et attrapant le téléphone.
“Qu’est-ce qui se passe ?” Nikki courra près d’elle avec un regard paniqué.
“Anna, j’ai besoin de savoir si elle va bien. Si Jim…”
“C’est déjà fait !” sourit Nikki en prenant le téléphone de ses mains. “Elle est chez sa mère, elle est en sécurité et elle est heureuse Helen.”
Helen soupira, soulagée. Elle se retourna vers Nikki et sourit à nouveau. Elle ne savait vraiment pas ce qu’elle ferait sans elle. Sans un mot, elle amena Nikki vers elle et l’embrassa, d’abord gentiment.
“Je t’aime.” L’admit-t-elle pour la première fois, s’éloignant un peu, ses yeux cherchaient le regard de Nikki pour une compréhension. Et Nikki la comprenait. Quand elle regardait dans les yeux verts heureux d’Helen, son cœur battit plus fort. Elle comprenait à quel point c’était dur pour Helen d’avouer ces sentiments nouveaux et uniques. Ce ‘je t’aime’ avait plus de signification pour Nikki qu’Helen ne pourrait jamais imaginer.
“Je t’aime aussi” sourit-elle, l’embrassant de nouveau, doucement mais incroyablement passionnément et tendrement.

Le téléphone sonna et brisa leur moment de bonheur extrême. Helen grogna un peu avant de le décrocher.
“Allô ?”
Nikki regarda son visage devenir raide et ses yeux s’élargir comme à chaque fois qu’elle était inquiète. Sans le demander, elle savait qui était à l’appareil. C’était de nouveau sa sœur. Une des nombreuses personnes qu’Helen allait finalement devoir mettre au courant et Nikki comprenait entièrement ce qu’elle traversait.
“Oui je vais bien et toi ?” continua Helen, en s’éloignant un peu de Nikki. Mais Nikki répondit en la serrant encore plus fort contre elle. Helen eut l’air contrariée mais elle ne la repoussa pas et continua de parler sur un ton nerveux.
“Oui eh bien et si j’allais le week-end prochain ? ça irait aux parents ?” elle regarda Nikki pendant qu’elle parlait et la brune pouvait voir la peur dans les yeux d’Helen. “Super…” continua-t-elle en ne détournant jamais ses yeux du visage de Nikki. “J’amène une amie avec moi en Ecosse, Julia.” Elle réussit à sourire à Nikki. “Une amie très proche…” 

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 09:12 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 11 


Nikki regardait dehors par la fenêtre, elle souriait à la vue des jolis arbres et au paysage qui passait pendant qu’elle était assise dans la voiture. Elle était fatiguée mais heureuse malgré le temps lourd de l’automne. En regardant Helen qui conduisait. Nikki voyait qu’elle était également fatiguée. Pendant le voyage vers l’Ecosse, elles s’étaient relayées pour pouvoir se reposer. Mais là, elles étaient trop proches et seule Helen connaissait le chemin. Nikki pouvait voir l’inquiétude d’Helen dans la façon dont elle se concentrait sur le chemin. Mais elle fut soulagée en recevant un sourire chaleureux de sa part quand elle caressa gentiment la cuisse d’Helen. C’était à des moments comme ça que Nikki aurait voulu être à la place d’Helen. Elle ne voulait pas qu’elle soit inquiète, mais elle savait que c’était injuste d’attendre de sa part de ne pas être nerveuse à des moments pareils. 


Le cœur d’Helen manqua un battement quand elle vit Julia, en combinaison d‘équitation, ses cheveux sauvages foncés volaient dans le vent quand elle s’approcha en courant de la maison de ses parents. Après un dernier regard anxieux vers Nikki, elle s’avança et enlaça sa sœur. 

“Je suis sortie faire un tour avec les chevaux et n’ai pas eu le temps de me changer, désolée, Hel !” dit Julia sur un ton gai et souriant, en la dévisageant. “Tu es magnifique !” 

“Merci, c’est super de te voir !” Helen l’enlaça de nouveau. Les yeux de Julia se déplacèrent sur Nikki et elle lui donna le même sourire chaleureux que Nikki aurait pu jurer qu’il était pareil à celui d’Helen. 

“Julia…” Helen sourit de nouveau et regarda Nikki “Je te présente Nikki Wade.” Elle s’arrêta et ses yeux brillaient. “Une très bonne amie à moi.” 

“Ravie de te connaître Nikki ! Moi c’est Julia.” La sœur d’Helen tendit la main en souriant et Nikki la serra joyeusement avec un sourire poli.  

“Ravie de te connaître aussi !” 

“Maman et papa sont discrètement partis à l’exposition de fleurs donc pour l’instant on n’est que trois.” Expliqua Julia pendant qu’elle leur aidait à rentrer leurs bagages dans la cuisine. “On mange d’abord, vous pouvez monter vos affaires plus tard !” 

“On est très organisées n’est-ce pas ?” rigola Helen en s’asseyant à la table. Nikki se pencha sur la table en regardant la maison.  

La cuisine, ses armoires démodées et sa grande table carrée étaient si familières et inchangées qu’Helen émit un soupir heureux. “C’est tellement bien d’être ici ! Merci de nous laisser venir !” 

Julia la regarda en enlevant la serviette qui couvrait les sandwichs. “C’est pas nous qui t’avons ‘laissés’ venir Helen. Ça fait des siècles que j’essaie de te faire venir !” Elle se tourna vers Nikki. “Prends un sandwich Nikki !” 

“Merci !” sourit-elle est s’assit. 

“Thé, café, quelque chose d’alcoolisé ?” sourit Julia en regardant l’une, puis l’autre. 

“Thé, s’il te plaît !” dirent les deux en même temps puis rigolèrent.  

“Thé pour deux !” riait Julia en leur tendant deux tasses. 

“Je m’en charge si tu veux !” Helen se leva puis se rassit à l’ordre de sa sœur. 

“Au faite vous avez l’air crevées les deux !” Julia s’assit et prit un sandwich. “Vous auriez besoin d’un peu de repos !” 

“Non ça va aller !” dit Nikki à la hâte. 


Le téléphone sonna et elles se regardèrent. En quelques secondes Julie partit et elles restèrent seules. Helen se tourna vers Nikki avec un regard navré. “Est-ce que ça te dérange tout ça ?” chuchota-t-elle, toujours à table. 

“Pas du tout !” sourit Nikki. “Ne t’inquiète pas Helen, tout ira bien !” la rassura-t-elle. 

Helen sourit et s’assura que Julia n’était pas à portée de voix ou de vue avant d’embrasser Nikki doucement sur les lèvres, les effleurant légèrement et les taquinant sensuellement. Nikki n’avait jamais ressenti un baiser si doux auparavant. Elle savait que les baisers ou les signes d’affection de la part d’Helen allaient être rares ce week-end et donc chaque touchée comptait énormément. 

“Viens !” chuchota Helen, la guidant vers le salon, où elles s’assirent côte à côte sur le canapé et allumèrent la télé. 

‘C’est vraiment une maison fantastique’ pensa Nikki en regardant autour d’elle. Tout semblait si confortable, malgré la taille. Si traditionnelle et chaleureuse, rien à avoir avec la maison qu’elle connut avec sa famille quand elle était jeune. Elle ferma les yeux et se sentit soudainement détendre. La télévision n‘était pas très forte, la voix de Julia pouvait être entendue, en train de rire et rigoler dans l’autre pièce. 

Leurs voix étaient semblables, mais Julia et Helen étaient deux femmes complètement différentes. Julia était vive, simple et une femme stylée. Quant à Helen, elle était un type de femme sûre d’elle, qui contrôlait les choses, avait une forte personnalité et évidemment, ‘elle était très sexy’ se rappela Nikki avec un sourire satisfait. 

“Ça fait longtemps qu’elle dort ?” 

Nikki sursauta, en se tournant légèrement pour voir Julia les regarder avec un sourire. Nikki n’avait pas réalisé qu’Helen s’était endormie et reposait maintenant sa tête contre son épaule. 

“Je ne suis pas sûre.” Chuchota Nikki. 

“Ça te dérange si je pars Nikki” Julia sourit, de nouveau, comme si c’était Helen. 

“Non, bien sûr que non !” rigola doucement Nikki. 

“Je vais aller voir mon copain.” 

“Ah d’accord !” hocha Nikki la tête. 

“Je suis sûre qu’Helen te présentera nos parents.” Soupira Julia en enfilant sa jaquette. 

“D’accord.” Chuchota Nikki en hochant de nouveau joyeusement la tête. 

“On se voit plus tard !” 

Et Julia partit de nouveau. 


Cela permit à Nikki de regarder autour d’elle un peu plus longtemps. Elle n’était pas fouineuse, juste curieuse de la maison des parents d’Helen. Elle n’avait aucun moyen de bouger vu qu’Helen dormait contre son épaule. Elle pouvait l’entendre respirer doucement. Nikki sourit et reposa sa tête contre le canapé en se demandant de quoi M. et Mme Stewart avaient l’air. Helen n’avait jamais mentionné ses parents où n’avait jamais fait d’allusion sur leurs personnalités. Cela rendait Nikki un peu nerveuse. Etre près de ses parents sans qu’ils sachent qu’elles étaient amantes allait être difficile, même Nikki savait ça. ‘Est-ce qu’il l’apprécieront ? Vont-elles être capables de leur avouer qu’elles étaient plus que de bonnes amies ? Pauvre Helen !’ pensa-t-elle, mais l’écossaise était quand même heureuse d’être venue après tout. 


Quelqu’un toussa fortement, ce qui l’avertit. Ses yeux s’ouvrirent rapidement, mais elle faisait attention de ne pas bouger trop rapidement pour ne pas réveiller Helen. Dehors, il faisait un peu plus sombre et elle pouvait voir les arbres se balancer à cause du vent qui soufflait en rafale. Elle s’était endormie mais n’avait pas la moindre idée de combien de temps. 

“Bonjour !” dit la voix rauque d’un homme qui s’imposait par sa hauteur et qui était plutôt intimidant. Avec ses yeux vert brillant et ses traits sévères, Nikki n’avait pas de doute de qui il s’agissait. 

“Bonjour !” chuchota-t-elle finalement. 

L’homme déplaça ses yeux de Nikki à Helen. Nikki se sentait comme un animal en cage quand l’homme les fixait Helen et elle d’un air menaçant. Elle se déplaça légèrement et laissa Helen se coucher correctement sur le canapé avant de se lever, pour réaliser que l’homme n’était pas si grand que ça. Il faisait juste quelques centimètres de plus qu’elle. Ils étaient debout et se regardaient pendant quelques secondes avant que Nikki ne retente sa chance. Elle tendit la main. 

“Bonjour, je suis Nikki Wade, une amie à Helen.” 

“Je suis son père.” Répondit-il presque à la hâte. “Et je commençais à me demander qui vous étiez.” Il prit fermement sa main dans la sienne avant de la relâcher et d’aller à la cuisine. Le cœur de Nikki frappait fort contre sa poitrine. Malgré cela, elle refusait de le montrer et elle jeta un dernier coup d’œil sur Helen qui était toujours en train de dormir et le suivit dans la cuisine. 

Il était de dos et s’occupait de la bouilloire. ‘Typique.’ Pensa-t-elle. 

“Alors, Nikki Wade !” dit-il d’une voix grave. “Depuis combien de temps connaissez-vous ma fille ?” 

Elle détestait la façon dont il disait ça. 

Sa fille. 

C’était comme s’il utilisait ce mot pour montrer son autorité sur elle. 

“Depuis un bon moment.” Elle s’assit et il se retourna. 

“Et elle prend bien soin d’elle ?” demanda-t-il. 

“Oui, bien sûr !” sourit Nikki. 

“Vous savez, cela fait un moment qu’elle n’était pas venue visiter sa famille.” Elle hocha la tête. “Mais Helen ne changera jamais.” M. Stewart émit un petit rire en s’asseyant à table. Puis son visage devint de nouveau sévère quand il la regarda. “Alors, parlez-moi de vous !” 

“Oh laisse-la Vic !” dit une voix joyeuse depuis l’entrée. Nikki se tourna et sourit à la femme qui ressemblait tellement à Helen et à Julia que Nikki tomba presque de sa chaise. La femme s’approcha avec des bouquets de fleurs dans chaque main. “Je suis sûre que la dame n’a pas envie que tu la harcèles !” ri-t-elle. “Bonjour…” 

“Nikki Wade.” Sourit-elle chaleureusement. 

“Quel contraste !’’ pensa Nikki en regardant la mère d’Helen avec son sourire et sa nature joyeuse et aimable et le père qui avait l’air beaucoup plus ferme et autoritaire. 

“Je suis Susan, la mère d’Helen.” La femme leva les yeux. “Et voici son père, Vic.” 

“Bonjour !” dit Nikki de nouveau en regardant avec étonnement Susan s’occuper avec les fleurs dans la cuisine.  

“Vous êtes une amie à Helen, Nikki ?” demanda-t-elle en lui jetant un rapide coup d’œil et lui souriant. 

“Oui.” Nikki hocha la tête. “J’espère que ça ne vous dérange pas que…” 

“Oh non bien sûr que non !” Susan donna une tape sur son bras en rigolant. 

“Les amis d’Helen sont nom amis, n’est-ce pas Vic ?” 

L”homme grogna légèrement mais refusa de lever ses yeux du journal. De nouveau, Nikki frémit à la pensée d’avoir Victor Stewart comme ennemi. 

“Helen a l’air d’un ange là-bas !” sourit Susan. 

Nikki était d’accord. 

“Thé ou café Nikki ?” 


Juste quand elle était sur le point de répondre, Helen entra dans la cuisine, ses cheveux légèrement ébouriffés, son visage un peu froissé. 

“Salut tout le monde !” sourit-elle. 

Nikki remarqua comment ses yeux fatigués brillaient à la vue de ses parents. En quelques secondes Susan la couvrit de baisers, l’enlaça et la bombarda de questions. Vic se contenta de lever la tête et sourire brièvement. 

Nikki se sentait comme une étrangère pendant les heures qui suivirent quand elle regarda Helen se retrouver avec ses parents. Parfois Nikki émergea de son propre monde due aux offres de gingembre, gâteaux et des tasses de thé. “Est-ce qu’elle pourra un jour être vraiment accepté par cette famille ?’’ Vic et Susan ne savaient presque rien de leur situation, de la façon dont Helen ressentait les choses ou à quel point Nikki l’aimait. Parfois, leurs yeux se croisèrent et Nikki pouvait voir l’angoisse dans ses yeux et qu’en faite à qu’elle point elle avait peur. Mais il lui était interdit de s’asseoir près d’Helen et de la rassurer, de lui dire qu’elle l’aimait, ou de faire quoi que ce soir qui allait au delà de l’amitié. 


“Embrasse-moi !” les mots caressèrent ses oreilles comme une mélodie douce. 

“Quoi ?” 

“Embrasse-moi Nikki !” répéta Helen, encore plus doucement et sensuellement, en chuchotant. Nikki avait l’impression d’être au paradis quand leurs lèvres se touchèrent pour la première fois depuis ce qui semblait être des années. En réalité, c’était la première fois depuis quelques heures et elles se trouvaient dans une chambre d’ami, dans une semi obscurité, des bagages et des mentaux étaient jetés à leurs pieds. Leur baiser était lent, passionné, sexy et douloureusement excitant. Mais des moments comme ça rendaient tout le reste supportable. 

Helen s’éloigna et sourit. “Merci.” 

“Pour ?” 

“Pour être une si bonne… amie.” 

Elles rigolèrent. 

“De rien !” Nikki hocha la tête. “Est-ce que cette chambre est la mienne Mlle Stewart ?” 

Helen hocha lentement la tête avant de l'aider à défaire ses bagages. Tout comme le reste de la maison, cette chambre était traditionnelle et spacieuse. L’éclairage était chaleureux et la vue depuis la fenêtre était magnifique. L’étendue d’arbres continuait sur plusieurs kilomètres. 

“Sois honnête !” dit doucement Helen, en rejoignant Nikki à la fenêtre. “Comment trouves-tu ma famille ?” 

Nikki pouvait de nouveau voir le malaise dans les yeux de son amante. Elle prit les mains d’Helen. “Ta mère est merveilleuse !” ri-t-elle à la pensée de la version un peu plus âgée d’Helen, avec son sourire chaleureux. “Julia est géniale !” elle hocha la tête et regardait dehors. “Et ton père…” elle hésitait à ce qu’elle devait dire ensuite. Vic était un homme tellement dur ! Il avait réussi à l’énerver avec chaque regard qu’il lui avait lancé. Elle ne voulait pas dire ça à Helen. “Il est amical.” 

“Ecoute-moi !” Helen rigola presque. “Mon père est beaucoup de choses Nikki. Amical n’en fait pas partie.” Elle soupira en s’asseyant sur le bord du lit. Nikki se retourna et la regarda. “Désolée Helen, c’est juste que…” 

“Je l’aime énormément mais il ne changera jamais.” L’interrompit Helen en la regardant avec ces yeux inquiets. “Il n’a jamais montré une signe d’affection à qui que ce soit à part ma mère, il n’est presque jamais enthousiaste… ne sourit presque jamais…” Nikki s’assit à côté d’elle. “Il est comme il est Nikki. Victor Stewart avec ses opinions bien arrêtés. Elle soupira et regarda Nikki. “Mon père est l’une des raisons pourquoi tout ça est si dur pour moi.” 

Avant que Nikki n’eût le temps de répondre, Julia entra. 

Helen se leva rapidement. 

“Tout va bien ?” Julia les regarda l’une après l’autre. 

“Je m’installe !” Nikki sourit. “Tu vas bien ?” 

“Génial !…mon Andy est tellement adorable !” Julia se pâma d’admiration pendant qu’elle jeta des serviettes propres sur le lit. “Voici pour toi Nikki.” 

“Merci !” 

Helen marcha vers la porte avec son sac et se retourna pour voir Nikki. “Je serai en bas… au cas où tu aurais besoin de moi !” 

Elles se sourirent. 

“Oooh !” cria Julia en agrippant le bras d’Helen alors que celle-ci était en train de partir. “Je sais que c’est de ma faute de ne pas de te l’avoir dit au téléphone Helen, mais on est censées aller à la fête des fiançailles de Garett et Freda ce soir ! 

Nikki regarda les deux femmes faire une grimace. 

“Ce soir ?” soupira Helen. 

“Oui” sourit Julia d’un air désolé. “ Maman et papa pensent vraiment que c’est nécessaire.” Elle se tourna vers Nikki. “Désolée Nikki. Ça te dérange ?” 

“Non.” Nikki haussa les épaules en se demandant qui étaient Garett et Freda. 

“D’accord, je peux donc dire aux parents qu’on y vas tous ?” 

Helen hocha la tête et attendit que Julia sorte pour expliquer que Garett O’Leary et Freda Williams étaient deux amis extrêmement riches et coincés de la famille Stewart. Elle lui expliqua que Julia et elle ne les aimaient pas et détestaient le fait que leur père essayait toujours de les caser avec des hommes riches et éligibles. 

“C’est un des souhaits de mon père que je tombe amoureuse de Robin, le frère de Garett.” Soupira Helen. 

“Pourquoi ?” Nikki secoua la tête. 

“Robin est riche et attirant et noble et intelligent. Tout ce que mon père veut pour moi.” Leurs yeux se croisèrent. “Mais il oublie qu’on ne peut pas choisir de qui on tombe amoureux. Sur ce, et un sourire, Helen laissa Nikki seule dans la chambre. 


Helen respira profondément pendant qu’elle marchait à travers les portes d’entrée du country club où Garett et Freda organisaient leur fête. Même si Nikki discutait joyeusement avec Susan à propos des jardins, Helen se sentait dans l’obligation de la regarder chaque minute. C’était comme si depuis quelques heures, elle se trouvait sur un fil de rasoir en priant Dieu qu’elle puisse tout simplement avouer à sa famille ce qu’elle ressentait envers Nikki, mais en même temps elle était effrayée rien que de regarder Nikki trop longtemps. Elle réalisa que sa vie avait deux côtés différents. Un de ses côtés avait une famille traditionnelle, une grande maison écossaise et des parents exigeants. Son autre côté, avait un bon travail, une maison à Londres et une relation amoureuse avec une femme. Comment ces deux mondes pouvaient s’entendre? Serait-ce toujours aussi difficile ? Elle aurait tellement voulu avoir les réponses. 

Elle avait l’air – pensa Helen avec un sourire affectueux quand elle regarda Nikki rigoler et rire avec sa mère – si calme et concentrée, si émotionnellement stable et … sûre d’elle. 

“Tu sais, elle ne va pas disparaître.” Chuchota Julia avec un sourire. 

Helen pouvait sentir ses joues rougir. “Je sais ça” réussit-elle à dire sur un ton négligé et tourna le dos à Nikki. “Je veux juste qu’elle se sente à l’aise.” 

“Elle est à l’aise Helen.” La rassura Julia.  

Helen se retourna pour regarder Nikki, leurs yeux se rencontrèrent et restèrent longuement sur l’autre. 

Je t’aime. Elle prit son mal en patience. Elle avait envie de le dire. Elle avait besoin de le dire… 

“Helen.” La voix de Victor balaya ses pensées pendant qu’elle se tourna pour voir son père qui portait maintenant un costume élégant. 

Elle sourit. 

“Tu ne penses pas que tu devrais aller dire bonjour à Robin ?” Il releva les sourcils d’un air interrogeant et sourit légèrement. Helen recula un peu. 

“Je crois que…” 

“Pas besoin M. Stewart !” Vint la voix de Robin de derrière eux. Helen ferma les yeux quand elle le sentit la prendre par les épaules et la retourner vers lui. “ Je suis venu jusqu’à elle.” Elle ouvrit les yeux et le fixa. Il n’avait rien changé depuis leur dernière rencontre. Toujours aussi grand et bronzé, il avait toujours ses costumes élégants. Elle se retourna pour constater que son père était parti. La pièce était remplie de personnes de tout âge et Helen s’efforçait de trouver quelqu’un qu’elle connaissait. 

“Ne sois pas aussi ravie de me voir !” rigola Robin. 

Helen se força un sourire. “Désolée Robin. Bien sûr que je suis contente de te voir !” 

Il la tenait toujours et elle n’aimait pas ça.  

“Je vois que tu es toujours aussi superbe !” il sourit et la lâcha. Elle rougit, se sentant mal à l’aise avec la façon dont il la lorgnait. 

“Attention je vais attraper la grosse tête !” 

“Allez !” il l’agrippa par la main. “Laisse-moi t’offrir un verre et on pourra rattraper le temps perdu !” 

Elle ouvrit la bouche pour protester mais il était trop tard. Il était déjà en train de la tirer vers le bar. “Robin j’ai déjà une boisson merci !” essaya-t-elle pendant qu’il se faufilait vers le bar à travers les personnes. 

“Une autre ne fera pas de mal à une si jolie femme comme toi Helen !” elle grimaça en le pressant de la lâcher. 

Quelques minutes plus tard elle était assise et fixa son verre rempli d’un liquide d’une drôle de couleur avec un mini parapluie et une cerise qui se trouvait dedans. Robin parlait et elle n’avait pas écouté un seul mot de ce qu’il a dit. Elle ne s’intéressait pas à ce salaud prétentieux ou à ses boissons chiques… elle avait besoin de retrouver Nikki. Elle sourit à Robin puis laissa ses yeux se balader. Où était Ni… 

Elle sentit la main de Robin se glisser au long de sa jambe. Mortifiée, Helen regarda sévèrement son visage. “Robin…” 

“Te voilà !” vint la voix stricte de Nikki. 

Helen se retourna, tout comme Robin. Nikki se tenait près des deux, elle regardait Helen et Robin, puis la main de Robin qui était toujours en train de toucher gentiment la jambe d’Helen. “Je suis tellement contente que vous vous amusez si bien !” Les mots de Nikki étaient pleins de sarcasme et elle se tourna légèrement. Helen essaya de dégager sa jambe mais Robin la tenait fermement.  

“On se voit plus tard !” 

“Nikki…” commença Helen. Mais ses mots ne servaient à rien et la brune disparut dans la foule. 

“Elle est l’une de ces personnes.” Marmonna Robin, ce à quoi Helen le fixa avec un regard dur. 

“Une des quoi ?” 

“Une gouine jalouse !” siffla-t-il. 

Les mots semblèrent devenir vivants et la frappèrent dans l’estomac avec le coup le plus violent possible. 
 

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 09:16 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 12

Nikki était assise silencieusement à l’arrière du taxi noir, plus tard dans la nuit. Elle savait que maintenant, la dernière chose qu’elle devait faire était de bouder comme un bébé. Mais elle boudait. Elle avait essayé de ne pas être jalouse quand Robin avait regardé Helen et lui avait posé une main sur le genou.
La caressant…
La touchant…
Elle était énervée et profondément jalouse de la façon dont Helen l'avait laissé la toucher, mais en même temps elle sentit le désir s’éveiller en elle.
La caressant…
La touchant…
Elle n’avait pas pu faire ça à Helen depuis ce qui lui semblait être des siècles et même si elle était énervée contre elle, elle avait envie de la toucher…horriblement envie.
“Tout va bien Nikki ?” la voix d’Helen brisa ses pensées et elles se regardèrent dans le rétroviseur.
“Bien sûr !” répondit Nikki sur un ton négligé, sentant les yeux de Julia la regarder. “Merci pour cette bonne soirée !” Helen baissa ses yeux de nouveau et se repositionna dans son siège.

Helen jeta sa veste sur le sol de sa chambre, dans l’obscurité totale et respirait doucement. Au fond du couloir elle pouvait entendre Nikki se préparer d’aller au lit.
La situation qui était déjà tendue était devenue encore pire, quand Nikki l’avait vue avec Robin. Elle s'est sentie coupable, elle ne niait pas ça. En même temps, elle était frustrée et énervée. La dernière chose dont elle avait besoin était une des crises de jalousie de Nikki. Ce n’était pas le moment, ni l’endroit et elle avait besoin que Nikki comprenne cela. La frustration sexuelle la torturait aussi. Etre fâchée avec quelqu’un mais en même temps vouloir lui faire l’amour toute la nuit était un sentiment qu’Helen n’avait encore jamais ressentit avant ce week-end. En sentant une vague de tristesse, elle éclata en sanglots et appuya un coussin contre son visage pour étouffer le bruit de ses sanglots.

Elle essaya de dormir mais toutes ses tentatives étaient vaines mais elle réussit enfin à se contrôler et agrippa sa robe de chambre, traversa le couloir, s’arrêtant momentanément devant la chambre de Nikki, avant de descendre rapidement les escaliers et d’aller dans la cuisine. La maison était silencieuse, tout comme elle la voulait. Elle avait besoin de silence pour pouvoir réfléchir. Toujours dans l’obscurité, elle alluma la bouilloire et regarda dehors par la fenêtre dans la nuit.
“Sers-m’en un peu aussi.” La voix de Julia chuchota derrière elle. Helen émit un petit bruit de frayeur quand la lumière de la cuisine s’alluma. Elle plissa les yeux et se retourna. “Bon sang Julia !”
“Désolée ! Julia rigola et s’assit sur une chaise. “Je n’arrivais pas à dormir non plus.”
En préparant les boissons Helen ne dit rien pendant un moment, durant lequel elle pouvait sentir les yeux de sa soeur sur elle. Elle finit par se retourner à contrecoeur et s’assit à la table en face de Julia.
“Tu vas finir par me le dire ou je vais devoir te tirer le vers du nez ?” Julia chuchota ne rigolant qu’à moitié.
Helen la regarda et bu une gorge de son thé. “Je n’arrive pas à dormir c’est tout.” Dit-elle nerveusement.
“Vraiment ?” demanda Julia n’étant pas convaincue du tout.
“Pourquoi es-tu debout ?” Helen esquiva la question et leva les yeux sur Julia.
“Ce n’est pas important Helen.”
“Julia…” Helen soupira et secoua la tête.
“C’est Nikki, n’est-ce pas ?” Julia sourit.
“Quoi ?” Helen pouvait sentir son coeur battre fort contre sa poitrine pendant que sa soeur la fixait avec un regard qui en disait long.
“Nikki.” Répéta Julia en buvant.
Les deux femmes se regardèrent et Helen n’arrivait tout simplement pas à parler. Sa voix était partie, comme étaient toutes les pensées qu’elle avait en tête. Elle voulait inventer une excuse mais son cerveau l’avait soudainement abandonnée. Elle se contentait de fixer Julia.

“C’est bien ce que je pensais.” Rigola doucement Julia. “Bon tu vas m'expliquer ?”
Helen ne dit rien.
“Helen ?” Julia sourit.
“Il n’y a rien à expliquer.” Elle retrouva finalement sa voix après avoir bu son thé.
Julia soupira et secoua la tête. “Tu crois que je suis complètement stupide ?” Leurs yeux se croisèrent. “Nikki Wade, juste une amie ?”
“Oui.” Helen hocha la tête, essayant d’avoir l’air plus brave qu’elle ne l’était en réalité.
“Une ‘amie’ dont tu nous avais jamais parlé ?” Elle sourit. “Laisse-moi deviner, des amies… proches….oh… qui n’arrivent pas à se quitter des yeux ?”
Helen sentait ses joues rougir. “Ne sois pas ridicule Julia !” elle soupira et sentit ses yeux de nouveau se remplir de larmes. Elle se sentait si émotionnellement fragile ses jours.
“Tu n’as pas à faire semblant avec moi Helen. Tu oublies que je te connais très bien.” Julia tendit la main et toucha le bras d’Helen. “Alors dis-moi exactement ce qui s’était passé ce soir.”
Plusieurs soupirs et larmes plus tard, Helen avait trouvé le courage de raconteur à Julia son affaire avec Nikki Wade. Il lui était dur de former des phrases cohérentes tellement elle était émue. Elle réalisa que si sa soeur avait tout compris, elle ne pouvait plus lui mentir.
“Et alors elle a pensé que tu flirtais avec Robin ?”
Helen était maintenant assise à côté de Julia. Un pli sur son front lui prouva que Julia écouta chacun de ses mots.
“Oui.” Elle secoua la tête. “Oh Julia c’est la dernière des choses dont on a besoin ! C’est déjà assez difficile d’être là comme ça !”
“Je sais.” Julia sourit. “Mais Helen tu dois réaliser que tu t’es trouvée une partenaire super et son genre ne devrait pas avoir de l’importance. Le monde ne s’arrêtera pas juste parce que tu es tombée amoureuse d’une femme.”
Les yeux d’Helen scintillèrent due aux larmes quand elle se tourna vers sa soeur. “Essaye d’expliquer ça à maman et papa.”

Depuis la porte de la chambre Nikki regardait silencieusement Helen se sécher les cheveux. Helen ne l’avait pas encore remarquée et Nikki appréciait ça. En bas, Susan préparait le petit déjeuner pendant que Vic lisait le journal dans son fauteuil. Elle ne savait pas où Julia était allée, tout ce qu’elle savait c’était que la femme qu’elle aimait était assise près d’elle, ignorant qu’on la regardait.
Nikki n’avait pas dormi la nuit précédente. Elle se sentait coupable d’avoir été jalouse et encore et encore elle se reprochait de s’être complètement comportée comme un enfant alors qu’Helen avait le plus besoin d’elle. Elle faillit plus d’une fois durant la nuit aller lui parler. Elle ne l’avait pas fait, de peur d’être vue. Après tout, elles étaient venues en Ecosse en tant qu’amie et Nikki était sûre que ni Susan, ni Victor n’auraient pris à la légère une discussion intime entre elles, tard dans la nuit. Elle s'était donc forcée de se serrer les dents et de garder ses excuses jusqu’au lendemain matin. Elle avait besoin d’avoir Helen seule pendant quelques instants pour lui demander pardon de la façon dont elle savait le faire. Et ce moment était venu.
Helen éteignit le sèche-cheveux et regarda Nikki à travers le miroir. Nikki regarda derrière elle une dernière fois avant d’entrer dans la chambre et fermer la porte.
“Nikki à propos d’hier...”
“Helen laisse-moi expliquer...”
Elles rigolèrent et Helen se leva.
“Laisse-moi dire ce que je voulais te dire.” Chuchota Nikki, se dirigeant vers elle. Les yeux d’Helen suivirent chacun de ses pas.
“J’ai réagi d’une manière beaucoup trop excessive Helen.” Nikki soupira. “Je ne sais pas, peut-être que j'étais trop paranoïaque. J’ai cru que ce Robin était ici avec toi hier soir.”
Helen leva les sourcils avec un petit sourire, très au courant que son coeur battait plus vite due à la présence de Nikki près d’elle.
“Il n’y était pas.”
“Je sais ça maintenant. Je suis désolée.” Un sourire s’étendit sur son visage pendant qu’elle l’approchait de celui d’Helen. “Et si je n’avais pas peur que quelqu’un nous voit... je te montrerais volontiers à quel point.”
Helen effleura son nez contre celui de Nikki. “Et si je n’étais pas complètement terrifiée, je te le laisserais volontiers.” Dit-elle avant de réclamer avec ses lèvres un baiser lent et sensuel.

Elles eurent un petit déjeuner agréable avec la famille d’Helen. Nikki trouvait qu’elle s’entendait remarquablement bien avec Julia et très bien avec Susan. Les femmes dans cette famille se ressemblaient tellement, c’était presque effrayant. Malgré cela, chaque fois que Nikki croisait le regard de Vic, elle devait penser à arrêter de trembler. Elle avait l’impression que son regard dur pouvait deviner chacune de ses pensées. Mais elle réalisa que ce n’était pas seulement avec elle qu’il était comme ça, il se comportait ainsi avec tout le monde.
Même si elle était une invitée, Nikki croyait au travail d’équipe. Après chaque repas, elle aidait à ranger et proposait parfois de préparer des boissons. Dehors, la pluie commença à tomber, les gouttes claquaient fort contre la fenêtre.
“Nikki, mes parents m’amènent voir un vieil ami à moi plus tard aujourd’hui.” Annonça Helen pendant qu’elles rangeaient.
“D’accord.” Nikki sourit.
“Tu peux venir si tu veux ou tu peux rester ici avec Julia…”
Nikki ouvrit la bouche pour répondre et au même moment, Julia entra dans la cuisine. “Nikki restera avec moi.”
Helen regarda sa sœur.
“Je suis nulle au mots-croisés et j’en ai tout plein à faire !” sourit Julia et Nikki rigola.
“Et qui te dit que je suis forte pour faire des mots-croisés ?”
Julia haussa les épaules. “Tu as l’air de t’y connaître et à part ça tu pourras m’en dire un peu plus sur toi !” elle sourit de nouveau et Helen regarda Nikki. Elles se sourirent.
“On dirait qu’on a décidé pour moi !” rigola Nikki.
Helen respira et rigola légèrement. “Tu es sûre que ça va aller…?”
“Helen tu es prête ?” Susan entra avec son imperméable. “Ton père attend dans la voiture. Si ça continue comme ça, la pluie va nous inonder.”
“Oui.” Helen enfila sa veste, mit son capuchon en regardant Nikki et Julia. “Tu es sûre que ça va aller ?”
“Passe une bonne journée Helen et arrête de t’inquiéter pour moi d’accord ?” dit Nikki doucement. Leurs yeux se croisèrent et Helen fondit à l’intérieur. Nikki était le genre de personne qui s’entendait bien avec tout le monde et ce n’était pas la première fois qu’Helen se sentait heureuse de l’avoir amenée ici.
“Alors on se voit plus tard !” et sur ce, avec un sourire époustouflant, Helen partit.

Nikki se sentait mieux. Elle s’était excusée auprès d’Helen et celle-ci lui avait pardonné. Pour la première fois au cours du week-end, elle se sentait plus à l’aise. Elle était ravie à l’idée que son amante soit allée passer une journée en compagnie de ses parents pendant qu’elle profitait de connaître sa sœur un peu plus. C’était relaxant. Tout ce qu’elle espérait pendant qu’elle rigolait et plaisantait avec Julia, était qu’un jour elle serait acceptée dans cette famille.
Elles passèrent la journée à discuter en buvant du thé, faire des mots-croisés ou regarder des émissions à la télé. Nikki s’entendait bien avec Julia et trouvait qu’elle pouvait passer des heures avec elle à parler de tout et de rien. Elle n’arrivait pas à s’imaginer faire pareil un jour avec Victor. Julia prit beaucoup de temps à parler à Nikki de leur famille et d’Helen étant petite et comment elles se rapprochèrent de plus en plus durant les années passées. Nikki sourit tendrement en écoutant les histoires de leur passé.
“Parle-moi un peu de toi Nikki !” elle replia ses jambes sous elle quand elle s’assirent sur le canapé, plus tard dans l’après midi. Il faisait moche dehors et la pluie tombait toujours lourdement. Elles se cramponnèrent à leurs tasses de thé. Julia lui proposa encore des biscuits, et Nikki commença à raconter sa propre enfance.
“Il n’y a vraiment pas grand-chose à dire.” Elle haussa les épaules, en se rappelant sa jeunesse. “J’ai toujours été la ‘bizarre’ dans ma famille. Je suppose que j’étais un peu rebelle, car je sentais que personne ne voulais m’écouter.”
“Vraiment ?” Julia soupira.
“Oui.” Nikki sourit légèrement en regardant dans sa tasse de thé, en faisant parcourir son doigt sur le bord. “Mes parents ne m’ont jamais acceptée. Jamais. Ils ont utilisé le faite que je sois homo pour me repousser.” Elle haussa de nouveau les épaules et regarda par la fenêtre. “Ils m’ont mis dehors quand j’avais seize ans et je ne les ai pas revus depuis.”
Julia sourit et lui toucha le bras. “Et qu’est-ce que tu ressens à propos de tout ça maintenant ?”
“Rien.” Affirma Nikki en regardant Julia. “Ils ne m’ont jamais aimée, juste supportée.”
“Mais quelqu’un t’aime maintenant ?” Julia afficha un sourire qui en disait long.
Nikki soupira en souriant. “Ouais.” Elle ne regardait pas Julia. “Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse, depuis que je suis aimée.”
Un silence confortable s’installa alors que les deux femmes reposèrent leurs têtes contre le canapé. Puis, Julia éclata en larmes, les surprenant ainsi les deux.
“Julia, qu’est-ce qui se passe ?” Nikki leva les sourcils et prit la femme dans ses bras.
“Je suis désolée.” Elle secouait la tête et continuait de pleurer pendant que Nikki la tenait.
“C’est Andy…Oh Nikki… Il a rencontré quelqu’un.” Julia pleura plus fort et Nikki commençait à comprendre. Elle soupira et ébouriffa les cheveux de Julia.
“Ton copain ?” Nikki enleva une mèche du visage de Julia et essuya ses larmes avec son pouce.

“Qu’est-ce que vous foutez ?” une voix les fit sursauter et les deux se séparèrent.
Nikki ferma les yeux et se maudit. Ce qui venait de se passer pouvait porter à confusion.
“J’ai demandé ce que vous foutiez !” hurla Helen.
“Hel’, ce n’est pas ce que tu crois !” soupira Julia en se levant.
“Non ça ne l’est pas !” Nikki se leva aussi.
“Oh ne me racontez pas des conneries !” siffla Helen pendant que les larmes commencèrent à remplir ses yeux. “Nikki c’est ma fichue sœur !”
Victor et Susan entrèrent dans le salon, complètement mouillés par la pluie. “Qu’est-ce qui se passe ?” Susan leva les sourcils, comprenant que quelque chose n’allait pas.
“Helen…” commença Nikki en tendant les bras pour la toucher.
“Ne me touche pas ! Tu me dégoûtes !”
Nikki n’aimait pas le ton rempli de dégoût sur lequel elle avait dit ça. Helen poussa sa mère hors de son chemin puis sortit par la porte d’où elle venait d’entrer. Dehors, la pluie et le vent continuaient de faire des ravages.
“Où est-ce qu’elle va ?” cria Susan. “Il gèle dehors !”
“Qu’est-ce qui s’est passé ?” hurla Victor.
Mais Nikki ignora tout le monde et courra dehors après Helen, le vent et la pluie froide la frappèrent fort, lui coupant presque le souffle.
“Helen, qu’est-ce que tu fais ?” elle criait et la regardait marcher.
“Nikki laisse-moi tranquille !” mais Nikki ne la laissait pas tranquille. Il faisait froid, il pleuvait et faisait de plus en plus sombre. Helen avait encore mal compris les choses.
“Écoute-moi !” hurla Nikki en essayant de la rattraper. Derrière elle, elle pouvait entendre Julia l’appeler, mais Nikki l’ignora.
“Helen…vas-tu s’il te plaît nous écouter ?” elle essaya à nouveau de l’appeler alors qu’Helen disparut de sa vue.
Helen voulait simplement partir. Elle marchait aussi vite qu’elle pouvait sous la pluie, énervée et blessée.
Nikki et sa propre sœur.
Ses pensées faisaient la course avec ses pieds. Elle en avait marre de tout. Elle avait fait une trop grosse scène pour revenir sur ses pas. Derrière elle, elle pouvait entendre Nikki l’appeler. Elle pleurait en marchant. ‘Comment avait-elle pu lui faire ça ?’
“Helen !!” tellement de voix l’appelaient mais elle ne voulait pas les écouter. Elle avait besoin d’espace. Elle avait donc raison de s’être promis de ne plus jamais s’impliquer dans une relation. Car une fois impliquée, si la personne que l’on aime nous trompe, la douleur devient réelle, et Helen sentait cette douleur la démolir de l’intérieur.
Nikki pouvait sentir son ventre se serrer mais elle n’allait pas laisser Helen partir toute seule, même si elle avait su où l’Écossaise allait. Elle l’aurait suivie durant toute la nuit s’il l’avait fallu. Elle l’aurait suivie jusqu’à ce qu’Helen l’écoute.
“Où va-t-elle ?” balbutie Julia en agrippant le bras de Nikki une fois qu’elle l’avait rattrapée.
“Elle ne veut pas s’arrêter et quand je m’approche d’elle, elle s’enfuit en courant. Merde Julia qu’est-ce que je fais ?’’ Nikki parlait en marchant.
“Je ne sais pas ce qui lui arrive !” pleura Julia, en recoiffant ses cheveux en arrière.

Nikki s’arrêta nette dans son élan en voyant ce qu’elle n’aurait jamais, jamais voulu voir dans sa vie. “HELEN STOP !!!” cria-t-elle mais il était trop tard.
Le bruit de pneus freinant lui déchira les tympans et une voiture dérapa et traversa la route, rentrant ainsi en collision avec le corps d’Helen. Elle fut éjectée à plusieurs mètres avant de s’écraser sur le sol mouillé, roula encore quelques secondes puis elle resta immobile. La pluie tombait lourdement et Nikki était aveuglée par ses propres larmes pendant qu’elle courait vers Helen avec Julia. Elle avait l’impression que le monde s’était arrêté. Le corps d’Helen était immobile sur le sol froid et mouillé...  

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 09:19 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 13

Ils restèrent tous immobiles pendant un moment qui paraissait être une éternité, jusqu’à ce qu’un homme saute de sa voiture.
“Je ne l’ai pas vu, je le jure, je ne l’ai pas vu... elle est juste... elle est juste... apparue... je suis désolé... je... je...”
Nikki le regarda sans le voir pendant quelques secondes. Elle n’arrivait pas à penser, à respirer correctement pendant qu’elle regardait le corps mouillé d’Helen... si humide et si froid... puis, elle éclata en sanglots en ayant l’impression que son cœur venait de se briser en deux.
“Qu’est-ce qui s’est passé ?”
“Appelez une ambulance !”
“Aidez-la !”
“Helen, tout va bien se passer !”
Tellement de voix parlèrent en même temps pendant que Nikki s’agenouilla à côté d’Helen pour prendre son pouls. Il n’avait jamais été aussi faible. Nikki ne s’occupait de personne d’autre, même si ce n’était pas tellement bien. Elle ne se préoccupait que de la vie de la femme devant elle. Des sirènes faisaient du bruit autour d’elle et des voitures freinaient avec du bruit sur la route glissante. Nikki avait la tête et les yeux lourds et sa respiration était saccadée. Elle ferma les yeux.

“Nikki comment te sens-tu ?” murmura une voix pendant qu’elle ouvrit lentement les yeux. La pièce demeura indistincte pendant quelques secondes jusqu’à ce qu’elle s’habitue à son entourage. Elle était couverte d’une couverture dans une salle d’attente à l’hôpital. Tout est revenu d’un coup. Des visions d’Helen se faisant renverser sur la route la faisaient sursauter et amenèrent des larmes dans ses yeux.
“Nikki !” Julia agrippa sa main. “Tout va bien !” la rassura-t-elle.
“Helen... Où est Helen ?” chuchota Nikki en regardant dans le visage pâle et fragile de Julia.
“Son état est stable.” Julia se leva. “Maintenant bois un peu de ça.” Elle se pencha et tendit une tasse de café à Nikki.
“Tu étais dans un état de choc et tu t’es évanouie.”
Nikki secoua la tête et se leva, se sentant soudainement forte et réveillée. “J’ai besoin de la voir !”
“Nikki assied-toi !” Julia la tira par les bras. “Ma mère est à l’intérieur avec elle, elle est prise en charge.”
Avec un soupir, Nikki se rassit et cacha sa tête dans ses mains. “Si seulement elle n’était pas sortie en courant Julia...”
“Je sais.” Julia soupira et se frotta le visage. “Mais elle l’a fait. Nikki on n’a pas besoin de s’inquiéter. Helen ira bien !” Elles se regardèrent et Nikki espéra de tout son cœur que Julia avait raison.
Un docteur sortit lentement par les doubles portes qui se trouvaient en face des deux femmes. Les deux levèrent les yeux quand il s’approcha avec un sourire chaleureux.
“Mlle Wade, ravie de vous voir de retour parmi nous !” Il sourit de nouveau mais Nikki n’eut pas l’énergie de lui rendre son sourire.
“Alors mesdames, Mlle Stewart s’est cassée une jambe, un bras, s’est fracturée un os de la hanche et quelques côtes...’’ plus quelques coupures et de bleus dus à l’accident.
“Est-ce qu’elle va bien ?” demandèrent les deux en même temps.
“Son état est stable et on prend bien soin d’elle. Sa mère est avec elle pour l’instant alors je suggère que vous rentriez chez vous pour se reposer un peu. On vous avertira en cas de progression.” Il sourit.
“Je ne crois pas, non !” dit Nikki brusquement. “Je reste là !” il la fixa pendant quelques secondes.
Julia regarda Nikki pendant un moment puis se tourna vers l’homme. “Docteur on est bien là où on est merci. Y’a-t-il une chance de pouvoir bientôt voir Helen ?” Pendant qu’elle parlait, Susan sortit par les doubles portes, ayant l’air aussi fatiguée et épuisée que les autres.
“Elle s’est endormie.” Susan soupira et s’assit à côté de Nikki. “Quelque chose dont, je crois, nous avons toutes besoin.”
Le docteur sourit de nouveau. “Je vous laisse quelques minutes et je reviens !” Et sur ce, il partit.
Pendant quelques longs moments de silence les trois femmes usées se regardaient en se questionnant. Nikki soupira en sentant ses yeux lourds une fois de plus. En jetant sa tête dans ses mains elle priait Dieu pour pouvoir remonter le temps.

Quand elle leva la tête, elle gémit de douleur en sentant sa nuque étourdie. Elle s’était endormie mais au lieu de se sentir mieux, elle se sentait considérablement plus mal.
“Tu vas bien Nikki ?”
Elle tourna la tête pour voir Susan la regarder au-dessus d’une tasse de café en papier.
“Ça va. Et vous ?” répondit-elle.
Susan reposa sa tête contre le mur. “Je le serais dès que je saurais comment va ma fille. Julia est rentrée à la maison et Vic est à l’intérieur avec Helen... peut-être que tu devrais rentrer te reposer un peu...”
“Non. Dit Nikki sérieusement. D’abord, je dois voir Helen.”
Elles se regardèrent et échangèrent un sourire léger. Qu’est-ce qui s’est passé à la maison ???” chuchota Susan. “Vous vous êtes fâchées à propos de quelque chose ?”
Pendant quelques moments Nikki ne savait pas quoi dire. Pour les parents d’Helen, elle n’était qu’une amie de leur fille. Comment pourrait-elle leur dire la vérité ? ...
“Nikki ?” demanda Susan de nouveau.
“Oui, c’était le cas. Mais Susan, ce n’était pas de ma faute.” Nikki secoua la tête “Je ne voulais pas qu’elle sorte comme ça ou...” elle soupira en sachant qu’elle n’avait pas le droit d’avoir cette conversation avec la mère d’Helen... pas encore en tout cas. “J’ai besoin d’air.” Conclu-t-elle finalement, en sautant sur ses pieds et en traversant à grand pas les doubles portes.

Nikki n’aimait pas les hôpitaux. Ils étaient froids et sinistres et avaient une odeur qui lui donnait envie de vomir. Les hôpitaux lui rappelaient la mort.
Une larme coula au long de son visage pendant qu’elle fixait le mur en face d’elle. Elle n’avait pas d’idée sur l'heure qui devait être, et elle n’en avait rien à faire. Mais elle savait que si Helen n’allait pas bien, si elle ne s’en sortait pas, alors chaque seconde de chaque minute de chaque heure du reste de sa vie serait complètement, douloureusement misérable. Toute la tension venait de retomber sur elle et elle se sentait suffoquer. Elle n’avait jamais aimé personne comme elle aimait Helen Stewart et pour réaliser ce qu’elle ressentait pour elle, Nikki n’avait pas besoin de cet accident de voiture. Non, ceci a seulement rendu plus fort les sentiments qu’elle savait qu’elle aurait jusqu’au restant de ses jours. Et maintenant elle devait faire voir à Helen que les choses dans la maison n’étaient pas comme elle croyait. Elle aplatit sa tasse en papier dans une main puis la jeta dans la poubelle, et elle passa son autre main dans ses cheveux ébouriffés et retourna à l’intérieur.
“Plus de conneries !” se dit-elle en se dirigeant à grand pas vers la chambre d’Helen. “Tu dois faire ça Wade !”
Helen et Susan levèrent les yeux quand Nikki entra.
“Je te laisse lui parler mais n’espère pas avoir une réponse.” Susan hocha la tête et se leva, embrassant Helen doucement avant de rejoindre Nikki et de lui chuchoter “Sois gentille avec elle, elle vient de se réveiller.”
Après un hochement de tête, Nikki regarda la mère d’Helen quitter la pièce, fermant silencieusement la porte derrière elle.
Ses yeux rencontrèrent ceux d’Helen et elle soupira pendant qu’elle essayait désespérément de retenir ses larmes. Elle se sentit déborder d’amour pendant qu’elle clignait des yeux et marchait vers elle. Helen était couchée, épuisée, son visage était gris pâle, sa main était molle et froide quand Nikki la prit. Elle avait des bleus et des coupures et la plupart de son corps portait des bandages. Elles se contentaient de se regarder et Nikki essaya d’avaler la boule qu’elle sentait dans sa gorge.
“Je t’aime tellement !” réussit-elle finalement à dire. “Tu n’as pas idée à quel point j’avais besoin de te voir et de te dire ça !”
Helen cligna des yeux et une larme coula le long de sa joue. “J’ai cru que j’allais mourir,” dit-elle d’une voix rauque. “et ça m’a fait réaliser…” elle gémit et ferma les yeux.
“Tu n’as pas besoin de parler.” Chuchota Nikki. “Helen je t’aime tellement, tellement fort ! Ca me fait du mal que tu crois que Julia et moi étions…” Nikki baissa les yeux alors qu’Helen caressa sa main le plus légèrement possible. “… je ne te ferais jamais ça !” rajouta Nikki finalement.
“Nikki, je t’aime.” Chuchota Helen sans ouvrir les yeux... et de nouveau elle perdit le sens de la réalité.

Nikki sourit et s’essuya les yeux. “Dors un peu chérie !” elle hésita un peu avant de se pencher pour embrasser sa joue puis elle se dirigea vers la porte. Quand elle l’ouvrit et sortit, elle sursauta légèrement en se retrouvant face à face avec Victor Stewart. Ils restèrent immobiles pendant un millième de seconde et se regardèrent, mais quand Nikki voulu s’ôter de son chemin, elle fut choquée de sentir l’homme l’agripper par son T-shirt.
“Toi !” siffla-t-il. “Tout est de ta faute !”
Nikki le regardait pendant que Vic continuait de la tenir fermement et parlait sur un ton menaçant. Ses yeux étaient fatigués et grands ouverts.
“Excusez-moi ?” rétorqua-t-elle en clignant des yeux. Elle était fatiguée et la dernière chose qu’elle voulait et dont elle avait besoin était le père d’Helen en face d’elle.
“Tu m’as entendu.” Dit-il, en la poussant contre le mur. Victor s’élança pour l’agripper à nouveau mais Nikki agrippa fermement son bras.
“Je vous suggère d’ôter vos mains de moi !” elle se posa fermement en face de lui, son sang commençait à bouillir.
“Je fais ce que je veux !” murmura-t-il entre ses dents, en s’approchant d’elle. “C’est toi qui as énervé ma fille ! Si ce n’était pas à cause de toi, à cause de ce que tu as bien pu faire, Helen ne serait pas dans ce fichu hôpital !” Sa voix était basse mais menaçante.
“Je n’ai pas besoin de ça !” Elle secoua la tête et commença à s’en aller.
“Reviens ici Nikki !” Vic haussa légèrement la voix et l’agrippa de nouveau.
“Je vous ai dit de me lâcher !” Elle dégagea sa main. “Vous n’avez pas la moindre idée ! Ce n’était pas de ma faute !”
“Tu l’as énervée alors qui d’autre l’a fait sortir de la maison en courant ?” Il resserra son bras et Nikki s’arracha avec force.
“Il se trouve que j’aime votre fille ! Je ne ferais rien pour lui faire du mal !” Nikki savait ce qu’elle venait de dire et elle ne le regrettait pas. C’était la seule façon qu’elle avait de faire tout comprendre à cet homme. Elle n’en avait plus rien à faire. Elle aimait Helen et elle n’allait laisser personne la faire paraître d’être la méchante personne. Surtout pas Victor Stewart.
Il la fixait et Nikki refusa de détourner le regard.
“Retire ça !” chuchota-t-il en la regardant.
Nikki rigola légèrement et secoua la tête.
“Je t’ai dit de retirer ça !” répéta-t-il.
“Je ne peux pas Vic.” dit-elle calmement en le regardant. Son expression du visage était indescriptible. “L’accident d’Helen n’était pas de ma faute.”
“Tu dis des conneries !” siffla-t-il.

Nikki refusa d’en dire plus. Au lieu de ça, elle lissa son T-shirt et s’en alla. A l’intérieur d’elle, elle sentait que c’était le bon moment. Nikki ne savait pas si Helen allait accepter ou non qu’elle ait tout dit à Victor. Mais elle n’arrivait tout simplement pas à retenir la vérité plus longtemps.
Ne sachant pas ce qui allait l’attendre à la maison, elle prit un taxi et se dirigea vers le Bed and Breakfast le plus proche.

Helen gémit doucement en s’efforçant de s’asseoir dans le lit le lendemain matin. En ouvrant légèrement ses yeux elle grimaça à la vue des nuages noirs dans le ciel sombre. Le temps était horrible ses jours. Depuis son accident elle ne faisait que de dormir et même maintenant elle se sentait fatiguée et avait la nausée. L’accident n’était qu’un gros flou maintenant. Elle se rappelait de s’être fait du mal à l’intérieur de la maison…. Fuir Nikki… Puis la sensation de la douleur physique quand elle s’écrasa par terre et fut envahie par l’obscurité. L’accident qui aurait pu lui coûter la vie l’avait finalement forcée à regarder les choses en face et à réfléchir à propos de ce qui lui importait vraiment dans la vie. Elle aimait sa famille mais elle aimait également Nikki Wade. Sa tête lui faisait mal quand elle bougea de nouveau.
“Comment te sens-tu ?”
Elle ouvrit rapidement les yeux et cligna quelques fois en remarquant son père assis dans une chaise dans le coin de la chambre.
“Un peu nauséeuse mais à part ça, pas trop mal.”
Elle essaya de comprendre la façon dont son père la regardait. Ses yeux paraissaient distants et les traits de son visage paraissaient beaucoup plus durs que d’habitude.
“Papa, qu’est-ce qui se passe ?”
“Pas maintenant Helen, je reviendrai plus tard.” marmonna-t-il en se mettant debout et il quitta la chambre.
Elle regarda la porte, choquée. “Qu’est-ce qui c’était passé ?” se demanda-t-elle. “Où était Nikki ?” Elle se sentait complètement vide et impuissante une fois de plus. Elle se recoucha et ferma les yeux. Elle se réveilla un peu plus tard en entendant des bruits de mouvements autour d’elle. Quand elle trouva enfin la force nécessaire pour ouvrir les yeux, une infirmière était en train de partir. Elle détourna doucement son regard vers la fenêtre où elle vit Julia debout, perdue dans ses pensées. La culpabilité envahit Helen alors qu’elle la regardait. Elle se sentait coupable pour tellement de choses, mais surtout pour ne pas avoir cru à ce que Nikki et Julia lui avaient dit.
“Julia ?” dit-elle d’une voix rauque.
Sa sœur se retourna et alla rapidement à côté d’Helen. “Chouchou, c’est si merveilleux de te voir !” lui répondit Julia, les larmes aux yeux. Helen sourit et prit sa main. “Je suis désolée… à propos de l’autre jour quand j’avais cru que…” elle s’arrêta une seconde. “Où est Nikki ?”
Julia soupira et remit une mèche des cheveux d’Helen. “Apparemment elle est passée te voir. Elle a laissé ça pour toi.” Julia sourit et montra un énorme bouquet de roses à côté de son lit. Helen sourit en le regardant.
“Et elle m’a demandé de te donner ça. Elle m’a dit que personne d’autre ne devait la lire.”
“C’est quoi ?” Helen leva les sourcils pendant que sa sœur posa une enveloppe dans le creux de sa main.
“Je ne sais pas.” Julia haussa les épaules.
Helen l’ouvrit rapidement pour la lire.
‘Sais-tu à quel point tu es importante pour moi ?
Pense à quelque chose sans quoi tu ne pourrais vivre, multiplie le par cent.
Pense au bonheur que ça te fait et additionne ça au sentiment que tu as eu le plus beau jour de ta vie.
Additionne tout tes sentiments heureux et soustrais-en les mauvais et ce qui te reste c’est exactement ce que je ressens pour toi.
Tu es plus importante pour moi Helen que tu ne pourrais jamais l’imaginer et que je ne pourrais jamais te l’expliquer.
Nikki’
Ses yeux se remplirent de larmes et une sensation chaude envahit son corps.
“Elle n’est pas venue à la maison hier.” chuchota Julia.
Le cœur d’Helen se mit à battre très fort. “Quoi ?”
“Oh Helen…” Julia secoua la tête. “Papa sait ce que Nikki ressent pour toi. Elle le lui a dit hier soir quand il l’a accusé de ton accident.”
Elles restèrent assise en silence et Helen s’assit dans son lit. Elle n’arrivait pas à décrire comment elle se sentait. “Comment le sais-tu ?”
“Nikki m’a appelé hier soir.” Julia passa la main dans ses cheveux. “Je suis désolée Helen.”
Helen répéta les gestes de Julia puis reposa la tête. “Eh bien pas moi !” dit-elle d’un air sûr.
Julia se tourna et la regarda.
“Il est temps que je défende ce en quoi je crois.” continua-t-elle, se sentant plus forte que jamais auparavant. Elle aimait cette femme et maintenant était la meilleure occasion de faire enfin tout comprendre à son père.
“Tu es sûre que tu sais ce que tu fais ?” chuchota Julia.
Helen la regardait. Tout semblait être clair maintenant. La façon dont son père l’avait regardé, la façon dont il avait quitté la chambre sans même lui dire qu’il l’aimait. “Oui !” dit-elle en regardant les mots de la lettre de Nikki. “Je pense que oui”… 

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« Vous pouvez m'enfermer et jeter la clé, mais vous ne m'enlèverez jamais la plus grande des libertés, mon imagination. »
(Reprise de la série Bad Girls)

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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 09:23 (2011)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE] Répondre en citant

CHAPITRE 14

Nikki n’avait pas beaucoup dormi. Elle s’inquiétait plus pour la santé d’Helen que pour la sienne. Elle savait que ce qu’elle avait dit à Victor la nuit précédente était arrivé simplement car elle ne voulait pas, et n’avait pas besoin d’être accusée de l’hospitalisation d’Helen. Elle aimait Helen si fort, ça lui faisait presque mal, mais elle n’était pas sûre que c’était à elle de le dire à son père.
Elle soupira alors qu’elle était assise dans la salle d’attente, en face de la chambre d’Helen, en regardant dans sa tasse de café. Quand elle fut finalement autorisée d’aller voir Helen elle réussit enfin à sourire un peu, en voyant que la couleur normale du visage d’Helen était enfin de retour. Elles se sourirent quand elle entre dans la pièce.
“Comment te sens-tu ?” chuchota Nikki en s’asseyant au bord du lit.
“Fatiguée.” Sourit Helen en sentant son estomac qui lui faisait un peu mal. “Et on dirait que tu pourrais utiliser quelques heures de sommeil toi aussi !”
“Oui, eh bien…” Nikki sourit et regarda sa propre main pendant qu’elle essayait de trouver la meilleure façon de tout raconter à Helen. Elle sursauta légèrement à la sensation de la main d’Helen sur son dos.
“Je crois que je vais devoir parler à mon père…”
Nikki la regarda mais ne dit rien.
“Tu lui as dit que tu m’aimais ?” un sourire mystérieux parcourut ses lèvres sèches.
“Oui.” Chuchota Nikki. “Et c’est le cas Helen, je ne pouvais plus prétendre quoi que ce soit. Je sais, tu dois être tellement fâchée contre moi.”
“Je pense que maintenant, c’est le bon moment.” Soupira Helen en s’asseyant dans le lit. “L’accident m’a fait comprendre tellement de choses.”
“Comme quoi ?” Nikki se tourna et prit la main d’Helen pendant qu’elles se regardaient.
Ses yeux bruns chaleureux capturèrent Helen. Celle-ci s’arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle, émerveillée par ce qu’elle venait de ressentir. “Comme à quel point tu es importante pour moi et à quel point c’est important pour moi que mes parents sachent qui je suis.” Chuchota-t-elle, se penchant en avant et embrassant doucement Nikki. En reculant, Nikki sourit et caressa la main de son amante. Elle était choquée par le soudain changement de point de vue d’Helen.
La porte s’ouvrit et les deux se retournèrent pour regarder. Nikki sentit son cœur s’accélérer doucement en voyant Victor. On aurait pu entendre une mouche voler dans la chambre. Nikki détourna le regard et Helen relâcha lentement sa main.
“Donne-moi un moment Nikki” dit-elle calmement.
Leurs yeux se rencontrèrent et les deux se regardèrent un moment avant que Nikki ne se releva et ne passa à côté du dur visage du père d’Helen. Des pensées traversèrent son esprit pendant qu’elle se dirigea vers la sortie. La dernière chose dont elle avait envie était de laisser Helen seule pendant qu’elle s’expliquait avec ses parents. En même temps, elle ne voulait pas rester. Si telle était la manière dont Helen voulait que les choses se passent, alors elle n’avait vraiment rien à dire.

Helen regardait son père qui était debout en train de la fixer. Ses yeux jetaient des étincelles. Mais Helen avait, depuis longtemps, dépassé le stade de l’inquiétude. Elle en avait marre d’être effrayée. Elle se rassit dans son lit et prit une gorgée d’eau, en détournant ainsi ses yeux de son père.
“Vas-tu dire quelque chose au lieu de me fixer comme si j’étais une sorte d’ordure papa ?” elle prononça les mots avec aise et trouva plus facile de parler qu’elle ne l’avait imaginé.
Victor soupira et commença à se déplacer autour du lit avec la tête baissée et les mains dans la poche.
“Ce n’est pas toi l’ordure Helen.” Siffla-t-il pendant qu’il fixait Helen intensément ”C’est Nikki Wade !”
Le visage d’Helen se durcit. “Je t’interdis de parler d’elle comme ça !” Marmonna-t-elle.
Victor secoua la tête. “Elle t’a manipulée. Regarde-toi !” il la fixa. “J’ai cru que je t’avais bien élevée Helen !”
Elle ne répondit rien.
“Je ne crois pas ce qu’elle dit !” grogna-t-il.
“Et bien tu ferais mieux de la croire !” dit-elle finalement. “Car c’est la vérité !” Helen le regarda et réalisa que son propre corps tremblait.
“Tu as eu une belle enfance !”
“Oh je t’en prie papa !” elle leva les yeux vers le ciel. “J’ai eu une enfance qui te plaisait ! ça a toujours été comme tu le voulais !”
“Je sais ce qui est le mieux pour toi !” grogna-t-il. “Nikki Wade est la dernière chose dont tu as besoin !”
“Laisse-moi décider à propos de ça !” elle haussa le ton contre son père, pour la première fois de sa vie.
“J’ai pris soin de toi et de notre famille…” il secoua la tête. “… et tu me remercies avec… avec…”
“Non, je n’ai jamais voulu être prise en soin comme ça pendant que tu me dictais ce que je pouvais ou ne pouvais pas faire! Ce que je devais, ou ne devais pas faire !” elle secoua la tête. “Même maintenant, je n’ai pas le droit d’être moi. Je dois être l’Helen Stewart que tu veux que je sois !”
Victor se contenta de la regarder.
“Plus maintenant papa. Je suis tellement malade et fatiguée de vivre pour toi, en essayant de te rendre fière de moi !”
Elle cligna des yeux, en sentant la nécessité de pleurer. “Nikki est la meilleure chose qui m’est jamais arrivée. Je l’aime et je ne peux pas changer ça… je ne veux pas changer ça.” Son visage changea. “Tout ce que j’ai toujours voulu était que tu sois fière de moi.” Sur ce, elle éclata en sanglots.
“Mais c’est une femme !” Soupira-t-il. “Tu ne peux pas être…”
“Si je le peux et je le suis! dit-elle en essuyant son visage. “Et tu as le choix. Accepte-le et accepte celle que je suis… où je vivrai ma vie de la manière dont je la veux, là où je suis acceptée.”

“Nikki tu ne peux pas rester assise devant un hôpital toute la journée !” dit Julia en tendant sa main. Elle était venue à l’hôpital avec sa voiture et avait l’intention d’aller voir Helen, ce jusqu’à ce qu’elle ait croisé une Nikki pâle et inquiète et ait appris la situation.
“Reviens à la maison. Si Helen te dit qu’elle a besoin de temps, alors accord le lui.”
“Je le lui accorde mais… je ne veux pas la laisser seule avec…”
“C’est son père, pas un fou, alors viens !” Julia refusa d’accepter un ’non’ comme réponse, bien au contraire, elle aida la brune se relever. Elles restèrent immobiles et se regardèrent un moment. “Tu sais, je ne sais pas comment mes parents vont réagir à la révélation d’Helen.” Dit Julia. “Mais en même temps je suis si heureuse qu’elle soit avec toi Nikki.”
Nikki sentait un sourire s’étendre sur son visage pendant que Julia parlait. C’était un moment tellement dur et elle n’avait jamais entendu des mots si réconfortants auparavant.
“Allez, maintenant… retour chez nous !” dit l’Écossaise en tirant Nikki vers la voiture.
Nikki resta silencieuse durant le trajet jusqu’à la maison des Stewart et même à l’arrivée, quand elle sortit de la voiture, elle ne dit rien.
“Je te prépare une boisson.” Dit Julia doucement pendant que Nikki resta immobile dans le hall d’entrée. Mais elle ne voulait pas être là… pas sans Helen. Pas sans savoir si elle allait bien.
Le temps qui s’écoula entre son arrivée à la maison et son réveille dans une chaise quelques heures plus tard était flou, Nikki était complètement perdue dans ses pensées, ses peurs et ses émotions. Elle se réveilla en se sentant faible. Elle se tourna en levant les sourcils et vit Julia assise à côté d’elle.
“Les deux sont au courant.” Étaient les premiers mots qui quittèrent la bouche de Julia pendant qu’elle regardait Nikki. “Ma mère a appelé et pouvait à peine parler.”
Nikki sauta sur ses jambes. “Tu dois me ramener à l’hôpital !” elle parlait avec indignation. “Elle n’a pas besoin de faire face à tout ça toute seule !”
“Ça ne va pas aider n’est-ce pas ?”
“Julia je m’en fiche ! je veux être avec elle !” dit Nikki en agrippant sa veste et se dirigeant vers la porte en sachant que Julia n’avait pas d’autre option que de la suivre.

Helen revint doucement de la salle de bain en marchant avec ses béquilles. Elle tressaillit parfois. Susan était entrée dans la chambre en paniquant, après avoir reçu un coup de fil de Victor. Malgré cela, Helen avait réussi à contrôler ses larmes et à rester calme. Elle n’avait pas l’intention d’abandonner maintenant. Elle faisait ça pour Nikki et elle-même. Elle avait expliqué les choses tout aussi calmement à sa mère et lui avait donné le même ultimatum. Maintenant, les deux parents étaient assis, silencieux. De temps en temps Vic soupira en bougeant dans sa chaise et Susan lança des coups d’œils rapides vers Helen. Celle-ci n’aimait pas voir ses parents comme ça, mais elle refusait de continuer sa vie dans la peur.
“Tout ça était si dur pour moi.” Dit Helen avec énergie. “Arrêtez d’être comme ça. Dites quelque chose !”
“J’ai parlé avec l’infirmière.” Dit Susan doucement en ayant le regard dans le vide.
“Maman…” Helen soupira.
“Ils veulent te garder encore quelques jours…”
“Arrête !” Helen respira profondément et secoua la tête.
“Après, ça sera à toi de rester calme et de te reposer pendant quelques temps.” Susan finit tout aussi doucement, refusant de regarder Helen dans les yeux.
“Je sais ça… l’infirmière m’a dit…”
“Est-ce que tu l’aimes ?” demanda sa mère avec urgence en l’interrompant.
Leurs yeux se croisèrent.
“Oui, énormément” répondit Helen.
Le visage de Susan reflétait de la colère et du choque.
“Mais arrêtez de me regarder comme ça !” dit-elle avec confiance. “Si vous allez rester assis et me regarder comme si j’étais devenue folle, alors j’aimerais que vous vous en alliez.”
“Oh Helen…” soupira Susan pendant que ses larmes montèrent dans ses yeux. Puis elle se leva et sortit, suivie de près par Victor.
Helen les regarda partir et c’était à son tour d’avoir les larmes aux yeux. Accompagné d’un soupir profond, elle ferma les yeux et s’endormit.
La première chose que Nikki fit était de paniquer quand on l’informa qu’Helen Stewart n’était plus dans la même chambre.
“Oh non, ne vous inquiétez pas !” dit le docteur amicalement. “Elle a eu une chambre privée. Je vous y conduis.”
Nikki marchait nerveusement derrière le docteur. “Dites-moi docteur… comment va-t-elle ?”
“Elle se rétablit bien.” Le docteur l’avait conduite à travers plusieurs corridors. “Quoique sa mère semble avoir quitté sa chambre avec détresse.”
Leur conversation s’arrêta là. Nikki était tendue et son estomac était noué à cause de la peur.
Elle regarda Helen dormir sur des coussins qui relevaient sa tête, dans une chambre privée très relaxante. Elle dormait paisiblement. Quelque chose que Nikki avait toujours pris comme un bon signe. En soupirant, elle se pencha et l’embrassa tendrement avant de se relever et de passer la main dans les cheveux d’Helen qui étaient doux et propre.
Elle avait été tellement stressée et inquiète ces derniers jours. Elle se demandait comment Helen était, et comment elle se sentait par rapport à toute cette histoire. Avec tout ce qui s’était passé, elle n’avait pas eu le temps de s’informer sur l’état émotionnel de son amante. Mais au plus profond d’elle, Nikki savait que tout allait bien se passer. Les parents d’Helen ne lui feront jamais peur, jamais. Cette pensée était toute pour elle.
C’est Helen qui se réveilla la première et surprit ainsi Nikki. Aussitôt qu’elles se regardèrent, les deux sourirent.
“Ça fait combien de temps que tu es là ?” lui demanda Helen en s’éclaircissant la voix.
“Pas longtemps.” Dit Nikki doucement pendant qu’Helen s’assit sur le lit. Elles se regardèrent.
“Tu m’as manqué Nikki.” Dit finalement Helen.
“Tu m’as manqué aussi.” Nikki réussit à sourire, se sentant émotionnelle une fois de plus. “Dis-moi comment ça s’est passé !” elle avait besoin de le savoir, avant qu’elles ne discutent de quoi que ce soit d’autre. Mais elle devint effrayée de nouveau quand le sourire d’Helen disparut et elle retomba contre les coussins.
“Pas bien.” Admit-elle, en regardant par la fenêtre le jardin de l’hôpital. “Je l’ai dit à mon père puis à ma mère… aucun des deux n’a aimé ce que j’avais à leur dire Nikki…. Pas du tout.” Helen soupira.
Le silence qui suivit était plausible.
Helen prit la main de Nikki quand elle vit à quel point celle-ci avait l’air triste. Nikki leva les yeux vers Helen et fut surprise par la détermination qu’elle vit dans ses yeux.
“Je t’aime et cela ne changera jamais.” Dit Helen sérieusement. “Ça va juste prendre du temps. C’est nouveau pour eux… et c’est nouveau pour moi.” rajouta-t-elle.
“Je serai toujours là pour toi chérie. J’attendrai aussi longtemps que tu le voudras. Je sais comment c’est pour toi Helen, je suis passée par-là.” Elle soupira. “Peut-être que je devrais retourner à Londres juste un petit moment. Jusqu’à ce que les choses s’arrangent.”
Au début, Helen voulait que Nikki soit là tout le temps, pour la soutenir si elle trébuchait. Mais maintenant, elle avait trouvé la force et la détermination nécessaires. Elle aimait Nikki et voulait être avec pour toujours. Mais elle savait que Nikki avait raison de lui proposer de redescendre à Londres pendant qu’elle essayait de résoudre les problèmes familiaux toute seule. Elle était également contente de savoir que Nikki sera vraiment là à tout moment, matin ou nuit.
“Peut-être que tu as raison.” Dit finalement Helen, se rasseyant dans le lit. “Mais je veux retourner à la maison ce soir… pour te dire au revoir.”
Nikki ne pouvait s’empêcher de rire. “Tu es folle. Tu as besoin de te rétablir !”
“Oui” sourit Helen. “Mais c’est le genre de rétablissement qui peut-être fait en dehors de l’hôpital. Ça fait suffisamment longtemps que je suis là.”
Nikki secoua légèrement la tête pendant qu’elle se pencha et l’embrassa tendrement. “Je suis tellement amoureuse de toi.” Chuchota Nikki en l’embrassant encore plus passionnément.

Nikki sourit de temps en temps puis jeta des coups d’œil rapides vers Helen qui était assise dans le siège à côté d’elle. Helen lui donna les directions pour retourner à la maison et même comme ça, avec un pli de concentration sur son front, Nikki la trouvait magnifique. Cela avait pris très longtemps pour faire sortir Helen de l’hôpital si rapidement. Même si Helen pouvait marcher avec des béquilles et émotionnellement elle se sentait forte et en pleine forme, les docteurs voulaient qu’elle reste se reposer à l’hôpital quelques jours encore, mais Helen pensait qu’elle était plus que capable de se reposer à la maison, avec l’aide de sa famille. Pour finir, on l’avait laissée partir et lui avait attribué une infirmière qui allait passer chaque jour et dans quelques semaines elle allait devoir subir de la physiothérapie.
“Tu es nerveuse ?” demanda Nikki quand elles arrivèrent devant la maison.
“Un peu.” Soupira Helen. “Mais nos affaires vont finalement s’arranger.” Elle afficha un sourire encourageant. “Je ne suis pas venue si loin avec toi pour rien.”
La télévision était la première chose qu’elles entendirent quand Nikki ouvrit la porte. Elle aida Helen aller au salon où Victor leva les yeux de son journal et Susan les regarda en détournant ses yeux de ses fleurs. Sans prendre en considération ce que ses parents pensaient de Nikki, elles rentrèrent ensemble et Nikki se rassura qu’Helen s’installe confortablement. Rien ne s’était dit au début pendant que les parents les regardaient avec étonnement.
“Que fais-tu à la maison si tôt ?” demanda Susan tendrement. “Helen tu aurais dû nous le dire ! On serait venu te chercher !”
Mais Helen ignora sa mère et fut directe. “Il y a des choses dont je dois vous parler.” Dit-elle. “On doit parler en famille.”
Nikki prit ça comme le signe pour qu’elle quitte la pièce et commence à faire ses bagages. “Je vais commencer à réunir mes affaires.” Dit-elle doucement en caressant les épaules d’Helen en passant à côté d’elle. Nikki détestait la laisser seule dans la pièce. Elle aurait aimé plus que tout d’être assise à côté d’elle et lui tenir la main pendant qu’elle traversait tout ça. Mais la cruelle vérité était que ce n’était tout simplement pas possible. Elle sortit sa valise de sous son lit et commença à sortir ses habits un par un. Elle pria Dieu pour que les parents d’Helen ne jugent pas leur fille comme elle-même avait été jugée par ses propres parents quand elle était adolescente. De nouveau, elle savait que ça ne se passait pas toujours de la même façon… puis ensuite elle pensa à la famille d’Helen. Julia était merveilleuse et attentionnée, Susan était la version plus âgée d’Helen, une femme très aimable. Même Victor, pensa-t-elle avec un sourire, était un homme décent. Malgré son apparence dure et insensible, Nikki comprenait que tout ce qu’il voulait était le bien-être de ses filles. Au plus profond d’elle-même, Nikki sentait que si la chance lui était donnée, elle pourrait bien s’entendre avec Victor, avec ou sans ses regards durs.

“Tu sais, je n’aurais jamais cru que ma fille rentrerait un jour et me dirait qu’elle était amoureuse d’une femme.”
Nikki sursauta légèrement en entendant la voix bourrue de l’homme en question. Elle arrêta de ranger et se mit droite. Elle n’avait pas la moindre idée depuis quand Victor Stewart était là. Malgré cela, elle le regarda se diriger vers la grande fenêtre qui donnait la vue sur des kilomètres de forêt.
“Je n’ai jamais été libre d’esprit comme ça.” Dit-il franchement.
Nikki s’assit sur le lit et regarda son dos.
“Je voulais qu’elle ait un bon boulot, qu’elle gagne sa vie dans une ville qui avait un bon rythme de vie, qu’elle se marie et ait des enfants.” Il se balança sur les jambes.
“M. Stewart…” commença Nikki en frottant sa tempe.
“Tais-toi et écoute !” l’interrompit-il. “J’ai bien réfléchi.” Cette fois-ci il se tourna et la fixa avec un regard qui n’intimidait plus Nikki. “Je n’ai jamais vu Helen aussi heureuse qu’elle ne l’est avec toi et je ne veux pas que ça change.” Il s’arrêta et soupira. “Alors si tu crois que tu vas quitter cette maison Nikki Wade, alors tu te trompes.” Nikki émit un rire étouffé à ce qu’il venait de dire. “Quoi… vous…voulez… dire…”
“Si elle t’aime, eh bien il n’y a rien que je puisse faire.” Dit-il sérieusement. “Mais je jure que si tu lui fais du mal…”
“Ça, ça n’arrivera jamais et vous le savez !” l’interrompit Nikki sincèrement.
“Eh bien, c’est arrangé. Remets tes affaires et va voir comment va Helen.”
Nikki ri en l’entendant. Elle n’arrivait pas à croire qu’il lui donnait son consentement. Elle lui tendit la main et le regardait dans les yeux comme un signe de son accord. Quand il ne l’accepta pas dans les quelques secondes qui suivirent, elle commença à la retirer en se sentant bête. Puis il la prit par surprise et serra fermement sa main. Elle lui sourit et il sourit en retour. Le soulagement l’envahit. Il lui restait toujours beaucoup de choses à faire et elle voulait désespérément prouver à quel point elle aimait Helen. Les larmes étaient au coin de ses yeux quand l’homme lâcha finalement sa main et la laissa seule dans la chambre.

De retour au salon, Nikki prit Helen sans ses bras. Son cœur se serra et les larmes coulèrent sur ses joues. Ce fut un moment très émotionnel pour tout le monde et Nikki n’hésita pas à enlacer Susan aussi. C’était juste le début pour tout le monde, ils avaient juste établi les bases et Helen et Nikki avaient accepté que ce fût nouveau, et que ça ne marchera pas automatiquement. Cela prendra du temps et de la compréhension. Tout ce qui importait vraiment était que leur situation avait été acceptée et Helen n’avait plus besoin d’être effrayée. A l’intérieur d’elle, Helen se détendit pour la première fois depuis qu’elle était tombée amoureuse de Nikki. Son cœur débordait de joie et elle se sourit en sentant le bras de Nikki autour de sa taille. Tellement de choses leurs étaient arrivées. Elle soupira et se remémora leur première rencontre et soudainement elle crut au destin et à la possibilité de trouver l’âme sœur. Elle était rapidement arrivée de cette sensation inconfortable et incertaine au sentiment chaleureux, sûr et incassable de l’amour. Elle avait enfin trouvé ses marques.
Elles buvaient du champagne et regardaient, au-dessus d’elles, le ciel pourpre écossais et le brouillard qui s’installa autour d’elles.
“A nous !” Helen se tourna à l’aide de Nikki et sourit quand leurs verres se touchèrent.
Nikki se pencha et effleura avec son nez celui d’Helen, avant de réclamer ses lèvres pour un baiser. C’était à ce moment qu’elles comprirent qu’avec détermination et avec cette sensation folle appelée amour… tout était vraiment possible.

FIN 

_________________
« Vous pouvez m'enfermer et jeter la clé, mais vous ne m'enlèverez jamais la plus grande des libertés, mon imagination. »
(Reprise de la série Bad Girls)

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:17 (2018)    Sujet du message: Touver ses marques (Traduction)[TERMINE]

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